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positions. Le Fumage est de'fendu par plusieurs Ar-rêts , Réglemens & Déclarations qui font rapportésà i’Article de V Argent fin fumé, où l’on peut avoir re-cours. On ajoutera feulement ici que l’argent doré fefume auisi-bien que l’argent en blanc, & qu’alors lafriponerie consiste en ce que, quoiqu’il n’ait pas re-çu autant de feuilles d’or que portent les Réglemens,il passe pour vrai doré , & que souvent il a tant d’é-clat, qu’on le vend pour furdoré.
II fáut encore remarquer que quelques Tireursd’or qui employent le Fumage pour dorer leurs la-mes , ont coutume de leur donner le parfum avantde les filer, afin d’empêcher l’odeur de la fumée quireste dans la foie, & qui fait plus facilement con-•noîíre l’abus & la fraude.
Pour dernière remarque, H faut observer que lesTireurs d’or qui font assez malhonnêtes gens pourfaire ce malheureux commerce, pour mieux cacher lafraude, filent toujours leur argent fur une foie au-rore.
F U ME'E. n Voyez, Noir df. Fume'e.
FUMER de l’argent fin filé, c’est lui donner lefumage pour le faire passer pour filé d’òr. Voyez. Fu-mage; -
FUMETERRE. On trouve cette plante fortcommunément dans les jardins, les vignes & leschamps. Etant infuséé dans du lait, après avoir étécòncassée, elle est merveilleuse pour faire sortir larougeole, la petite .vérole, & contre les affectionsdu mefentére & de la rate, le scorbut, la jaunisse ,& toute sòrte de gales. Elle guérit absolument leshypochondriaques scorbutiques , en leur faisant boi-re au Printems du petit lait de chèvre avec partieségales de son suc & de Cochlearia. Cette plante est dunégoce des Herboristes. ,
-f La Fumeterre est ta plante la plus estimée & laplus employée de toutes a cause de ses grandes ver-tus contre les vapeurs. Les Anglois en usent beau-coup dans íà saison. On la nomme fiel de terre a cau-se de son amertume.
f La Fumeterre est un genre de plante queMr. Tonrnefort a rangé dans fa XI e Classe, laquel-le comprend toutes les fleurs irréguliéres ou ano-males , composées de plusieurs pièces. Mais com-me la fleur de ce ce genre fe raporte mieux parses caractères aux Fleurs Papilionacées ou Légu-mineuses , auffi bien que son fruit, avec le fruit deces dernières, il convenoit mieux par conséquentqu’il l’eût rangée dans fa X e qui renferme ce dernierordre de Fleurs ; Car quoique la fleur du Fumeterrene soit que de deux pétales , elle ne laisse pas d’a-voir la figure des Fleurs en papillon, fans compterque la structure de son pistil & de ses étamines feraporte beaucoup a celle qui est dans les autres fleurspapilionacées. 11 y a des espèces de Trefle qui ontla fleur mónopétale ; cependant cette irrégulariténe l’exclut pas de cette X e classe ; Celle de laFumeterre doit avoir autant de droit d’y être pla-cée.
f Onconnoit en Botanique environ vingt-deuxespèces de ce genre, qui ont toutes leurs feuilles di-visées fort menues, mais plus les unes que les autres,8 c dont il y en a quatre qui font en usage en Médeci-ne, savoir les trois premières espèces de celles quifont dans les Institutions de Tournefort, <k la seizièmequi a fa racine bulbeuse. * Mem. de Mr. Garcin.
FUN. Monnoie qui a cours dans la Chine. Ge-melli , Voyageur moderne Italien , qui est le seul quien parle, n’en explique ni le métal ni la valeur. Neferoit-ce point le foang de Siam, dont il auroit vûquelques pièces k Canton. Voyez. Fouaxg.
f- On aprend du Journal du Sieur Lange à la Courde la Chine, en 1721. que le poids des Chinois estpartagé en Laen , Tzin & Fttn. Un Tzin fait la10 e partie d’une Laen , & un Fun la 10 e partied’un Tzin. Une Laen de la Chine tient quelque
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chose de plus en argent qu’un Rouble de Russie.Seize Laen font une Gin , c’est-â-dire, un peu plusque la livre de Hollande de 16 onces. Quatre Funfont environ 30 ZlchoJJes , ou Tzin , petite monnoiede cuivre jaune. Une Laen du plus fin argent payéa fa juste valeur, vaut 1000 Zfchosses. Le prixde cette monnoie est d’ordinaire si sujet a varier,qu’il monte ou baisse régulièrement a chaque se-maine. Voyez le Commerce de la Chine.
