§47 GING. GINS.
' lia tare se donne sur les balles ; savoir, pour cel-les au-dessous de ioo 1. quatre livres ; au-dessus deioo 1. jusqu’h 2 qo 1. íìx livres ; & au-dessus de 200 1.huit livres.
' Le Gingembre confit se vend depuis 24 jufqu’a26 florins le cent. La tare est de 6ç 1. par baril, àles déductions pour le bon poids,& pour le promt.payement chacune d un pour cent.
GINGEOLE. Voyez. Jujubes.
G1NGIRAS. Etoffe de foie fabriquée aux Indes ;fa longueur est de 9 \ aunes , & fa largeur de f.
GiNGUET. Petit vin qui n’a ni force ni agré-ment. ' Quelques-uns croyent trouver dans le motde Ginguet Tétimologie de celui de Guinguette, nomnouveau que le peuple de Paris a donné depuis lecommencement du XVIII e siécle a de petits cabaretsétablis au-dela des Fauxbourgs de la ville.
GIN-SENG. Plante admirable, jusqu’a présentpeuc connue- en Europe. Quelques-uns Rappellentjúm-Jeng. Voyez le Commerce de' la Chine.
-j- Quoique le Ninzin & le Gin.s-eng soient des ra-c-nes ùe plantes non feulement de différente espè-ce , mais même dé différent genre, cependant Onles pteua souvent'pour la même racine. Car commeeues te ressemblent assez pour la ‘figure & les ver-tu-. , & qu’011 nous les apporte de.fort loin, que lesMédecins d Europe en font peu d’usage, & que d’ail-ieius te Gins-eng coûte beaucoup plus que le Nin-Jiu , il n’ett pas’ surprenant que plusieurs personneslòteut tombées dans Terreur en les prenant l’unepoui l’autre. Poúr empêcher de les confondre dansla fuite , nous avons crû. qu’il feroit à,propos d’enjoindre ici les descriptions, que. nous avons tiréesdes menteurs Auteurs.
Le Ninzin encore jeune, dit K tempser , n’a qu’u-ne petite racine simple, semblable a celle du Pa-nais , de trois pouces de long, de la grosseur du pe-tit doigt, garnie' de quelques fibres chevelues ,charnue, blanchâtre, entrecoupée de petits sillonscirculaires très-fins, & partagée quelquefois infé-rieurement en deux branches, d'où lui est venu lenom de Nindfin , c’est-a-dire, semblable a Phom-me. Elle a l’oàeur du Panais, & le goût du Cher-vi, moins doux cependant, & plus agréable, étantcorrige par une certaine petite amertume qui a pei-ne fe fait sentir. Cette plante devenue plus forte,& de la hauteur d’un pié, cultivée dans le Japon ,pousse une ou deux racines semblables a la premiè-re ; lesquelles lorsque la plante a acquis plus de vi-gueur , qu’elle est plus branchue, & qu’elle portedes fleurs, font plus charnues, de la longueur d’u-ne palme, & placées fans ordre. Du colet de cesracines naissent ensemble plusieurs bourgeons, quipar la fuite deviennent des tiges, & des tuberculesqui se changent en racines.. La tige s’éléve a la hau-teur d’une coudée & demie ; elle est moins grosseque le petit doigt, cylindrique, inégale & canelée,partagée d’efpace en espace d’un pouce & demi delongueur, par des nœuds relevés & pointillés toutautour, comme dans le roseau.- elle est branchue ,& les rameaux naissent en quelque maniéré alterna-tivement dans les nœuds : elle est solide à sa par-tie inférieure, & dans le reste elle est creuse, ainsique ses rameaux, qui sont aussi plus profondémentcanelés. Les feuilles qui varient selon Tétât, laforme & la grandeur de la plante, font portées furdes queues longues d’un pouce & demi, légère-ment canelées, creusées en goutiére jusqu a la moi-tié de leur longueur , & qui embrassent les nœuds :ces feuilles, dis-je, varient ; car dans la plantenaissante elles font -uniques, rondes, crenelées,longues d’un pouce , & taillées en forme de cœurà leur base ; mais lorsqu’elle est plus avancée, &que la tige a environ un pié de hauteur, les feuil-les sept plus grandes , & fort semblables a celles de
