tu DOUB. DOUD.
double Pistole se nomme cbez les Espagnols, DoblonJe à quatro ; Sí íe Quadruple, c. a d. 4. pistoles,Doblon de à Ocho. Les Espagnols font Doblon quel-quefois féminin, Dobla. Ce mot en leur langue si-gnifie double , non dans le sens que i’avoit mis Mr.Savary , croyant que c’étoit la double Pistole , maisdans celui de double Ecu dor : car la Pistole d’Espa-gne faisoit deux écus d’or, dans le tems que cetécu avoit cours. Voyez. Pistole.
La double pistole est proprement dite en Fran-çois , le double doublon, a limitation des Espagnols,qui disent un doble-doblon , ou doblon de à quatro , quiveut dire un Doublon de quatre , on sousentend, 4.Ecus d’or. C’étoit un reproche ordinaire dans la Li-gue , ( dit Mr. Savary , ) que l’on faisoit aux Li-gueurs , de s’être laissé corrompre par les Doublonsd Espagne ; on a certainement entendu alors les sim-ples Pistoles.
Doublon. Termed’Imprimerie. C’estune ligne,eu une période, qu’un Compositeur fait deux foispar inadvertance.
DOUBLOT. Terme de manufacture d’étoffes delaine en usage dans la Province de Champagne , par-ticulièrement a Rsteimsil signifie un sil de lainedouble dont on fait les lisières des droguets. L’ar-rêt du Conseii en forme de Règlement du iy Août1*724. ordonné article VI. que les lisières des dro-guets qui se fabriquent a Rsteims & dans ses faux-bourgs, seront composées chacune au moins de troisDoub'ots de laine.
DOUBLURE. Etoffe dont on double une autre.
DOUCE-AMERE. Plante qui pousse des sarmenslongs ordinairement de 3 , y ou 6 piés. Elie est chau-de , fébrifuge, pulmonique & tue les vers. Ses feuil-les & ses bayes font desiccatives, digestives, déter-sives , résolutives & propres pour les obstructions dufoie, pour les hernies, pour ceux qui sont tombésde haut, pour dissoudre le sang caillé, étant priseen décoction ou autrement. O11 l’employe avec suc-cès en forme de catapllme fur la tumeur des mara-melles causée par la coagulation du lait. Le suc effa-ce les taches du visage. Cette plante entre dans lenégoce des Herboristes.
f C’est une espèce de Morelle, dont le genre por-te une fleur monopétale découpée en rosette, laquel-le est suivie d’une baye noire ou rouge, remplie desuc. Ce genre est de la seconde classe de Tourne-fort , dans les Instituts fur les plantes. Il s’appelle enLatin Solanum , de folari , parce qu’il apaise les dou-leurs. La racine de cette espèce est douce & amére,c’est d’où vient son nom. * Mr. Garcin.
DOUCETTE , qu’on nomme aussi ROUSSET-TE. Espèce de Chien Marin, dont la peau sert auxOuvriers en bois, aux mêmes ouvrages où ils em-ployeur le véritable chien de mer.
La Doucette se pêche sur les Côtes de Basse-Normandie, & on la tire ordinairement de la Ho-gue. Elle a le dos parsemé de petites étoiles deplusieurs couleurs, mais plus communément de cou-leur tirant fur le roux; ce qui lui a fait donner lenom de Roussette. Pour celui de Doucette , il lui vientde ce que fa peau est beaucoup moins dure que cel-le du chien de mer, & par conséquent moins proprepour l’adoucissage & le poliment des bois : aussi lesOuvriers de Paris ne s’en servent-ils guéres, & lesMarchands qui en font venir, ne s’en chargent quepour les envoyer en Auvergne, où ces peaux sontd’usage.
On peut aisément faire la différence des peaux deDoucettes d’avec celles des véritables chiens de mer;celles-ci étant plus grandes, toujours d’une couleurbrune, & d’un grain plus petit, mais plus dur. Voyez.Chien de Mer.
Doucette. Est aussi un nom qu’on donne à laMélasse , ou Syrop de sucre. Voyez. Mélasse.
