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Tome 2.
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5 DAMAS.

Les D amas de Venise, Zfys. d'antienne taxation , &

5 s. de rêaprêçiation.

Les Damas de foie rouge-cramoift > 4 % f 9 ^ en - &pour la nouvelle rêaprêçiation , 8 f 3 den.

Enfin , les Damas violets, ou incarnat-cramoìfi , detoutes fortes, pareillement de la livre 39 f d?anciensdroits , & 9 f pour leur nouvelle rêaprêçiation.

* Damas Caffart. Etoffe qui imite le vrai Da-mas, mais dont la tréme est faite de poil, de fleuret,de fil, de laine, ou de coton. Quelques-uns ont lachaîne de foie , ou de fleuret, & la tréme de fil ;d’autres font tout de fil tant en tréme qu en chaîne ;

6 d’autres encore font tout de laine. Ces fortes deDamas fe fabriquent de trois largeurs; savoir, de de-mi-aune moins ~, de demi-aune entière, 6c de de-mi-aune f.

Ce Damas paye en France de droits d'entrée, p l. lapièce de trente aunes , & 13 l. le cent pesant pour ceux

de sortie. f

II fe fabrique en France , particulièrement à Cha-lans en Champagne, 6c en quelques lieux de Flan-dre , comme a Tournay, 6c aux environs , des Da-mas tout de laine, tant en chaîne, qu’en tréme.Ceux de Tournay ont f de large, & 20 aunes delong.

Damas de la Chine, ou des Indes. Ils fontde 7, 11 6c i2 aunes de long , fur § 6c T | de large.On les appelle Damas de la Chine , parce qu’ils enviennent véritablement pour la plupart ; & Damasdes Indes , parce que c’est de la main des Indiensque les Commis de ia Compagnie les achètent. II yen a de ponceaux , de noirs, de blancs , de rouges& noirs, de rouges & blancs , de rayés & a fleurs, 6spour meubles.

Commerce du Damas a Amsterdam.

Les Damas qu’on vend le plus ordinairement aAmsterdam , font ceux des Indes , ceux du pays 6cceux de Luques.

Les Damas des Indes fe vendent depuis 30 jufqu’k50 florins la pièce ; leur déduction pour le promtpayement est d’un pour cent.

Les Damas du pays fe vendent a faune, depuis 5:0jufqu’k 70 f. l’aune ; ils donnent deux pour cent dedéduction pour le promt payement.

Les Damas de Luques fe vendent auffi à 1 aune,de-puis 8 jufqu’à g fols de gros l’aune, à dix-huit moisde rabat ; leur déduction pour le promt payementest d’un pour cent. (

Damas , ou Grand Caen. Nom qu’on donne aune forte de linge ouvré, qui fe manutacture dans laBaffe Normandie. Voyez. Linge.

Damas. On appelle Acier de Damas, un acierextrêmement fin, dont, dans quelques lieux du Le-vant , particulièrement à Damas de Syrie, d’où il apris son nom, on fait des lames d’épées 6c des labres,defquels la trempe est admirable.

Quelques Auteurs prétendent que cet Acier vientdu Royaume de Golconde, dans les Indes Orienta-les ; 6c que c’est l'a où l’on a inventé la manière de letremper avec l’alun, que les Européens 11’ont pu en-core imiter. Voyez. Acier.

DAMASQUETTE. Espèce d’étoffe, qui fe fabri-que a Venise, 6c qui est propre pour être débitéedans le Levant, particulièrement a Constantinople.

II y en a de deux fortes ; des Damafquettes a fleursd’or, 6c des Damafquettes a fleurs de foie : les piè-ces ont 18 aunes de longueur. Celles 'a fleurs d’or fefabriquent a peu près comme les- toiles d’or 6c d’ar-gent, qu’on faifoit autrefois a Lyon.

DAMASQUIN, qu’on nomme plus ordinaire-ment ROTTE. Poids dont on fe sert dans le Levant,particulièrement a Seyde. Voyez. Rotte.

DAMASQUINER. Tailler, ou ciseler le fer, pourforner de divers filets d’or ou d’argent.

