Band 
Tome 2.
JPEG-Download
 

59S FU SI. FUST.

savoir 30 livres pour lé' Fusil, & 30 fols pour leGarde-magasin.

Leur longueur & leur calibre ne font pas confor-mes a f Ordonnance de 1670. & ils doivent avoirquatre pies & demi de canon, & porter des ballesde seize a la livre.

FUSILLER UN COUTEAU. C’est le passer surle fusil pour i’affûter & amorcer. Voyez ci-dejsus.

-j- FUSION. Voyez P Addition à P Article Fer.

FUST, ou FUIT. Vaisseau rond fait de douvesou de bois de merrain, dans lequel on met du vinou d’autres liqueurs. Ce mot n’est plus guéres d’u-sage que dans les Provinces. A Paris on dit Fu-taille. Voyez Futaille.

Fust. Se dit aussi chez les Menuisiers, Charpen-tiers , & autres pareils Ouvriers, du bois fur lequelils montent quelques-uns de leurs outils, commeles rabots , varlopes , guillaumes , trépans, &c. LesOuvriers en bois font comme deux classes de leursoutils ; Us appellent les uns Outils a Fust ; & lesautres, Outils a manche.

Fust. Est encore un instrument dont les Relieursse servent pour rogner leurs Livres, ou plutôt lapartie de bois qui compose le couteau a rogner.Voyez RELIEUR.

Fust. Les Paumiers nomment le Fust d’une ra-quette , le bois qui en porte les cordes, & qui en faitle manche.

Les Fujìs éf bois de raquettes payent en Franceles droits de sortie à raison de 16 s du cent pesant ; &pour ceux d'entrée 15 s consorbiément au Taris deIÓ64.

FusT. On nomme aussi le Fust d’un fusil, d’unmousquet, d’une arquebuse, le bois sur lequel cesarmes font montées. Voyez Arquebusier.

Fust. C’est aussi, en terme de Cardier ou Fai-seur de cardes , ce morceau de bois quarré-long , &qui a un manche fur lequel se montent les petits filsde fer qui composent la carde.

Les meilleurs Fusts font ceux qui se font aTropes; & les Cardiers de Paris, qui font estiméspour les plus habiles Ouvriers en cette forte defabrique , ne s’en fervent guéres d’autres. VoyezCarde.

Fust de Girofle. Nom que l’on donne k uncertain petit bouton tendre & peu solide, qui setrouve au milieu de la tête du clou de girofie. VoyezGirofle.

FUSTET. C’est ainsi qu’on doit récrire &prononcer, & non FUSTEL. Bois propre k lateinture, & dont les Teinturiers du petit teint fefervent pour teindre en feuille-morte & en cassé.L’on prétend qu’il devroit être absolument interditdans la teinture, ou du moins seulement souffert dansles Provinces, où il n’est pas facile d’avoir les autresdrogues qui entrent dans la composition des mêmescouleurs, mais qui les font beaucoup meilleures &plus assurées.

Le Fustet , a ce que disent les Botanistes , est leCoggigria des Grecs , & le Cotinus des Latins. Cetarbrisseau est très commun en Italie Ôz en Proven-ce. Ses feuilles font vertes & presque rondes. Safleur qui est d’un verd obscur, & qui s’ouvre enmaniéré d’éventail, est composée d une espèce debourre mêlée de graines noires faites en cœur.C’est son tronc ou sa racine mondée de leurs écor-ces , que les Marchands Epiciers & Droguistes ven-dent pour bois de Fustet. Celui de Provence estestimé le meilleur. II doit être choisi de couleur jaune& bien sec.

f C’est un genre de niante a fleur rosacée, ou acinq pétales, de la XXI e . Classe de Mr. Tourne-fort , dont le pistil devient une capsule ronde quirenferme une seule semence. Mr. Savary a donnéune fausse description de la fleur , car elle ne s’ou-

FUS. FUT. 596

vre point en maniéré d’éventail , ni elle n’estpoint composée de bourre. 11 a peut-être vouludire, que les fleurs font portées au sommet del’arbrifleau , par de petites branches roides, fortvelues , disposées en grapes, lesquelles fleurs quandelles font passées, font suivies chacune d’une grai-ne noirâtre.

11 doit paroître surprenant que quoique ce boiscroisse en abondance en Provence , les Françoisaiment mieux cependant le tirer d’Angleterre & deHollande ; mais cette surprise doit cesser, quand onsaura que ce qui donne lieu a la préférence , est quele Fustet Provençal revient très souvent a beaucoupplus cher que celui que nous prenons des Etran-gers.

Les feuilles & les branches du Fustet s’employentpar les Courroyeurs & autres Ouvriers dans la pré-paration des cuirs. Les Tourneurs & les Ebenistesfe fervent aussi dans leurs ouvrages, du bois deFustet, sur-tout quand il est bien jaune & agréable-ment veiné.

Le Fufìet paye en France les droits d entrée , à rai-son de S f le cent pesant , & ceux de sortie , comme boisde teinture, c’est-à-dire, 13/ du quintal, suivant leTarif de 1664.

Le s droits que ce bois paye à la Douane de Lyon,fontde 2 f du quintal, tant d ancienne que de nouvelle ta-xation.

FUSTOK. Bois jaune qui sert k la teinture, &aux ouvrages de tour & de marquetterie. La couleurqu’on en tire est d’un très beau jaune doré : elle doitpourtant être assurée par le mélange de quelques au-tres ingrédiens.

L’arbre de Fustok croît dans toutes les Isles An-tilles, mais particulièrement dans l’Ifle de Tabago »où il s’éléve fort haut. Ce sont les Anglois & Hol-landois qui l’apportent en France, où les Epiciers &autres Marchands qui en font commerce , l’appel-lent simplement Bois jaune.

Les Teinturiers l’employent ordinairement pouffaire les noirs : les plus habiles néanmoins, ceuxqui ont le plus de bonne foi, & qui n’aiment a faireque de belles teintures , & dont les couleurs soientbien assurées, prétendent qu’il faudroit absolumentdéfendre ce bois , même au petit teint.

Le bois de Fustok , ou bois jaune , paye en Franceles droits d entrée à raison de 12 s. du cent pesant ; &ceux de sortie , comme bois de teinture, fur le piè de 13fols.

FUTAILLE. Vaisseau où l’on met du vin. On ledit aussi quelquefois des vaisseaux où l’on conservel’eau qu’on embarque sur les navires destinés auxvoyages de long cours ; mais plus ordinairement onles appelle Banques.

Futaille monte’e. C’est celle qui est reliée, &qui a tous ses cerceaux, ses fonds & ses barres.

Futaille en botte. C’est celle dont les dou-ves sont toutes préparées, & k qui il ne reste plusqu’k y mettre les cerceaux. On en embarque sou-vent de la sorte sur les vaisseaux destinés pour leslflesde l’Amérique, par ce qu’elles tiennent moins de pla-ce, & qu’il est facile de les monter, soit avec les cer-ceaux qtt’òn porte aussi tous en môle, ou que l’onfait aussi en route dans les lieux où fe trouvent desbois propres a cela.

Les Futailles vuides payent en France les droits d!en-trée à raison de 2 s. pour chaque poinçon , & les droits désortie sur le pié de 4 s. fi elles sont neuves , Ù proprespour mettre vendanges.

Les droits que les Futailles payent à la Douane deLyon , font ; savoir , les Futailles . la balle de charettej O f. tant d ancienne que de nouvelle taxation ; Ù lesFutailles de Pays , <Ç f

FUTAILLERIE. Tout bois propre a faire de«futailles.

Léì