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Tome 1.
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Voyez Basane. On y décrit la maniéré de donner leChippage aux peaux.

.CHtPRE, qu’on nomme aussi Sucre rouge. C’estle rebut des íuores qu’on affine; ce qui ne peutblanchir, ni se réduire en pain. Voyez Sucre.

CHIQUET. Petite partie du tout. Ce terme est dequelque usage dans le commerce, où néanmoinsil ne se dit que dans cette phrase : II m’a payé Chi-quet a Chiquet, c'est-à-dire, petit à petit, & enplusieurs payemens.

CHLROGRAPHAIRE. Terme opposé à Hipo-théquaire. On appelle ordinairement dans les direc-tions des biens de ceux qui ont fait faillite, un cré-ancier Chirographaire, celui qui n’a pour titre qu’unsimple Ecrit, Billet ou Lettre de Change de son dé-biteur. Cet Ecrit n’est censé daté que du jour qu’ila été produit en Justice, & par conséquent n’est col-loqué qu’après tous les Contrats, Obligations, Sen-tences & autres titres, dont la date ne peut êtresuspecte. ^ ^

CHIRURGIE. Art qui enseigne à guérir les play-es, les fractures , les dislocations, & à soulager plu-sieurs maladies, par l’ouverture des veines, par sup-plication des topiques , & par l’incision, ou Pam-putation de diverses parties du corps humain.

La Chirurgie est très ancienne, & même beau-coup plus que la Médecine, dont elle fait présente-ment une des parties. C’étoit en quelque forte lafeule Médecine des premiers tems, les hommesayant pensé à soulager leurs maux extérieurs, avantque d’examiner & de découvrir ce qui convenois àla cure des maladies du dedans.

L'Anatomie , qui est, pour ainsi dire, la base d’unart si utile, & sur laquelle tout le reste de la Méde-cine est fondé , a été aussi pratiquée de bonne heu-re ; & Démocrite fut rencontré travaillant lui-mêmeà la dissection de quelques animaux. Elle avoit néan-moins été fort négligée dans la barbarie de tant desiécles qui avoient succédé aux siécles savans ; & cen’est que vers le seizième qu’elle s’est remise enhonneur.

On ne peut dire a quel degré de perfection elle aété poussée depuis, & fans parler des Harvées , desPesâtes , des Warthons , des Bartholins , des Willis ,& de tant d’autres habiles Anatomistes étrangers , laFrance a eu ses Vajj'als , ses Fernels, ses Parés , sesDulaurents , ses Vieujsens , ses Du Verneys , ses de Li-tre , & autres qui auroient achevé de la perfection-ner , s’il n’y avoit toujours de nouvelles découver-tes à faire dans l'admirable méchanique du corpshumain.

CHIRURGIEN. Celui qui fait profession de laChirurgie.

La Communauté des Chirurgiens de Paris i estune de ces quatre ou cinq Communautés, qui, ainsiqu’on l’a remarqué ailleurs , n’ont de place dans ceDictionnaire, que parce qu’on a voulu n’en oublieraucune de celles qui font établies en Corps de Ju-rande dans cette Capitale du Royaume, quoiqu’el-les parussent n’avoir guéres de rapport au Commer-ce.

Les Maîtres Chirurgiens de Paris prétendent de-voir leurs privilèges au Roi 8. Louis, fondés fur unancien appointement du 27 Février 1277. où il enest expressément parlé ; mais ceux qui leur dispu-tent cette antiquité, comme a fait le célébré Etien-ne Pafquier dans ses Recherches , disent qu’il y acontre leur prétention, deux Déclarations du RoiPhilippe le Bel, & du Roi Jean, des ahnées 1311.& 1372- où il n’en est rien dit, bien qu’il en fûtprécisément question, s’agissant dans toutes les deuxde Réglemens pour l’examen & la réception des Maî-tres Chirurgiens.

II faut néanmoifis convenir que si l’on dispute acette Communauté l’honneur d’avoir reçù ses pre-miers Statuts d’un si grand & si saint Roi, du moinsDiction, de Commerce. Tom. I.

