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Tome 2.
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GRAIN,

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g E qui se pratique a Amsterdam,dans les achats & ventes des Grains.

On peut voir dans les difFerens Articles où il esttraité des Grains dans leur ordre alphabétique , lesdivers prix qifils se vendent ordinairement à Amster-dam , les tares qu’ils donnent suivant leurs espèces,

& leurs déductions pour le bon poids, ou pour lepromt payement. Ici l’on se contentera de parlerdes fraíx qu’il en coute aux acheteurs, soit qu’ilsles veuillent garder en grenier, soit qu’ils les veuil-lent envoyer au-dehors , & ce que doivent obser-ver les Vendeurs.

Le Vendeur n’est tenu qu’au seul courtage, quiest de 6 s. par last. Lorsqu’il a fait son marché &qu’il a vendu une partie de Grains, il délivre al’A-cheteur ou a quelques-uns de ses gens, un ordrepar écrit pour le mesurage de la quantité des Grainsvendus, pris dans un tel grenier, tel vaisseau, outel bateau, suivant l’endroit où ils font. Le mesura-ge achevé , les mesureurs lui renvoyent ion ordre ,au basduquel ils ajoutent le nombre de lasts, demuddes ou de schepels de froment, de seigle, d’or-ge , d’avoine, ou d’autres sortes de Grains qu’ils ontmesurés ; & pour la peine de celui qui rapporte sonbillet, il lui donne 6 s. qui sont, avec les droits decourtage , les seuls droits auxquels le Vendeur esttenu.

A l’égard de ceux qu’il en coute k l’Acheteur , ilsfont plus ou moins forts, suivant qu’il les veut gar-der en grenier , ou les envoyer au-dehors.

Au premier cas , il faut qssil paye au Fermier dela mesure ronde, ou, comme on l’appelle a Amster-dam, Pachter der Ronde-maat, 27 f. du last de fro-nt nt & 16 s. i du seigle , de l’orge , de l’avoine &du blé-sarasin. Dans le second cas, ce droit n’est pasdù; & méme celui qui l’a payé en mettant ses Grainsau grenier, peut s’en faire rembourser par le Fer-mier , st dans la fuite il les envoye dehors, en justi-fiant néanmoins du passeport qu’il en a obtenu.

Les autres fraix auxquels l’Acheteur est tenu, fonti°. Le droit de courtage, qui est, auffi-bien quepour le Vendeur , de 6 f. par last.

2 0 . Pour la sortie du bateau, & leS mettre engrenier -, ou la sortie du grenier pour les mettre enbateau, il paye depuis 20s. jusqu’a40 s. par last,suivant la hauteur du grenier.

3 0 . Pour les fraix du bateau 3 s.

4 0 . Pour les sacs & échelles 1 stJ°. Pour le droit qui s’appelle Set-Gelt 3 st6°. Pour les Mesureurs & leur boisseau 2 st7°. Pour le Facteur 3. st

Tous ces petits fraix ou droits , outre le courtage,reviennent a 2 stor. 2 f. par last, k quoi il faut ajou-ter la dépense des greniers que l’Acheteur est obligéde faire dans les Bâtimens fur lesquels il les charge,s’il veut les envoyer par mer.

Grain. Se dit auffi des choses rondes & séparéesl’une de l’autre, qui ont du raport & de la ressem-blance aux pois ou d’autres Grains, soit qu’ellessoient plus grosses ou plus menues,comme, un Grainde musc, un Grain de cachou, un Grain d’ambre ,un Grain d’encens, un Grain de corail, un Grainde chapelet, un Grain de patenostre, &c.

Grain. S’entend encore de la forme ou figure desGrains qui font dans les étoffes, les cuirs , les mé-taux & les pierres.

Les Gros de Tours & de Naples font des espè-ces de moires qui ont un plus gros Grain que lesautres. On dit aussi, de la Futaine a Grain d’orge.Le Maroquin a un Grain plus gros que le Chagrin.H y a du marbre dont le Grain est gros, & d’autredont le Grain est menu. L’acier fe connoît au Grainequi est beaucoup plus fin que celui du fer.

