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qaatre de diamètre. Le fourneau qui sert a cettefonte est; aílez semblable en plusieurs de ses partiesà la forge des Maréchaux & des Serruriers : il acomme elle une cheminée au dessus pour la fumée,un soufflet à un coté pour exciter le feu , & un mas-sif où se met le creuset ; c’est proprement dans l’u-fagede ce dernier que consiste toute la différence dufourneau & de la forge.
Au milieu de ce massif est une cavité quarrée deio à 12 pouces de large, qui perce jufqu’au fond ;elle est partagée en deux par une grille de fer : lapartie supérieure sert a mettre le creuset & le charbon,l’inférieure reçoit ses cendres.
Quand le charbon, qui doit être de bois bien sec,est raisonnablement allumé, on place au milieu lecreuset rempli de métal, & ensuite on le couvred’un couvercle aussi de terre ; & pour augmenterl’ardeur du feu qu’on excite par le vent du souflet ,on met encore un carreau de terre sur une partie dela cavité où est renfermé le creuset.
Lorsque le métal se met en fusion, on remplit lecreuset de pelotes de cuivre battues dans un mor-tier , & pour les y mettre on se sert d'une espèce decuilliére de fer à long manche, faite par le bout enforme de cylindre creusé, dont l’extrémité est ouver-te pour que la pelote en coule plus aisément.
Lorsque la fusion est en état, le Fondeur qui est letroisième des ouvriers dont on vient de parler, prendle creuset tout en feu, & le porte aux moules avecdes tenailles de fer dont les tenaillons font recourbésen figure sphérique pour mieux embrasser le haut duereuíet.
Le métal se coulé par soiiverture qui aboutit aumaître jet de chaque moule, le Fondeur les parcou-rant tous successivement jusqu’à ce que le creusetreste vuide, ou du moins qu’íl n’y ait point assezde matière pour emplir un nouveau moule ; la fontefinie, un quatrième compagnon, qui est aussi celuiqui prépare & qui bat les pelotes pour le creuset ,jette de seau fraîche dans les moules pour affiner lecuivre, & presqu aussi-tôt après tire les châssis despresses, & débarrasse l’ouvrage du fable, qu’on cour-roye de nouveau pour en faire d’autres moules.
Les Fondeurs se contentent de couper les jets desOuvrages qu’ils ont jettés, & les vendent fans les ré-parer a ceux qui les ont commandés & aux diversouvriers qui en ont besoin.
j Des Fondeurs en bronze & de la maniéré de jetter lésfiâmes ó* autres grands ouvrages de cuivre.
Les Fondeurs Lorrains, comme on le remarquedans l’Article du Commerce de Lorraine, fontceux de l’Europe qui sont le plus en réputation : ce-pendant il est certain qu’on a vit sortir des fonderiesFrançoifes & des mains des ouvriers dé la nation,d’aussi excellons morceaux, soit pour l’artillerie, soitpour les cloches , soit pour les statues, qu’aucunFondeur étranger en ait fondu. A l’égard des ou-vrages de sculpture, on admirera toujours ceux quiont été jettés a Paris fur les modèles & sous sinfpec-tion des Girardons , des Desjardins , des Coizevaux, &de tant d’autres habiles Scupteurs.
Les métaux qu’on employé a ces fortes d’duvra-ges sont, le cuivre, le bronze & la fonte ; ces deuxderniers ne font pas des métaux naturels , mais unmélange de plusieurs métaux fondus ensemble , où ilentre aussi quelques autres matières,dont on peut voirles proportions dans les Articles de la Fonte & duBronze.
On va premièrement parler de la maniéré de fon-dre les statues, & ensuite de celle de fondré lescanons & les cloches.
De la fonte des statues.
Trois choses font principalement nécessaires pourjetter en bronze des statues, des bas-reliefs, des bus-
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tes, des vases,& autres ouvrages de sculpture ; savoir?le noyau, la cire dt la chape, qui toutes trois vontêtre expliquées séparément.
Le noyau, qu’on appelle aussi l’ame,parce qu’ilsetrouve dans le centre de la statue, & qu’il la sou-tient, est une figure informe, mais approchante decelle qu’on veut jetter -. on la dresse fur une grille defer, forte selon le poids de la statue, & en dedanson la fortifie par plusieurs barrés & verges aussi defer, a qui l’on donne à peu près les mêmes contoursque doit avoir l’ouvrage.
Ce noyau fe peut faire de deux fortes de matières,au choix du Fondeur ; l’une composée de terre aPotier mêlée de fiente de cheval & de bourre ; fau-ne , de plâtre & de brique bien battue & biensassée.
On se sert du noyau dans les statues pour endiminuer le poids & épargner le métal : dans lescloches il occupe tout le dedans, & conserve ce vui-de où fe suspend le battant, & qui leur donne leson j & dans les pièces d’artillerie, si ce sont descanons , il fait ce canal intérieur , qui perçant de-puis la bouche jusqu’à la culasse sert à les charger ;
& si ce sont des mortiers, il ménage le lieu où l’onmet la bombe, & la chambre où s’enferme la pou-dre.
La cire est la représentation de la statue, tellequ’on veut qu’elle soit en bronze au sortir du mou-le ; ce qui s’enteiid aussi pour les autres ouvrages *qu’on destine à la fonte, & où la cire a coutume d’ê-tre employée.
Si ce sont des ouvrages de sculpture , la cire doitêtre toute de la. main du Sculpteur, qui la travailleordinairement fur le noyau même : on peut n.'au-moins la travailler à part dans des creux moulés des-sus le modèle, qu’on arrange ensuite fui la grille,
& autour des barres de fer; remplissant le vuide quireste au milieu, avec du plane & de là brique li-quides ; ce qui forme le noyau, à mesure que leSculpteur élève íes cires, encore enfermées dans leschapes.
Quand la cire, qui doit être de l’épaisseur qu’onveut donner au métai, est achevée, & bien répa-rée , on y attache du haut en bas , & toujours per-pendiculairement , des tuyaux aussi de cire, quifervent à faire les jets Ôt les évents ; les jets , pourporter le métal à toutes les parties de l’ouvrage ; &les évents, pour donner íllue a l’air , qui cauíèroitde grands désordres dans les cavités, s’il s’y trou-voit enfermé , quand le métal enflammé & liquide ytombe avec impétuosité.
L’ouvrage en Cet état, n’a plus besoin que d’êtrecouvert de fa chape.
II ne faut pas oublier , que c’est fur le poids de lacire qui a été employée, que fe proportionne celuidu métal, en mettant dix livres de ce dernier pourchaque livre de faune; & en y en ajoutant quelques-unes de plus pour le déchet, suivant la grandeur del’ouvrage.
La chape est une espèce d’enduit, ou de croûte,dont on couvre toute la cire ; & qui etant d’une ma-tière molle, & même d’abord liquide , en prend &en conserve l’empreinte & les contours, qu’eile doitensuite communiquer au métal , quand il prend laplace de la cire entre la chape & le noyau.
La matière dont on (ait cet enduit, change à me-sure qu’on met différentes couches. D’abord c’est uneComposition de potée & de ciment de vieux creusets,bien broyés & bien tamisés, a qui l’on donne avecde seau la consistence des couleurs propres à peindre:aussi fe fert-on du pinceau pour l’appliquer à 7 ou 8reprises ; mais jamais que les premières couches nesoient parfaitement sèches.
A cette première impression en succède une autre,& encore une troisième aussi au pinceau : la secondeimpression se fait, en ajoutant à la première compo-
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FONDEUR.