FUNER. Terme de Marine. Funer un vaisseau,Funer un mât, c’est y mettre les différons funins oucordages qui fervent à la manoeuvre. Les détoner 5c’est en ôter les cordages.
FUNEUR. Celui qui fournit les funins a un vais-seau , ou qui les y met. Voyez Agre’eur.
FUNIN. C’est le cordage d’un vaisseau. Mettreun navire en Funin , c’est le funer & l’agréer de tousses cordages. Franc Funin, c’est une longue cordeplus ronde & moins aplatie que les cordages ordi-naires , qui n’çst pas gaudronnée j elle sert fur lesvaisseaux pour les plus rudes manoeuvres.
Chaque mât a ses Funins particuliers. Ainsi l’ondit, les Funins du grand mât, les Funins du grandhunier, les Funins du mât de mizéne, &c. ■
Outre cette dénomination, pour ainsi dire, gé-nérale , chaque Funin a son nom particulier qui ledistingue des autres, comme les haubans, les gal-laubaas , l’Itaque, la fausse Itaque, les boulines, labalancine , &c. On peut les voir tous a f Article dei’IxVENTAIRE d’ArMEMENT.
FURIE. Satin ou taffetas des Indes & de la Chi-ne , peint dans le Pays, ou imité en Europe , parti-culièrement en. France, en Hollande & en Flandre.
Ces satins ont'été appellés Furies, parce que lespremiers qui furent apportés en Europe, avoientdes desseins si extraordinaires , & jettés , pour ainsidire, fur l’étoffe avec si peu d’ordre & de propor-tion , qu’on eût pû croire qu’ils étoient l’ouvragede quelque Furie.
On tâcha d’abord d’imiter en Europe l’extrava-gance des desseins Chinois , & l’on y réussit j maisinconstance Françoise ayant fait peindre fur les sa-tins ou taffetas , des fleurs, des oiseaux, ôcc. l’ha-bitude qu’on avoit prise de les nommer Furiesleur conserva leur nom, quoiqu’il ne convîntplus a la beauté des desseins de cette nouvelle fabri-que.
Les Furies, soit qu’elles soient peintes dans laChine & aux Indes , soit qu’elles soient imitées enEurope , font également du nombre des étoffes desIndes & de la Chine, défendues par tant d’Arrêtsdu Conseil, & toujours portées au mépris de l’au-torité souveraine. Voyez Etoffes de la Chine.
Furie. C’est aussi une étoffe de foie, ou satinfaçonné, fabriqué fur le métier, qui imite les pre-miers desseins des Furies de la Chine.
Les Ouvriers de Paris, de Lyon & de Tours lesentreprirent pour flater le goût de la Nation, & ily en avoit d’admirables mais elles n’eurent qu’unmédiocre débit, autant a cause de leur prix, qmétoit considérable en comparaison de celui desvrayes Furies, que par la manie & le goût pour lesétoffes étrangères, dont il 11’y a guéres d’apparen-ce qu’on puisse jamais entièrement guérir les Fran-çois.
FURLONG. C’est une des mesures dont on fesert en Angleterre pour l’arpentage des terres. LeFurlong contient 40 perches , 8 c la perche 16 pies& demi. Huit Furlongs, o-u.320 perches, font unmille d’Angleterre ; ainsi chaque mille contient 1760yards ou 5280 piés d’Angleterre ; enforte que ledegré, suivant la supputation Angloife, est de 60000,ou pour en faire la réduction plus précise, de 59000& demi. Voyez P’.ed, ou Yard.
FUSAIN , qu’on appelle Bonnet de Prêtre . a caisseque son fruit a sa figure à quatre angles. C’est un
petit