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Tome 1.
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pouces, qui pàroît à l’extrémité des flambleaux depoing, quand ils n’ont point encore été allumés.Les Collets des flambeaux font faits de fils d’e'toupede lin blanc , grossièrement filé , qu’on nomme Filde mèche , ou Fil de Guibray, 6c font seulemententés fur les bouts des bras, ou véritable mèche desflambeaux. Voyez ■ Flambeau de Poing.

Les Ciriers nomment encore Collet, ce petitbout de mèche blanche , d’environ un pouce de long,qui est a l’extrémité des bougies de table, des cier-ges , 6c des flambeaux de table, par où on les allu-me. Voyez Bougie, & Cierge.

Les Chandéliers appellent pareillement le Colletd’une chandéle, le coton qui fort hors du fuis; aveccette différence , que tout le coton est joint ensem-ble dans les ouvrages des Ciriers, & qu’il est par-tagé en deux dans ceux des Chandéliers. La façonde faire le Collet d’une chandéle, s’appelleColleter.Voyez cet Article.

Collet de Forme de Soulier. C’est chez lesCordonniers & les Savetiers, la partie de la bottequi répond immédiatement au talon.

Collet. Les Vanniers appellent le Collet d’unehotte, la partie la plus haute du dos d’une hotte.

Collet, en ternie de Charron. Signifie la par-tie du devant d’un tombereau, qui s’éléve au dessusdes gifans.

Les Orfèvres, les Serruriers, & les Charpen-tiers, fe fervent aussi du nom de Collet,pour si-gnifier; les - premiers, la partie qui s’éléve fur lepied d’un chandelier ; les autres , l’endroit d’unepenture, qui est proche le repli où entre le gond ;6c les troisièmes, la partie la plus étroite d’unemarche tournante, & par où elle tient au noyau del’efcalier.

COLLETER. Terme de Chandélier. C’est fairele collet des chandéles plongées; ce qui fe fait,lorfqu’en leur donnant la dernière trempe de suif,on les enfonce dans l’abîme un peu au-deffus de l’en-droit où toutes les autres trempes fe font terminées,en forte que les deux branches de la mèche restentséparées , & fassent comme deu* lumignons. VoyezChandele.

COLLETIER. Celui qui fait 6c qui vend descollets de buffle.

Les Maîtres de la Communauté des Boursiers deParis, fe qualifient de Maîtres Boursiers-Colletiers,à cause qu’il leur appartient de faire & de vendre descollets de buffle. Voyez Boursier.

COLLEUR de feuilles, ou feuillets, qu’on ap-pelle aussi CARTONNIER. C’est un Artisan quifabrique des cartons, en collant plusieurs feuilles,ou feuillets de papier les uns fur les autres. On lenomme aussi Travailleur en cuves, a cause des chif-fons qu’il laisse pourrir dans des cuves, pour en fai-re fes cartons. Voyez Papetier.

Colleur. C’est aussi le nom qu’on donne dansles Manufactures de Draperie, a un Ouvrier, dontl’emploi est de coller ou empeser les chaînes desdraps , avant que de les monter fur le métier. Voyezj. Drap.

COLLIER. Ornement que les femmes portent aleur cou. On fait des Colliers de perles, & de tou-tes sortes de pierres précieuses, ordinairement fines ,mais assez souvent imitées & contrefaites.

Les Lapidaires ôc Jouailliers , font 6c vendent lesColliers fins : ce font les Pàtenôtriers qui fabriquentles autres, 6c qui en font commerce ; ils entrent aussidans le négoce de la Mercerie. Les Colliers de faus-ses perles de Paris, font parfaitement beaux, & trom-pent à la vue, & quelquefois au toucher.

Outre les Colliers de perles fines, de diamans,6c d’autres pierres, on en fait aussi d’ambre, de ja-yet, de corail, ôcc. Voyez P Article des Perles , &des diverjes Pierreries. Voyez aufji Ambre, Jais,Corail, & Patenostriers en ambre & jayet.

