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dernière façon par les Monnoyeurs , qui les ont fra-pés au Balancier. Dans cette signification, un louisd'or est auffi-bien un Denier de monnoyage, qu’unliard, quoique ia matière & le prix loient bien dif-férais.
Denier de Boete. C’est une pièce de mon-noie de chaque espèce, matière & prix , qui se fa-brique dans les Hôtels des Monnoies j que les■Gardes, lorsqu'ils font la délivrance, font obligésde mettre dans une boète, pour servir au jugementque la Cour des Monnoies doit faire des espèces,qui ont esté fabriquées chacjue année. Avant l’Or-donnance de 1682. on emboetoit a chaque délivran-ce , de 200 pièces d'or , une ; & de 18 marcs d’ef-péces d’argent, aussi une pièce : mais depuis la mê-me Ordonnance, on n’en retient plus pour la boè-te que de 400 pièces d’or, une j & de 72 marcsd’argent 1 auffi une feule.
La boète où les Deniers Renferment, doit avoirtrois clés, pour être ; l’une, entre les mains del’ancien Garde ; là seconde, dans celles de l’Ef-fayeur j & la troisième, dans celles du Maître ; par-ce que ce font ces trois Officiers qui doivent parti-culièrement répondre de la bonté des monnoies.
Denier a Djeu. Se dit d’une piéce de monnoie,qu’une personne donne a une autre, pour assurancequ’un marché est arrêté. Cette pièce de monnoie estainsi nommée , parce qu’elle est ordinairement em-ployée a faire une aumône.
Éncore que ce soit l’Acheteiir qui donne le De-nier a Dieu aU Vendeur, celan’empêche pas quel’un & l’autre ne soient réciproquement obligés d’ac-complir les conditions du marché ; & celui des deuxqui y contreviendroit y pourroit être contraint. Ona cependant 24 heures pour fë pouvoir dédire, pour-vu qu’on rende, ou qu’on retire dans ce tems, le De-nier a Dieu. C’ëst Un usage établi, qui tient lieude coutume & de règlement.
Denier Fort. On appelle ainsi dans les Bu-reaux le petit profit que font les Receveurs des Droitsfur les espèces qu’on ieur paye, lorsque ne pouvantpas leur faire leur compte juste , on est contraint deleur donner un oti deux deniers d’exeédant qu’ils neportent pas en recette.
II n’est du fur le pont de l’Hôtel-Dieu, que deuxDeniers pour le droit de pastage de chaque personne;cependant depuis qué nôtre plus petite espèce, quine valoit ci-devant que deux deniers , a été portée atrois, on ne peut plus leur donner moins de troisdeniers. Cet excédant est appellé Denier fort, &monte a la moitié en stts de ce qui est dû suivant lapançarte.
Denier S. André'. C’est un droit qui se léve enquelques Bureaux du Languedoc & des Provincesvoisines, depuis le passage de Roquemaure en Viva-rès, jufqu’âu port de Càssande inclusivement.
Les Bureaux où se léve ledit droit du DenierS. André , & des 3 fols polir livre d’augmentatioii,fort : Ancone, Le Teil, Viviers, Le Bourg S. Esprit,8. Etienne de Sort, L’Ardoise, Roquemort, Ville-neuve , Aramon , Valabrégue, Beaucaire j S. Gilles,Cassande.
DENOMINATEUR. Terme d’Arithmétique,qui ne se dit qu’en parlant des fractions, ou nom-bres rompus. C’est le nombre qui se met au des-sous d’une petite barre, qui montre en combien departies l’entiër est divisé par la fraction , qui est ex-primée par un autre nombre , qui est au dessus de labarre, qui s’appelle le Numérateur : par exemple ,/Z, signifie sept douzièmes : sept est le Numérateur,& douze le Dénominateur, qui représente toujoursl’entier. Voyez Fraction.
DENRE’E. Toute marchandise ordinaire , qui sevend aux marchés, ou qui se crie dans les rues,propre & nécessaire pour l’entretien du ménage. Onpeut distinguer de grosses & de menues Denrées ;
Diction, de Commerce. Tom. II.