Bichon, de Commerce. Tom. II.

GRAINE.

Grain de Zelim. Voyez. Poivre long.

Grain de Tilly. Voyez. Pignon d’Inde.

On appelle Huile de petit Grain, celle quife fait avec de petites oranges vertes qu’on nomméOrangelettes. Voyez. Orange.

Grain d’orge. On appelle ainsi certaine efpécede linge ouvré qui fe fait en Flandre & en Picardie.Voyez. Linge.

Grain d’orge. Se dit auffi de quelques-outilsd’Artisans.

Les Menuisiers ont des Grains d’orge'montés furdés fusts, & d’autres qui font a manche de bois.Les Grains d’orge a fust íont des espèces de rabotsqui servent a faire des moulures & k dégager les ba-guestres ; ceux a manche font des ciseaux pointus "un peu rabattis en burins.

Les Grains d’orge des Tourneurs font auffi desespèces de ciseaux dont la pointe est en triangle. Ilsen distinguent de deux fortes ; les uns qu’ils nom-ment Grains d’orge simples , & les autres Grainsd’orge a trois taillans ; ils fervent k ébaucher l’ou-vrage.

Ce que les Serruriers appellent Grain d’orge , estun outil de fer acéré , dont la pointe est forte &quarrée ; ils s’en servent pour percer la pierre , lors-qu elle est trop dure pour que le ciseau y puisse en-trer-

Grain d’orge. Se dit quelquefois de la lignéqui est la douzième partie du pouce de Roi, c’est-a-clire , de la plus petite des mesures des longueurs;Voyez. Ligne.

BRODERIE a Grain d'or.ge. Terme de Cha-sublier. C’est une broderie en compartimens, qui re-présente assez bien le Grain dont elle a pris sonnom.

GRAINE. C’est la semence que produisent les ar^>bres & les plantes pour la conservation & repro-duction de leur efpéce.

-j- La Graine dans les plantes est ordinairementlogée dans des capsules , ou envelopes, qu on ap-pelle , pris dans un sens général & parmi les Bota-nistes , le Fruit', car parmi le vulgaire , le fruit n’estparticulièrement autre choie que ce que les arbrescultivés produisent de bon pour la table. G’est pour-quoi on les appelle Arbres fruitiers.

-j- L’homme qui s’étudie a connoître la natureavec des yeux attentifs , reconnoit aisément que leSÇraines font aux plantes ce que les œufs font auxanimaux volatiles ; chaque pièce des uns & des au-tres renferme comme une matrice, un embryon ìou un individu de son efpéce. Ainsi l’on pourroitégalement, & íùivant les loix de la nature, appelleroeufs de plantes , les Graines qui en viennent ; &Graines d?animaux, les œufs pondus par les volati-les. L’usage a bien suivi cette loi , k l’égard desœufs que les papillons des vers a foie pondent pourse multiplier ; car on les appelle la Graine, commeon le peut voir plus bas dans cet Article, fur cequ’en dit Mr. Savary. L’Analogie se trouve, dansles Graines & dans les œufs , toujours la même àdivers égards.

-j- Toutes les marchandises tirées des plantes, donton parle dans ce Dictionnaire, telles que font lépain , le vin , les fruits , le jardinage , le foin , lecoton , la rite , le lin , le fil , la toile , l.e bois , tant abrûler qu’k bâtir ; le sucre , le thé , le cassé , le ta-bac , & une infinité d’autres , qui font la plus gran-de partie .de cet ouvrage , dont les Drogues pourla Médecine & pour la Teinture, ne font pas lesriioindres , dans leurs qualités , & dans leur nom-bre ; toutes ces marchandises , dis-je, nous manque-roient, fans les opérations & les propagations détant de Graines qu il y a dans le monde. Toutes en-semble, & par leurs besoins réciproques , tendent kperfectionner le bien de l’homme & celui des ani-

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