DiElion. de Commerce. Tom. I.j -ïaBaMI ,

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Collier. C’est aussi, en terme de Pêcheurs, lacorde qui tient le bout du verveux , & qui l’arrêteau pieu fiché dans l’endroit des rivières, 6c autreseaux où on le veut tendre. Voyez Verveux.

Collier de Chevaux. Terme de Bourrelier.C’est une pièce de bois couverte de cuir, 6c rem-bourrée , qu’on passe autour du cou des chevaux detirage , particulièrement à ceux de charrettes, decoches par terre, ou par eau, & de labour, afinque les cordes des traits ne les incommodent pointen tirant .- c’est au Collier que Rattachent les traits.

Les Colliers de chevaux p-ayent en France les droitsde sortie à raison de 2 sols de la piéce.

COLOGNE. • On appelle Fil de Cologne, uneforte de fil blanc , qui fe fabrique à Morlaix enBasse Bretagne. On l’appelle aussi, Fil Bas-Breton :il sert a tricoter, & à faire de ces fortes d’étossesqu’on nomme Spéculations. Les Cordonniers en em-ployent aussi beaucoup à coudre les quartiers, & lesempeignes de leurs souliers les plus propres 6c les pluslégers. Les Marchands Merciers qui font le négocedes Fils, 6c ceux qu’on appelle Marchands de Cref-pin, font ceux qui la vendent a Paris, en gros &en détail.

COLOMBE. Instrument, dont les Tonneliers6c les Layetiers fe fervent pour faire les joints des boisqu’ils employent dans leurs ouvrages. C’est une es-pèce de grosse varlope renversée. Voyez Tonnelier,la Colombe y eíl décrite.

COLOMBIER. Terme d’Imprimerie. 11 fe ditdes trop grands espaces que les Compositeurs laissententre les mots ; ce qui fait courir l’ouvrage, mais enmême tems fait un très mauvais effet a la vue. VoyezImprimerie.

COLOMBIN. C’est la pierre minérale d’où l’ontire le plomb, pur & fans mélange d’aucun autre mé-tail. O11 l’appelle Plombacine , quand on y trouvede l’argent mêlé avec le plomb. Voyez Plomb.

Colombin. Espèce de couleur, qu’on nommequelquefois Gorge de pigeon ; c’est une forte de vio-let glacé. Voyez Violet.

COLOMNE, ou COLONNE. Terme d’Archi-tecture. C’est un pilier, communément rond, faitpour soutenir, ou pour orner un bâtiment, une ta-ble , un lit, 6cc. On fait des colomnes de pierre , deporphyre, de granite, de marbre, de bronze, debois, &c. II y en a de plusieurs façons, & de qua-tre ordres principaux; mais il n’est pas du sujet dèce Dictionnaire d’en parler.

On dira seulement en passant, pour faire plaisirau Lecteur, que les deux plus fameuses & plus bel-les colomnes de l’antiquité font celles de Tr a j an &d’Antonin à Rome, qui subsistent encore dans leurentier ; on en a les desseins gravés 6c publiés, en 2volumes fol. par P. S. Bartoli , qui les représententcomme au naturel.

La plus célébré des modernes est Celle de Lon-dres , que les Anglais appellent le Monument. C’estun Pilier rond de l’ordre Toscan , de pierre blanchede 202 pies de haut, 6c de 15 de diamètre, avecun escalier tournant de marbre noir en dedans. II estdressé au pied du pont, proche l’endroit où com-mença le feu qui consuma presque toute la Ville l’an166 6. On a dressé ce Monument pour en conserverla mémoire a la postérité. On y a employé sept ans.

Colomne, en terme d’Imprimerie. Se dit dela division, ou partage que l’on fait des pages d’unlivre , en deux, ou plusieurs parties, en les coupantdu haut en bas , par des espaces qu’on laisse blancsentre chaque division. L’ufage le plus ordinaire, estde ne mettre que deux colomnes dans chaque page ;6c c’est ainsi, que s’impriment la plûpart des Diction-naires , 6c presque tous les Livres in folio. Les ou-vrages où il en faut davantage, font les Editions desBibles, qu’on appelle Bibles polyglottes. Voyez Impri-merie.

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