DENR. DENT. §à
les grosses, comme le blé, le vin, le foin, le bois;&c. les menues, comme les fromages, les fruits ;les graines, les légumes. Ce font ordinairement lesRegrattiers qui vendent les menues Denrées. Les-grosses ont des Marchands considérables qui en fontle négoce. La France fournit beaucoup de ses Den-rées a la Hollande, comme Vins, Eaux-de-vie,fruits &c. Voyez Aliment, où les espèces de Denréesy font plus clairement expliquées.
Denre'e. Se dit auffi de la mauvaise marchandise.’On ne trouve que de la Denrée dans cette boutique.
DENT. Os très dur , enchâssé dans les mâchoi-res , & couvert en partie des gencives. Les Dentsfervent aux animaux à mâcher, a briser les aiimens;& a mordre. Quelques poissons ont des Dents aussi-bien que les animaux terrestres.
II se sait un assez grand négoce des Dents de di-vers animaux, soit de terre , soit de mer, qui s’em-ployent par les mêmes Ouvriers, & aux mêmes ou-vrages que l’yvoire ; c’est pourquoi l’on renvoyé léLecteur aux Articles qui en parlent.
Dent de Walrus, Dent de Narhuàl, Dentde Cheval marin. Ce font les Dents d’une fortede poisson, qui porte ces différons noms , dont léplus en usage est Walrus. Voyez Walrus.
Dent de Behemot , oú Maímout. Espécéd’yvoire , qu’on déterre dans quelques lieux de laTartarie Moscovite. Voyez .Yvoire de Moscovie.
Dent de Cheval marin, autrement Hippo-potame, Dent de Vache marine. Voyez Che-val marin.
Dent d’Elephant. Lorsque les Dents d’Elé-phant font en morceaux, ou travaillées de la maiiide l’Ouvrier, on leur donne le nom d’Yvoire ; ôcquand elles font encore toutes brutes, & telles qu’el-les ont été arrachées des mâchoires de ranimai, onle nomme Marfil, ouMòrfil. Voyez Yvoire.
Dent de Cheval. Les Dents du cheval hors défa bouche , ne font d’aucun usage pour lé commer-ce y mais lorsqu’elles lui poussent, ou qu’il les metbas, elles fervent à ceux qui se mêlent de la marchan-diíe de chevaux, a connoître leur âge, du moinsjusqu’à sept ans.
Les chevaux en ont ordinairement 44 : on dit or-âmaireinent , parce qu’il y en a qui en ont plus , &d’autres qui en ont moins. On parle ailleurs de láconnoissance .de l’âge des chevaux par les Dents.Voyez Cheval.
Dent de Loup. Eetit instrument de buis, dont leservent les Cordonniers & Savetiers. 11 est plus petitque celui qu’ils nomment Bonis , & sert presque aumême usage. 11 a ordinairement a un bout un petitOutil, qui s’appelle un Régloir. Ce font les Mar-chands de crépi n, &les Quincailliers, qiii vendentces outils. Voyez Bonis, Û Biseigle.
Dent dè Loup. Se dit auffi chez les Doreurs eridétrempe, d’une véritable Dent de cet animal, ou dételle d’un chien, enchâssée dansait bois, avec laquel-le ils brunissent leur or.
Dent dè Loup , chez les Serruriers & Charpen-tiers. Est encore une forte de clou plat fans tête, quisert a attacher les pièces de bois, qui n’ont point dètenons.
Dent de Peigne. Òn appelle Dent de peignéchez les Peigniers-Tabletiërs, cette partie du peigne^qui sert a passer entre les cheveux. Voyez Peigne, oh.PEIGNIT R.
Dent dé Peigne. Se dit auffi dans lès métiersdes Ouvriers qui travaillent de la navette , de ces pe-tites séparations de roseau, eiitrë lesquelles passent lèsfils de la chaîne d’une étoffé, ou d’une toile. Quel-quefois on les appelle Dents de Rot Ou Rocq, parceque le peigne de ces métiers est quelquefois nomméde la forte. Voyez Peigne.
Dent de Chien. Outil d’acier, ou dé fer acé-ré, qui a une hoche par en-bas, qui y forme comme
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