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Tome 1.
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jóç CAUR. CAUT.

Cauris ne valent pas un denier.

Les Cauris des Maldives servent auffi au com-merce, que les Européens font fur les Côtes deGuinée, où les Nègres qui les estiment beaucouples appellent des Bouges.

Ce font les Hollandois, qui en fournissent pres-que toutes les Nations de l’Europe, qui font lecommerce des Nègres; & Ton ne doit pas être fur-/ pris de la grande quantité qu’ils en vendent, puis-que dans le seul Royaume de Juda , ou Fida , enGuinée , où les François ont des établissemens,ces derniers donnent quelquefois jufqu’k 8o livrespesant de Cauris ou Bouges , même davantage,pour un Nègre , piéce d’Inde ; & pour l’or , l’yvoi-re, la cire, & les autres marchandises du pais, aproportion.

Les Cauris coûtent ordinairement 27 à 30 fols lalivre; il n'en faloit autrefois qu’environ 12000 li-vres pesant, pour la cargaison de 7 a 600 Nègres ;mais ces malheureux esclaves s’achétent présente-ment si cher, & les Cauris font si peu estimés enGuinée, qu’il en faut a présent plus de 27000li-vres.

Les Cauris fe mesurent fur les Côtes d 1 Afrique,dans une forte de grand boisseau de cuivre jau-ne , semblable a un grand bassin , ou chauderon,qui en contient environ le poids de 108 livres.Voyez. Commerce , oh il ejl parlé de celui cCA-srique.

Non seulement les Nègres fe fervent de Caurispour monnoie ; mais ils en font encore des colliers &desbrasselets pour fe parer, les enfilant de la mêmemaniéré qu’ils font les grains de rassades, quel-quefois un a un, & quelquefois deux Cauris acco-lés ensemble , ce qui fait un assez bizarre, mais pasdésagréable effet, par le contraste de la peau noiredu Nègre, & de la blancheur extrême de la Coquil-le. Ils en brodent aùffi leurs bonnets, 3c leurs pa-gnes. Voyez les Voyages du Chevalier des Marchais enGuinée , Torn. 1. p. 26.

Les Cauris fe vendent a Amsterdam 28 fols degros, argent de Banque. On tare fur les barils., &l’on donne un pour cent de déduction pour lepromt payement. En 1746. 6| a 7 fols la livre.

CAUTION. Assurance qu’on prend , ou qu’ondonne pour quelque chose.

Caution. Se dit aussi de celui qui s’oblige pourun autre, qui promet de payer en fa place, de sa-tisfaire pour lui. L’on ne peut venir fur la Caution,qu’après avoir discuté le principal Obligé; a moinsque dans l’acte de cautionnement, il n’y ait quelqueclause contraire, ou que la Caution n’y soit décla-rée Caution solidaire.

L’Article 20 du titre 7 de l’Ordonnance , porte *.Que les Cautions baillées pour l’événement des Let~tres de Change, feront déchargées de plein droit, fansqu’il soit besoin (f autres jugement, procédures , ou som~p. mation , s il rien ejl fait aucune demande pendant troisans , à. compter du jour des dernières poursuites.

Caution Bourgeoise. Répondant qui a sondomicile , qui est établi, qui a des biens appareilsdans un lieu, dans une ville.

Caution Banale. Se dit au contraire, d’unmalheureux, qui n’ayant rien k perdre, est toujoursprêt a cautionner telles personnes qui fe présentent,& pour telles sommes qu’on veut.

II y a une espèce de caution de cette forte auxConsuls de la Ville de Paris , qui pour une sommetrès modique , s’oblige pour l’exécution de toutesles Sentences qui portent cette clause si ordinaire,En donnant Caution.

Caution. Par un des articles des OrdonnancesSc Statuts du Corps des Orfèvres de Paris, les Afpi-rans a la Maîtrise, sont obligés de donner Cautionde la somme de 1000 livres ; pour, en cas qu’ilscontrevinssent aux Ordonnances, & qu’ils fussentDiélion. de Commerce. Tom. I.

CAU. C A Y. 770 „

insolvables, avoir recours íùr la Caution polir lesamendes.

