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Tome 1.
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fc§7 CLI. CLO.

faire tomber peu k peu le grain de la trémie sur lesmeules.

CLIQUETTES. Terme de Pêcheur. Ce fontdes pierres, ou cailloux troués par le milieu, quelës Pêcheurs attachent a leur verveux, pour le fai-re aller a fond. 11 en faut trois k chaque verveux.Voyez, Verveux.

CLISSON. C’est ainsi qu’on appelle une fortede toile de lin blanche, ni groife , ni fine , qui a prisson nom de la petite Ville de Cliífon en Bretagne,òù'elle fe fabrique ordinairement.

Les disions font de deux largeurs; de f ou de

d’aune ; & fe vendent a la piéce de 20 aunes ,mesure de Paris. Ces espèces de toiles, qui ferventpour l’ordinairë k faire des chemises, & d’autressemblables lingeries, fe’envoyent pour la plupart auxIles Frànçoifes de l’Amerique; & le reste fe consommeen Bretagne , & dans quelques Provinces voisines.

CLIVÊR UN DIAMANT. Terme de Lapi-daire. C’est le fendre avec adresse, au lieu de lescier. On ne clive guëres que les Diamans qui ontde grandes glaces. Voyez. D j amant; oh il ejl par-lé de la manière de le tailler. ^

CLOCHE. Piéce dé métail, ordinairement defonte , de figure approchante du cône, dont la par-tie intérieure est concave, & ouverte par enbas ;& qui frapée en dedans avec un battant de fer ,rend un son , qui a une efpéce d’harmonie. On feiert des Cloches pour convoquer, en les sonnant,les assemblées , font religieuses, soit civiles. LesCloches fe fondent par les Fondeurs. Voyez. Fon-derie , & Fondeur.. .

Les Cloches, oh métail à faire Cloches , payent enFrance les droits déentrée à raison de qo s. du centpesant ; & les droits de sortie, sur le pied de J O s

-j- II y a aussi des Cloches de verre ; les unesfervent a couvrir les plantes, & les autres k couvrirdes girandoles , dans les jardins des Princes & desPartisans.

CLOCHEPIED. C’est une efpéce d’organsin, quin’a que trois brins de foie, dont deux font mouli-nés ensemble séparément, & puis moulinés une se-conde fois avec le troisième. U est appel lé Cloche-pied, comme s’il clochoit, ouboitoit, k cause dubrin de foie qui manque , pour ainsi dire , k un deses pieds. On s’en sert dans la fabrique des foies.Voyez Soie.

CLOCHETTE. Petite cloche , ou sonnette,qtl’on peut tenir, & faire sonner a la main. On faitdes Clochettes d’argent, de cuivre , & de métailcomposé. Ces dernières font du nombre des ouvra-ges des Fondeurs en terre & fable ; les autres fontSe l’Orfévrie.

CLOISON. C’est un droit qui fe paye en Anjoupar les Marchands fréquentans la rivière de Loire.II fut imposé par Louis II Duc d’Anjou, fous pré-texte qu’il avoit besoin de faire la cloison des Villesd’Angers & de Saumur ; c’est-h-dire , de les enfer-mer de murs , & de les fortifier.

CLOITRE. On nomme ainsi le Comptoir, ouMagasin , que quelques Villes d’Allemagne ont dansla Ville de Bergen , un des Ports des plus considé-rables de l’Europe, & le plus beau de la Norwége.

Ce Cloître étoit autrefois le Palais Episcopal,&la demeure des Chanoines. Les Rois de Danemarc,pour attirer le négoce dans cette partie de leursEtats, firent présent de ce vaste bâtiment aux Mar-chands de Hambourg, Lubeck , Bremen, & des au-tres villes Anféatiques, après qu’ils eurent chasse'l’Evêque & les Chanoines de Bergen, & aboli laReligion Catholique.