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laisse-t-on a ces mêmes Statuts, une antiquité quiapproche fort de son Régne, à qui ils ne lont pos-térieurs que de huit ans , ayant été dressés , ou com-pilés en 1278. par Jean Pitard, pour lors seul Chirur-gien Juré du Roi au Châtelet. Ces Statuts ont étéconsirmés & augmentés en 1379. en 1396. en 1424.& en 17x0.

Ces anciens Statuts, qui contietlnent lâ premièrediscipline des Maîtres Chirurgiens, & les Réglemensajoutés ensuite par les Déclarations de Philippe &de Jean Rois de France, soumettoient les AspiranSà l’examen du Chirurgien Juré du Roi au Châte-let, lorsqu’il n’y en avoit qu’un j & ensuite auxdeux Chirurgiens , quand on y en eut ajoûté unsecond.

On y voit auísi que la Communauté avoit dès-lors son Prévôt ; que la maison & la Confrérie de S.Côme & S. Damien ésoient déja établies ; & qu’ony recevoit également des Maîtres & des Maîtressesen Chirurgie : ee qui depuis par le dernier Statut,paroît reformé vers l’an 1436.

On vit naître fur la fin du XV e . siécle, commeune nouvelle Communauté de Maîtres Chirur-giens.

Les Barbiers, destinés jusques-là a tondre feule-ment la barbe ou les cheveux, se mêlèrent d’âbordde la saignée, & ensuite des autres opérations chi-rurgiques. Ils obtinrent même le nom de Barbiers-Chirurgiens, pour les distinguer d’avec les anciens,qu’on appel la Chirurgiens de S. Côme ; & furentconfirmés par plusieurs Déclarations & Arrêts, dansla possession du droit, qu’ils avoient usurpé, de fai-re certains pansemens, & quelquefois, suivant l’exi-gence des cas, toutes les opérations qui étoient ré-servées aux vrais Maîtres , c’est-à-dire, aux Chirur-giens de S. Côme.

Cette nouvelle Communauté surprit des Lettrespatentes d’union avec l’ancienne, au mois d’Août1613. qui alors n’eurent pas d’exécution, à causede supposition des anciens Maîtres ; mais enfin lesuns & les autres furent véritablement, & pour tou-jours réunis, par un Contrat d’union passé entr’euxle premier Octobre 1677. & confirmé & autorisépar des Lettres patentes du Roi Louis XIV. dumois de Mars 1676. vérifiées & enregistrées en Par-lement le 7 Octob. ensuivant.

Les nouveaux Statuts de ces deux Communautés,réunies fous le nom des Maîtres Chirurgiens de Pa-ris, furent dressés en 1698. d’abord en 74 Articles ^qui ayant été renvoyés au Lieutenant Général déPolice, furent par lui, du consentement de tous lesMaîtres , changés, corrigés, & augmentés jusqu’aunombre de 170, dont il donna son avis le 8 Août1699.

Les Lettres patentes, qui les autorisent & con-firment , sont du mois de Septembre de la mêmeannée 1699. & celles qui en modifient quelquesArticles, du mois de Janvier 1701. L’Arrêt d’enré-gistrement des unes & des autres, est du 3 Févrieraussi 1701.

Ces cent cinquante articles, divisés en 17 titres ,contiennent toute la discipline du Corps.

Le ier. titre traite des droits, & de la juridic-tion du premier Chirurgien du Roi, qui est décla-ré Chef, & Garde des Chartes & Privilèges de laChirurgie & Barberie du Royaume.

Le 2 e parle de ceux qui composent la Commu-nauté , qui sont le premier Chirurgien du Roi,son Lieutenant ; les quatre Prévôts & Gardes ; leReceveur , le Greffier, & les Maîtres, divisés ertquatres classes.

Dans le 3 e sélection des Prévôts & du Receveurest réglée j scavoir, celle de deux nouveaux Prévôtschaque année , & celle dù Receveur, feulement tousles deux ans ; toutes trois à la pluralité des voix, Ô€dans l’assemblée générale.

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