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gnie, au prix marqué ci-devant, en déduisant latare suivant susage a la livraison de cette marchan-dise.
3 0 . Enfin que pour ce qui regarde Le Castor venude Canada depuis le mois d’Octobre 1721. qui estdans le magasin de ^Entrepôt de la Rochelle , Bour-deaux & autres ports, &qui a été traité au préjudi-ce de l’Arrêt du 30 Mai 1721. il fera remis fans re-tardement à la même Compagnie , aussi pour lesprix ci-deíïus , & encore un fol par livre pour le fret.
Le Castor en peau , y compris les robbes & morceauxqui ne font pas en peaux entières , payent en Franceles droits d entrée furie pied de 8 liv. q. f. la livres cequi monte à 820 liv. le cent pesant , conformément àP Arrêt du t 7 Mars 1693. & ne peut entrer que parRouen r Dieppe, le Havre , & la Rochelle.
Le Castor & Bièvre en poil , ou poil de Castor &de Loutre , en conséquence du même Arrêt, ne peutentrer que par les mêmes Ports marqués pour le Cas-tor en peau, & paye I; l. 7 f. 2 den. de la livres cequi évalué au cent , revient à 1536 liv.
Castor. Signifie aussi un chapeau fait entièrementde poil de Castor. Un demi-Castor, est un chapeauou l’on a mêlé d’autre poil avec celui du Castor. Voyez.Chapeau.
* CASTOREUM. Liqueur enfermée dans de pe-tites bourses , ou poches, qu'on trouve au bas del’os pubis du Castor, & non pas dans ses testicules,comme le croyoient les Anciens, puisque les femel-les en ont aussi-bien que les mâles, comme nous sa-vons dé ja dit en parlant du Castor.
Cette liqueur renfermée dans les deux poches su-périeures , est une matière résineuse, mollasse , ad-hérente a ses petites fibres , de couleur grisâtre endehors, jaunâtre en dedans , inflammable, d’uneodeur forte, pénétrante , & désagréable ; c’est le vé-ritable Caíloreum ; il fe durcit peu a peu k l’air en unmois de tems, & devient plus brun, cariant & fria-ble; mais si l’on veut qu il fe durcisse plus promte-ment, il n’y a qu’k attacher les poches qui le con-tiennent , a la cheminée, & les y laisser quelques jours,elles s’y sécheront, & l’on connoîtra aisément parle toucher si la matière est en consistance dure &sèche.
Les deux secondes poches inférieures, font pla-cées Pline a droite, & l’autre a gauche de la cloa-que ; elles contiennent une liqueur onctueuse & adi-peuse, qui ressemble a du miel, de couleur jaune pâ-le, d’une odeur fétide, semblable h celle du Casto-reum, mais un peu plus foible & plus fade ; cette li-queur fe condense en vieillissant & prend la consif-tence & la couleur du suif. Quand elle est nouvelle,les Médecins y trouvent des vertus & des qualitésadmirables ; mais a force de vieillir , elle noircit,& devient uiî poison violent.
On trouve chez Les 'Marchands des bourses deOastoreum, les unes plus grosses , les autres pluspetites , suivant que le Castor,, dont elles ont été ti-rées, étoit plus ou moins grand. Les meilleuresviennent de Dantzick, elles font aussi les plus gros-ses. Le Castoreum du Canada est de beaucoup in-férieur.
11 faut les choisir grosses, pesantes, de couleurbrune, d’une odeur forte & pénétrante-, rempliesd’une matière dure, cassante & friable, jaunâtre,brune, entrelacée de membranes fort déliées , &d’un goût acre.
II faut prendre garde qu’on ne fe soit servi demiel & d’autres mauvaises drogues pour grossir cesbourses ; ce qui fe peut reconnoître en les pressant :celles qui font sophistiquées étant mollasses, & ren-dant un miel liquide & puant ; & les naturelles étantpesantes & dures, d’une odeur pénétrante, & rem-plies de quantité de filamens.