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la Berle & du Chervi, composées de cinq lobesou petites feuilles ovales, pointues, minces, lon-gues d’un pouce & demi , découpées a dents descie, d’un verd gai, partagées par une côte rele-vée , de laquelle partent des nervures latérales, quipar leur fréquente réunion forment un réseau. En-fin lorsque la plante est parvenue à son état de per-fection , & que la tige en est plus branchue, lesfeuilles font découpées en trois lobes; & a,mesurequ’elles Rapprochent du sommet de la tige, ellesfont plus petites & ont a peine la grandeur d’unongle. Les bouquets de fleurs qui terminent les ra-meaux, font garnis a leur base , de petites feuillesétroites & disposées en parasol,,cíont les brins fontlongs d’un pouce , chargés de plusieurs petits filetsqui portent chacun une fleur qui est blanche, a cinqfeuilles taillées en maniéré de cœur, & placées enrose fur le haut d’un calyce de. la figure de la grainede Coriandre. Les étamines qui s’élévent dans lesintervalles des feuilles de cette fleur, font courtes,garnies d’un sommet blanc, & elles tombent bien-tôt. Le style qui est fort court, est fendu en deuxparties. La fleur étant passée , il lui succède un fruit,qui en tombant se partage, en deux gaines, canelées,applaties d’un côté,nues, semblables à celles de Pa-nis , d’un roux foncé dans leur maturité., ayant legoût de la racine, avec une foible chaleur. Dansles aisselles des rameaux naissent des bourgeonsseuls, ou plusieurs ensemble, arrondis, ovalaires,de la grosseur d’un pois, verdâtres, semblables enquelque façon a des verrues, charnus, d’un goûtfade & douceâtre ; lesquels lorsqu’on les plante , ouqu’ils tombent d’eux-mêmes fur la terre, produisentdes plantes de leur genre de même que leur graine.
(*) Cette plante, si Ton excepte le Thé, est la pluscélébré de toutes celles de l’Orient, à cause de saracine qui a beaucoup d’utilité. Celle que l’on. ap-porte de Corée dans le Japon, & que Ton cultivedans les jardins de la ville de Meaco, y vient mieuxque dans fa propre patrie : mais elle est presquesans vertu ; celle qui naît dans les montagnes deKataja ( dans la Province de Siamsai ) & de Co-rée , où Pair est plus froid , dure plus longtems ; faracine subsiste, & ses feuilles tombent en Autom-ne; dans le Japon elle produit plutôt des tiges char-gées de graines , & elle meurt le plus souvent enun an.
On ramasse cette racine au commencement del’hiver. Lorsque ce tems approche, on met des gar-des dans toutes les entrées de la Province de Siam-sai pour empêcher les voleurs d’en prendre. Avantque d’en faire usage, on les prépare ainsi. Etantnouvellement tirées de terre, on les macère pen-dant trois jours dans de Peau commune, ou encoremieux dans de Peau froide où l’on a fait bouillir duris pour la seconde fois : étant ainsi macérées, onles suspend à la vapeur d’une chaudière couverteplacée sur le feu : ensuite étant léchées jusqu k lamoitié, elles acquièrent de la dureté, elles devien-nent rousses, résineuses, & comme transparentes,ce qui est une marque de bonté. On prépare lesgrandes fibres de la même manière; la dose est ungros & demi ou plus suivant Poccasion. Tout ceciest tiré de Kcempfer.
Le Gin-feng a une racine qui a un ou deux poucesde longueur; elle est quelquefois plus grosse quele petjt doigt, & quelquefois moins, un peu rabo-teuse , brillante & transparente ; le plus souvent par-tagée en deux branches, quelquefois en un plusgrand nombre, garnie vers le bas de menues fibres.Este est rouflâtre en déhors & jaunâtre en dedans ;d’un goût légèrement âcre , un peu amer & aroma-tique j
(*) Ce qui est dit ici, nie paroit plutôt convenir au Giú-scng, qu’au Ninzin,