Piflion. de Commerce. Tom. IL

DAMAS. S

DAMASQUINERIE. L’art de damaíquiner.

DAMASQUINURE. L’ouvrage même, ou plutôtles ornemens d’or 6c d’argent , qui font fur le ferdamasquiné.

Le nom , que cet art a conservé, montre assezd’où il nous vient; 6c l’on yreconnoît cette Ville fa-meuse du Levant, où il a été inventé, ou du moinsdont les Ouvriers ont fait les plus parfaits ouvragesde damafquinerie.

Mais si c’est k Damas qu’on doit l’invention decette espèce de ciselure , M. Felibien , dans ses Prin-cipes d’Architecture , semble vouloir faire honneurk la France , de la perfection de cet art, 6c prétendque Curfinet, Fourbi fleur a Paris, qui travailloit fousle Régne de Henri IV, 6c qui a vécu fort avant fouscelui de Louis XIV, a surpassé tous ceux qui s’enétoient mêlés avant lui. Quoi qu’il en soit, il est cer-tain que présentement ( 1721.) plusieurs FournisseursFrançois ne le cèdent guéres a Citrsmet-.

On ne damasquine plus guéres que les gardes 6cpoignées d’épées. Les armes eomplettes des Cava-liers , 6c les harnois de leurs chevaux, étoient auflìornés de Damafquinures , lorsque l’un 6c l’autre é-toient de mode ; niais si l’on fait encore quelques-unes de ces armures, comme des cuirasses, on les faitordinairement toutes simples.

La Damafquinerie tient tout ensemble de la Mo-saïque , de la Gravure, 6c de la Ciselure. Commèla Mosaïque , elle est faite de pièces de raport; com-me k la Gravure, on entaille le métal , 6c l’on y re-présente diverses figures ; 6c comme a la Ciselure ony travaille l’or 6c l’argent en relief.

II y a deux manières de damasquiner : l’une , quiest la plus belle , où l’Ouvrier entaille profondémentle métal avec le burin, 6c les autres outils propres kgraver l’acier, pour ensuite en remnlir les entaillesd’un fil d’or ou d’argent, assez épais : l’autre, quin’est que superficielle , 6c pour laquelle on se con-tente de faire sur le fer diverses hachures avec cetteforte de couteau, dont on fe sert pour tailler lespetites limes.

Pour la première, il faut que les entailles , austì-bien que le fond, en soient hachés, 6c gravés enqueue d’ironde par dessous , afin que le fil d’or 6cd’argent, qu’on y fait entrer a force, y soit plus solide-ment attaché.

Pour la seconde, quand le fer a été haché par défi-lons , avec le couteau a tailler , on le met en bleu ;6c après avoir destiné dessus les grotesques , ou au-tres ornemens qu’on y veut faire, on fuit les traits dudessein avec un petit fil d’or ou d’argent, qu’on yfait tenir avec le ciseau ; après quoi l'on amatit l’oravec le matoir.

Il y a divers Artisans, a qui, par leurs Statuts , iíest permis d’orner leurs ouvrages de Damafquinures;entr’autres , les Fourbisseurs , les Arquebusiers , lesEperonniers , 6c les Armuriers - Heaumiers. Voyez.

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DAMASSE*, ou PETITE VENISE. On donnece nom a une forte de linge ouvré, qui fe fabrique enFlandre. II est ainsi nommé , k cause qu’il est façon-né de grandes fleurs assez semblables a celles de cetteespèce d’étoffe de foie, qu’on appelle ordinairementDamas. Cette forte de linge ne s’employe guéres quepour la table. On appelle un Service damassé , unenape 6c une douzaine de serviettes, faites de Cette'toile. Voyez. Linge.

Le s Damassés , ou Petite Venise , payent en Francelés droits $ entrée , a. raison de 40 liv. le cent pesant ,conformément à P Arrêt du 23 Novembre 1688.

Damasse'. Se dit auffi d’une étoffe de foie , quiparoît de damas d’un côté , 6c qui a un envers toutuni.

D AMASSER DU LINGE. C’est y faire diversornemens, k la maniéré du Damas de Soie. Ce ter-me n’est guère en usage que dans les manufactures de

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