Outre la thériaque, & le mithridat, où entre leCastoreum , on s’en sert a composer des remèdes cé-
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phaliques & histériques : on en fait l’huile, qu’onnomme Huile de Castor ; & Bon s’en sert aussi , quandil est encore en liqueur onctueuse, pour en faire desonctions dans diverses fortes de maux.
Le Castoreum paye en France les droits d’entrée kraison de 5 liv. du cent pesant , suivant le Tarif de1664.
Cette drogue , que le Tarif de la Douane de Lyonnomme simplement Castor iy paye les droits ; savoir ,47 f 6 den. du quintal pour l’ancienne taxation , 3liv. pour la nouvelle réapréciation, 10 f pour les 4pour cent anciens, & y liv. 1 o f. pour leur nouvelleréapréciation.
CASTOS. On nomme ainsi au Japon, les droitsd’entrée & de sortie, qu’on paye pour les marchan-dises qu’on y porte, ou qu’on en tire; ou plutôt cefont les préíens que les Européens avoient coutumede faire tous les ans, pour y être reçus, avant queles Hollandois fe fussent emparés de tout le com-merce de ces Isles ; ce qui leur tenoit lieu de droits,dont ils e'toient déchargés, & qui alloit beaucoupplus loin que ceux qu’ils auroient pû payer. Voyezle Commerce du Japon.
CATALOGNE. Sorte de couverture. Voyez Ças-talogne.
CATAPUCE. Voyez Palma Christi.
-j- CATE'. C’est l’arbre qui donne le Cachou ; ilvient dans la Province de Lehar, & dans quelquesautres Provinces de l’Indoustan. C’est par erreurque Gardas , qui fut premier Médecin d’un Vice-Roide Goa , a donné le ncm de cet arbre, aux tablettescomposées de Cachou , autrement Catéchou ; erreurque Mr. Lemery a suivie. Ce même Médecin s’estencore trompé , d’avoir pris l’arbre de Café, pourune espèce de Lycion , ou plutôt pour celui des An-ciens Grecs & Latins; car cet arbre des Indes nerépond nullement k la description qu’en a donnéDiofcoride. Il est k présumer que le Caté est plutôtune espèce d’ Acacia. C’est de son écorce qu’on faitle Cachou ; on en fait commerce k Bengale , parcsque c’est par le Gange qu’on y aporte cette drogue.Voyez Cachou. * Mémoire de M. Garcin.
CATERGI. C’est le nom qu’on donne aux Voi-turiers dans les Etats du Grand-Seigneur. Ils ontcela de singulier , qu’au lieu qu’en France, & pres-que par-tout ailleurs, ce font les Marchands, ouVoyageurs , qui donnent des arrhes k ceux qui doi-vent conduire, eux, leurs hardes & marchandises ;les Voituriers Turcs en donnent au contraire auxMarchands, ou autres, comme pour leur répondrequ’ils seront leurs voitures, ou qu’ils ne partirontpoint fans eux.
CATHOLICON. Electuaire mol & purgatif,qui est une espèce de panacée , c’est-h-dire, de re-mède universel. II y a plusieurs sortes de Catholi-cons , qu’on distingue par le nom de ceux qui en ontinventé la composition ; comme celui de FerneV &celui de Nicolas de Salerne , qu’on nomme par ex-cellence , & absolument Catholicon.
Le Catholicon paye en France les droits d’entrée furle piê de 15 liv. du cent pesant.
CATI, CATTI, ou KATTI. Poids de laChine , particulièrement en usage du côté de Quan-tum
Le Cati se divise en 16 taëls, chaqué taël faisantune once deux gros de France ; de manière que leCati revient k i livre 4 onces poids de marc. II faut100 Catis pour faire un pie, qui est un gros poids delá Chine, semblable k 120 livres de Paris, d’Amster-dam, de Besançon, & de Strasbourg.
Le Cati est aussi le seul poids du Japon. On s’ensert encore k Batavia, & dans d’autres endroits desIndes , où il pèse plus ou moins , suivant qu’il con-tient plus ou moins de taëls : le Cati, par exemple,de Java valant jufqu’a 20 taëls, & celui de Cambayejusqu’k 27.
Cati.