Band 
Tome 2.
JPEG-Download
 

IZZ DR A. DRE.

rand, Tisseur, ou Tisser. Voyez T)r.\? , & Dra-perie.

On appelle Chardon a Drapier, oiy Chardon aToulon, une sorte de chardon propre a jainer lesdraps, & autres étoffes de laine; c’est-à-dire,y fai-re venir du poil fur la superficie. Voyez Chardon.

DRAYER. Terme de Courroyeur. 11 se dit dela façon que cet Ouvrier donne aux cuirs de vache ,en ôtant avec la drayoire, ce qui peut être reste dela chair de l’animal fur la peau qu’il veut courroyer.Chez les Tanneurs on dit, Echarner. Voyez Echar-ner, & Courroyer.

DRAYEURES. Ce font les morceaux des cuirstannes, qui ont été enlevés de la peau, du côté dela chair, avec la drayoire des Courroyeurs. On s’ensert pour essuyer le cuir , après qu’il a été crefpi.

DRAYOIRE. Instrument avec lequel on draye.On l’appelle auffi Couteau à. revers , & Echarnoir.II a ce dernier nom , parce qu’il sert à échaîner ,c’est-à-dire, a ôter la chair ; & le premier, parceque le tranchant en est un peu affile', en forme d’uncouteau, mais emmanché à revers.

DREÍGE. Filet avec lequel on fait la pêche desturbots , des folles, des barbues , & de tous les au-tres poissons plats, qu’on pêche dans l’Océan.

L’article x du titre 2 du livre 5 de l’Ordonnancede la Marine de 1681. porte: Que les Pêcheurspourront se servir des rets & filets appellés Folles-Dreiges,Tramaux, ouTramaillades, & autres,dansles tems & en la maniéré réglée par les articles fui-vans.

Par l’Article 4 du même titre, il est enjoint auxPêcheurs, de donner aux mailles de leurs Dreiges unpouce neuf lignes en carré.

Et par le 16 & dernier article, il est ordonné,qu’il y aura toujours au Greffe de chaque Siège, unmodèle des mailles de chaque espèce de filets, dontles Pêcheurs peuvent se servir. Voyez Filet.

DRESSER. Ce terme a différentes significationsdans les Manufactures, & dans les Arts Ôz Métiers.

Dresser une piece de bois. C’est, chez lesMenuisiers & Charpentiers, la dégrossir, l’unir, l’ap-planir , l’équarrir , ou la mettre en ligne droite avecl’équerre & la régie. Ils disent auffi ; les uns, Dresserune cloison ; & les autres, Dresser un poteau , ou unpan de charpente; pour dire, les élever, & les mettred’aplomb.

Dresser d’allignement. Se dit, en termes deMaçonnerie, des ouvrages, particulièrement desmurs qui s’élévent entre deux cordeaux, pour enrendre les épaisseurs égales, & ne pas donner plus defrint en un endroit qu’à l’autre.

Dresser une Forme. Terme d’Imprimerie.C’est poser sur le marbre, ou sur des planches denoyer bien polies, les pages qui doivent composerune forme, à mesure qu’elles font achevées fur la ga-lée ; & là en faire l’impositiòn les unes avec les au-tres, pour en assurer le registre, quand les feuilles semettent en retiration.

Après que les formes font dressées, on les metdans leur châssis. Voyez Imprimerie.

Dresser un Drap de laine. C’est le rendrequarté & uni, par le moyen de ce qu’on appelle uneRame dans les Manufactures de draperie. VoyezDrap. Voyez auffi Rame.

Dresser un Peigne. C’est après que les dentsont été approfondies avec l’éstadou, les appointeravec la grêle. Voyez Peigne.