DOUD. DOUV. 112
DOUDOU. Monnoie de cuivre, qui a cours dansquelques lieux de i’Orient, particulièrement a Sura-te , & a Pondichery , principal établissement de laCompagnie Françoise aux Indes Orientales.
Le Doudou vaut un peu moins de deux liardsil en faut 14 pour le Fanon d’or des mêmes lieux',qui y revient à 6 fols de France. Chaque Doudouvaut deux Caches. Voyez. Fanon , & Cache.
DOUELLES, ou DOELLES. Terme du métierde Tonnelier. C’est ce qu’on appelle autrement desDouves, qui se font ordinairement de bois de Mer-rain. Voyez Merrain.
Les Maçons le disent aussi d’une certaine taillede pierres , qui fervent a faire les arcs des voûtes.Le parement qui est courbé , & qui fait le ceintrede la voûte, s’appelle Douelle intérieure; & la partiede la pierre qui lui est opposée, Douelle extérieure.
DOUILLÀRD. Mesure dont on se sert k Bour-deaux & presque dans toute la Guyenne, pour me-surer les charbons de terre d’Angleterre & d’Ecoste.Neuf Douillards font le tonneau composé de 36 ba-siques , qui reviennent a 72 barils, de la mesure deceux portés par les tarifs de 1664. & 1667.
DOUILLON. 11 se dit en Poitou & dans quel-ques autres Provinces voisines, des laines de moin-dre qualité, telles que sont les piures & paignons.Par l’Arrêt du 19 Avril 1723. les Douillons entrantdes Provinces réputées étrangères dans celles de dé-tendue des cinq Grosses Fermes, payent les droitsd’entrée a raison de 30 s. du cent pesant.
DOULEBSA1S , ou MALLEMOLLES. Espècede Mousseline, ou toile de coton blanche très clai-re & très sine, qu’on tire des Indes Orientales,particulièrement de Bengale. La pièce contient iô
5 aunes sor | de large. Voyez. Mousseline.
DOUTEUX. II se dit en terme de Monnoyeur S
6 de Changeur, des espèces d’or, ou d’argent,dont on n’est pas íur de la bonté de i’aloi. Une pi-stole douteuse, un Louis d’or douteux. Les piècesdouteuses , qu’on porte a la Monnoie, ou au Chan-ge , se coupent avec des cisailles, pour mieux jugerdu faux. Voyez. Monnoie.
DOURIAS. Voyez Doreas.
DOUTIS. Toiles blanches toutes de coton, assezgrosses, qu’on aporte des Indes Orientales, parti-culièrement de Surate. On les confond quelquefoisavec les Sauvaguzes, ou Sauvagagis. La longueurdes pièces de Doutis est de 14 aunes, ou environ,& la largeur depuis § d’aune, jufqu’k une aune & |.Les Doutis étoient autrefois en France du nombredes toiles qu’on y imprimoit, avant que le Com-merce des toiles peintes eût été défendu.
Outre les Doutis dont on parle dans cet Article ,il y a encore les Doutis dungares whit, quisont des toiles blanches qui portent 13 | aunes delong fur | de large ; les Ungares brun (soitbruns ) qui sont écrues ; celles-ci portent 14 aunesfur | & les Doutis gourgouches , qui sont
blanches, & portent 13 aunes f fur f.
DOUVAIN. Terme d’Exploitation, & de mar-chandises de bois. C’est du Bois propre a faire desdouves, pour la fabrique des cuves, futailles, &autres barillages.
II y a du Douvain de chêne, & du Douvain desapin. Le Douvain de chêne, quand il est débité,s’appelle Merrain. Voyez cet Article. Voyez aujjì l’Ar-ticle général des Bois.
Le Bois a. Douvain ó* Pipes paye en France lesdroits de sortie , à raison de y liv. le millier en nombrede longs bois , Û 500 d enfonçâtes ; & pour ceux d en-trée 1 y fols.
DOUVES. Petites planches ordinairement dechêne, plus longues que larges, dont on se sert afaire des tonneaux, bariques, muids, pipes, & au-tres ouvrages de tonnellerie. On les appelle quel-que-
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