CAUTIONNEMENT. Action de celui qui cau-tionne, ou l’acte qu’il en dresse chez le Notaire, ouau Greffe.

CAUTIONNER. Se rendre caution , répondrepour quelqu’un, soit par acte public, soit fous seingprivé, soit par un simple engagement verbal.

C AXA. Petite monnoie de plomb, mêlé d’unpeu d’écume de cuivre, qui fe fabrique a la Chine ,mais qui a cours principalement a Bantan, dans toutle reste de l’Iste de Java, & dans quelques Isles voi-sines.

Cette monnoie, qui fe fond k Chincheu, Villede la Chine, n’a cours parmi les Javans , que de-puis fan 1790. Elle est Un peu plus mince qu’undouble de France , Sc a un trou carré dans le milieu,qui sert a les enfiler plusieurs ensemble avec un cor-don de paille.

Ce cordon, qu’on nomme Santa , est de 200 Ca~xas, qui valent 9 deniers. Cinq fantas attachés enun seul paquet, font ioòo Caxas ; ce qui s’appelleun Sapacou , qui revient à 3 fols 9 deniers, mon-noie de Hollande.

Rien n’est si fragile que cette monnoie : il n’entombe point de cordon, qu’il ne s’en rompe 10 ou12 pièces, Sc même davantage;& si on les laisseune nuit dans de seau salée , elles fe collent si forte-ment les unes aux autres, qu’il s’en casse plus de lamoitié en les séparant. Les Malayes les appellent,Cas ; Sc en langue de Java, on les nomme Pitis.

II y a de deux fortes de Caxas ; de grands, Sc de -petits. Les petits font ceux dont on vient de par-ler , dont les 300 mille valent k peu près 76 florins7 fols de Hollande. Les grands font les vieux Caxas,dont 6000 valent une réale de huit. Ces derniers nefont guéres différons des caches de la Chine , & descasses du Japon. Voyez. Cache.

f CAXÒN. Voyez, Or.

-j- CAYANG. Est une plante légumineuse qu’onsème dans les champs, Sc qui croît a la hauteurd’un pied ; on la cultive a Bengale Sc dans d’au-tres pais du Grand Mogol pour servir de nourritu-re. C’est une espèce de Lathyrus , dont les petitspois font presque cilindriques Sc gris-verdâtres. IIy en a beaucoup auffi dans le Malabar. Ce légu-me est assez grossier Sc peu ragoûtant ; cependantles Européens en font un grand usage dans leursvaisseaux ; car il fait une des principales nourritu-res de leurs Equipages dans ce pais la, savoir, Ma-telots Sc Soldats ; c’est pourquoi ils font entr’euxun négoce de ce légume, dans les lieux reculés dupais. Ils en font peu d’ufage a terre, où ils trou-vent de meilleure nourriture. II y a une autre for-te de pois, bien plus délicats, que quelques Eu-ropéens nomment aussi Cayang ; Sc même les Bo-tanistes Hollandois lui ont conservé ce nom, dansleurs Histoires fur les plantes, avec celui du genre ,dont ce légume est une espèce ; car il est du genrede Cytisus. Ils, écrivent Kayan. II est certain cepen-dant que ce n’est pas un Cayang, On l’appelle dansles Indes , Kijfery. Voyez Catjang.

CAYELAC. Bois de senteur qui croît dans leRoyaume de Siam. Les Siamois, aussi-bien que lesChinois , en brûlent dans les Temples ensl’honneurde leurs Pagodes. II fait une partie des marchandi-ses qu’on tire de Siam pour la Chine. II coure a SiaiH.un taël deux mas le pic, Sc fe vend a Quanton deuxtaels deux mas.

CAYER, ou CAHIER. Plusieurs feuilles de pa-pier , ou de parchemin, unies ensemble, fans êtreattachées, ni reliées. Les Papetiers le disent ordi-nairement du papier coupé Sc battu, dont un certainnombre de Cayers composent la main. Les Parche-miniers vendent leur vélin Sc parchemin a la peau ,ou au Cayer, le Cayer composé de plus ou moins de

K k quar-