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Tome 2.
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8z DIS. DIV.

proportion de la quantité d’Actions qu’ils y ont; au-trement elle se fait suivant la part que chaque Inté-ressé y a, comme pour une moitié, un quart, undixième, &c.

Distribution. Se dit aussi en terme d’Impri-inerie, lorsqu’après qu’on a tiré d’une forme le nom-bre de feuilles dont on a besoin , & qu’on l’a la-vée & desserrée , le Compositeur en décompose lescaractères ligne a ligne , & les replace chacun dansleur propre cassetin, pour en composer une nouvelleforme. Voyez Imprimerie.

DITO. Terme étranger de quelque usage par-mi les Négocians. II signifie Dit, dudit, ou dususdit. Dans les écritures des Marchands , on abrè-ge souvent ce mot, en mettant D ù . Exemple, 27d°. pour dire, 27 e dit, 27 dudit, ou 27 du susdit mois.

Quand fur un livre, fur une facture , &c. on cou-che un article d’une pièce de serge, ou de quelqueautre marchandise, & qu’on met en abrégé Duo .,par D°., cela doit s’entendre, que la serge, ou cet-te autre marchandise comprise en cet article, est dela même qualité, ou de la même couleur que celledont il a été parlé en l’Article précédent ; ensorteque Dito en ce dernier sens, veut dire, De mêmeque ci-dessus ; ou, Comme est ci-dessus dit.

Quelques Négocians se servent encore, quoiquerarement, des termes de Detto ou Diiio , qui fontaussi étrangers, & qui veulent dire la même choseque Dito. ’

DIVERTIR SES EFFETS. Terme de Banque-route frauduleuse. C’est les mettre en lieu íûr, lesdétourner , & les cacher, pour en frauder ses créan-ciers, dans le dessein de faire faillite .- en un mot,e’est méditer un vol, & commencer k l’exécuter :aussi ces recollés & divertissemens sont-ils punis ,quand ils se découvrent, avec toute la sévérité dei’Ordonnance contre les Banqueroutiers frauduleux.Voyez Banqueroute , à Faillite.

Divertir. Se prend quelquefois en un sensmoins criminel, mais qui ne laisse pas de faire torta la réputation & au crédit d’un Marchand ; comme,lorsqu’un Négociant ayant amassé un fonds considé-rable pour son négoce, on dit, qu'il en a divertiune partie par son jeu, A par sa bonne chère.

Divertir. Signifie aussi Employer aune chosel’argent qu’on avoit destiné a une autre ; & en cesens, ce n’est quelquefois qu’une indiscrétion, & nonun crime. II a diverti les fonds de son commercek l’achat d’une maison, d’une terre.

DIVERTISSEMENT. Recélement qu’on fait deses billets payables au porteur, de son argent comp-tant , de ses pierreries, & autres tels esté ts facilesk cacher, & a déplacer ; pour 11’en pas tenir comp-te a ses créanciers dans uue banqueroute méditée.L’Ordonnance condamne k des peines capitales ce-lui qui fait, & celui qui aide & favorise ce Diver-tissement. Voyez Banqueroute.

Divertissement. Se dit aussi du changementde l’emploi des fonds d’un Banquier, & d’un Mar-chand.-

DIVIDENDE. Terme d’Arithmétique,qui signifiele nombre a diviser, & duquel se fait la division.Le quotient doit contenir autant d’unités , que leDividende renferme de fois le diviseur : le Dividen-de est toûjours plus grand que le diviseur.

Dividende , ou Divident. Se dit aussi dela répartition qui se fait de teins en tems des profitsd’une Compagnie de Commerce aux Actionnairesqui y ont pris intérêt. Voyez Répartition. Voyezaifjjì Action.I

DIVISER, en fait d’Arithmétique. C’est trou-ver par régie, combien de fois un moindre nombreest compris en un plus grand, & ce qui en reste.Par exemple : Si vous voulez savoir combien 1670 1 .qui sont a diviser, ou k partager par égale portionentre 13 personnes, produiront k chacune deces

D I V I S.