Non-feulement ce Comptoir conserve toujours lenom de Cloître, qui étoit son premier nom ; maisencore les Négocians qui l’occupent, portent celuide Moines, quoique bien éloignés des régies «Sc del’habit de ceux k qui ils ont succédé. II est vrai

C LOI. CLOU. 988

qu’on peut dire, qu’ils en imitent en quelque sortele célibat, puisqu’on n’y souffre point d’hommes ma-riés , & que ceux qui y habitent, sont obligés d’ensortir, & de prendre maison ailleurs , quand ils sontrésolus de s’engager dans le mariage ; quoique pour-tant il leur soit toujours permis de trafiquer, & d’en-fretenir commerce & correspondance avec leurs an-ciens Confrères.

Les Marchands, ou si vous aimez mieux, les Moi-nes de cette magnifique demeure, ne font pas unnégoce , du moins pour l’efpéce de la marchandise,qui ait quelque rapport k ce Palais ; puifqu’ils netrafiquent que de poissons ou secs, ou salés, coca-ïne sont les harengs , les morues, les merluches ,les stockfisch, &c. mais il est vrai qu’ils en vendenten si grande quantité , qu’ils en fournissent presquetoute la Moscovie, la Suede, la Pologne, le Da-nemarc , l’Allemagne , fans compter ce qu’il en vientpar les vaisseaux François , Anglois, & Hollandois.Voyez Comptoir.

CLORRE UN COMPTE. Voyez Compte.

Clorre l’osier. Signifie , en terme de Vanier,presser, & faire joindre les osiers entrelacés, dontles Vaniers-Clôturiers font les vans k vaner, & leshottes k vin.

Fer a clorre. Voyez Batte , & Fer aclorre.

CLOS. Terme dont on fe sert dans les Manufac-tures de lainage, pour exprimer une étoffe bien ser-rée. Ainsi l’on dit: Ce drap est bien Clos; pour fai-re entendre, qu’il n’est point lâche, que la trémaen a été bien frapée fur le métier, qu’il a été fou-lé comme il faut, & qu’il n’a point été effondr©dans les,apprêts qu’on lui a donnés.

Clos. On dit, qu’un compte, ou qu’un inventai-re est clos & arrêté ; pour dire, qu’il est soldé, labalance de la recette & dépense examinée & fixée 3& «pie les Associés, ou Parties intéressées i’ont aposotillé , & signé. Voyez Compte.

CLOSERIE, qu’on nomme aussi CLOTURE.'Terme de Vanier. C’est cette partie de la Vane-rie où les Maîtres ne s’occupent qu’a faire des vansa vaner les grains, & des hottes k Vendangeurs.Les deux autres parties du Métier, sont laMandre-rie, & la Faiferie ; celle-là, où l’on fait les autresouvrages serrés, & point a jour ; celle-ci, qui com-prend tous les ouvrages a* claire - voie. Ces troisProfessions ne composent néanmoins qu’une même& feule Communauté, étant permis aux MaîtresVaniers d’en faire telle éieólion qu’il leur plaît, &même de travailler, ou faire travailler aux ouvra-ges de toutes les trois ensemble. Voyez Vanier.

CLOTOIR. Outil de Vanier ., dont il se sertpour faire des vanettes.

CLOTURE d’un compte, d’un inventaire. C’estle calcul, l’arrêté , & l’état final d’un inventaire, 011d’un compte fait par des Associés en quelque com-merce ; ou par un Négociant, qui en conséquencede l’Ordonnance de 1673. fe rend raison a lui-mê-me de ses affaires. Voyez Compte , & Inventai-re.

Clôture.' Voyez Closerie.

. CLOTURIER. Vanier qui fait des vans a va-ner, & des hottes k vin. Voyez Closerie.

CLOU. Petit morceau de métail, qui est poin-tu par un bout, & a une tête plate, ou un crocheta l’autre ; qui sert k attacher, k suspendre, ou k or-ner quelque chose.

Les métaux dont on se sert le plus ordinairementpour faire des Clous, sont l’or, l’argent,le leton,& le fer, fur-tout ce dernier.

Les, Clous de fer se forgent au marteau, furune enclume ; les autres se fondent dans des mou-les.

Ceux d’or & d’argent servent aux Marchands Li-braires , & Relieurs , & aux Guaîniers, & Faiseurs

d’étuis;