Dresser un Feutre. Signifie, en termes deChapelier, lui donner la figure d’un chapeau, aprèsqu’il a passé à la soûlerie ; ce qui se fait en le met-tant sur une forme de bois, pour en faire la tête.Cette façon se donne avec trois instrumens, dontdeux font de cuivre, qu’on nomme ; Fun , la Piéce ;& l’autre , le Choque : & le troisième , moitié defer, moitié de bois, qu’on appelle l’Avaloire. Ces

DRE. DRÎ. . 134

trois instrumens fervent à avaler ou descendre une fi»celle aubas de la forme, qu’on y avoit d’abord atta-chée tout au haut, & qui en descendant entraîneavec elle le feutre fur cette forme. Voyez Cha-peau.

Dresser un Chapeau. Autre terme de Chape-lier. C’est en unir & applatir les bords & le dessus dela tête, en les passant & tournant plusieurs fois fur uneplaque de fer, ou de cuivre, échauffée par le feu d’unfourneau qui est dessous.

Pour donner cette façon, on met d’abord unefeuille de papier fur la plaque, & une toile par-dessus,qu’on arrose de tems en tems d’eau avec un goupil-lon ; précautions qu’on prend, autant pour empê-cher que le chapeau ne brûle, que pour l’affermir.Voyez comme dessus.

Dresser une pierre. C’est, en termes de Tail-leurs de pierre , en équarrir les paremens de tous lescôtés, pour ensuite lui donner la figure, dont l’Appa-reil leur lui a fourni les cartons.

Dresser un Mémoire. C’est, parmi les Mar-chands en détail, extraire de leur Livre journal, ôtécrire article par article les marchandises qui ont étéfournies, avec leur qualité, leur poids, leur aunage,leur prix , & la date de leur fourniture , pour en de-mander le payement à ceux à qui on les a délivrées àcrédit.'

Dresser un Inventaire , Dresser un Com-pte. Voyez Compte , & Inventaire.

Dresser les Aiguilles de lime. C’est les li-mer , après que les pointes en ont été formées , ôzqu’elles ont été marquées du poinçon du Maître quìles a fabriquées.

On dit auffi , Dresser les aiguilles de marteau;pour dire , les faire passer fous le marteau les n nésaprès les autres, çour les redresser. Cette façon leurest donnée immediatement après qu’elies ont ététrempées ; la fraîcheur de l’eau en ayant fait déjet-ter , ou tortuer la plus grande partie. Voyez Ai-guille, à. r endroit oh l’on parle de la manière de lesfabriquer.

Dresser un Livre. Signifie , en termes de Re-lieur , en rendre les cahiers plats & unis, à force deles battre fur une pierre de lierre, avec le marteau.Voyez Relieure de Livres.

Dresser lf. pave’. Terme de Paveur de grandéchantillon. C’est, après qu’on l’a posé, & qu’onen a garni les joints de fable, Penfoncer également ,par le moyen de la hie, ou demoiselle. Voyez Pa-veur.

Dresser. Les Jardiniers & les Pâtissiers se serventaussi de ce terme ; ceux-ci, pour dire, faire & tour-ner for la table , les pièces de four qu’on enfournesans tourtière ; & ceux-là , pour signifier , préparerune planche , ou une couche, pour y planter desfleurs, ou des légumes.

DRESSOIR. Voyez Fer a dresser.

DRICLINK. Mesure d’Allemagne, pour les li-quides. Le Driclink est de 24 heemers , & fheemerde 22 achtelings.

DRIE-BAND. On nomme ainsi à Amsterdam uneforte de lin non peigné, qu’on nomme en Françoislin à trois cordons. II y vaut depuis 33 jufqu’à 36florins le íchippont de 300 livres. Voyez l’Jlrticle ÀuLin.

* DRïE-GULDEN. Mot Hollandois, qui veutdire trois florins. On donne ce nom dans les Païs-Basà une monnoie d’argent de la même valeur qui se fa-brique en Hollande. Cette piéce revient aujourd’huiC I 74J- ) en France, à environ 6 livres; & ancienne-ment à 3 liv. 15 sols, ou Bajoire.

DRILLES. Vieux chiffons de toile de chanvre,ou de lin, qui s’employent dans les manufactures ôzmoulins-à papier, & qui sont la principale matièrequi entre dans fa fabrique.

Four les droits d’entrée & de sortie. Voyez Paptfr.

F 4 Voyez