personnes, il faut diviser les i6fo 1. par 13 , voustrouverez au quotient 126 l. & 12 1. de reste au di-vidende ; lesquelles 12 1. il faut réduire en fols ; cequi fait 240 f. qu’il faut aussi diviser par 13 ; voustrouverez au quotient 18 f. & qu’il reste au divi-dende 6 s. lesquels 6 f. il faut réduire en deniers jce qui fera 72 d. qu’il faut encore diviser par 13 ;vous trouverez au quotient £ d. & qu’il restera audividende 7 d. qui sont indivisibles , parce que lediviseur, qui est 13, est plus fort que le dividen-de , qui n’est que 7 : ensorte que dans cette sommede 1650 1. qui est a partager, il y aura 13 fois 126

1. 18 f. 5 d. &7 d. qui resteront, lesquels ne peu-vent être divisés ; de maniéré que chacune de ces13 personnes aura pour fa part &. portion 126 1. 18f. 5 d. Voyez ci-après Division ; vous y trouverezla maniéré dé opérer en eette règle d’Arithmétique.

DIVISEUR , ou PARTITEUR. Se dit en Arith-métique, du plus petit nombre, par lequel se fartla division. On doit le poser sous le plus grand nom-bre , qui est le dividende, ou la somme k diviser 5pour connoître combien ce Diviseur, ou ce petitnombre, est compris de fois dans le plus grand, &trouver le quotient, qui est le résultat de la division.Quelques anciens Arithméticiens se sont servis duterme de Partagent, au lieu de Diviseur, & de Par-titeur.

DIVISIBLE. Les Arithméticiens appellent unNombre divisible, celui qui peut souffrir la division ;c’est-a-dire, qui peut se diviser. 12 se peut diviser par

2, parce qu’il y a 6 fois 2 en 12 ; mais 2 ne peu-vent être divisés par 12 , parce qu’en 2 il n’y a au-cune fois 12. Ainsi le nombre 2 est indivisible k Té—gard de 12, au Lieu que Le nombre 12 est divisible kl’égard de 2.

DIVISION, ou PARTITION. C’est la derniè-re des quatre prémiéres & principales régies de l’A-rithmétique, dont on se sert pour découvrir combienune petite somme, ou petit nombre , est compris defois en un plus grand, & ce qui reste.

La Division se fait de différentes manières ; & cha-.cun a fa méthode particulière de disposer, ou d’ar-ranger les nombres pour opérer; l’une se nomme uneDivision a la Françoise, qui sera celle qu’on explique-ra dans la fuite de cet Article ; l’autre s’appelle a l’I-talienne, l’autre a l’Espagnole, l’autre a TAlleman-de, & l’autre a l’Indienne. Toutes ces espèces deDivisions font bonnes, & leurs opérations certaines,puisqu’elles font toujours trouver le quotient avec lamême exactitude.

La Division contient en elle trois nombres, quiont chacun leur dénomination particulière : le pre-mier s’appelle Dividende, ou nombre a diviser : tedeuxième se nomme Diviseur, ou Partiteur : & letroisième , qu’on cherche sans le connoître, qui estle résultat de la régie, est appelle Quotient : de ma-niéré que si 8 personnes avoient 40 1. a partagerentr’elles ípar égale portion, il faudroit séparer 40par 8 parties semblables ; l'une desquelles seroit 5 ,d’autant que 5 fois 8 font 40 : ainsi 40 est le divi-dende , le diviseur est 8, & J est le quotient, commeil se voit par l’exemple qui suit, formé sur les troisnombres ci-dessus.

Exemple dune Division , dont le diviseur ré estque d’un seul chiffre.

Je veux diviser 40 par 8 : il faut écrire ( suivantqu’il est marqué dans l’opération ci-après ) le divi-dende, qui est 40, & poser le diviseur, qui est 8 ,sous la dernière figure du nombre 40, qui est un 0,ou zero, en mettant une petite barre entre deux ;& lorsque ces deux nombres ont été ainsi disposés,il faut dire : Combien y a-t-il de fois 8 en 40 ? Ontrouvera 5 fois, qu’on écrira au quotient, qui doitse mettre au bout de la somme k diviser, en lesséparant par une petite ligne perpendiculaire; puis