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Tome 2.
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HAR. HAU.

den. pour Us Harnois de cuir couverts de velours , &2$ f pour ceux enrichis de paffemens & fils d’or ou

£ argent. . ..

Harnois, en terme d’Oiselier. Signifie tout 1 e-quipage qui leur sert pour la chaise des petits oi-seaux. Voyez Oiselier.

Harnois. Ce terme s’entend auffi des filets, uten-ciles & instrumens qui servent a pêcher le poilíon

deau douce.

^Ordonnance des Eaux & Forêts de 1669. por-te que les engins & harnois des pêcheurs, serontmarques d’un plomb aux armes du Roi avec le nomde leur maîtrise, dont le poinçon reliera au Greffede chacune desdites maîtrises.. Voyez Pesche. Voyezauffi Pescheur.

HARPON. Espèce de long dard ou javelot ar-mé par un bout d’un fer pointu & acéré , avec le-quel on harponne les baleines & autres grands pois-sons a lard. Le Harpon pour la pêche des tortuess’apoelle une varre. Voyez Baleine & Tortue.

HARPONNER. Se servir du harpon pour bles-ser & arrêter le. poisson.

HARPONNEURS. Ce font les plus forts & lesplus adroits des Matelots, qui font l’équipage desnavires- qui vont à la pêche de la baleine, qu’oncharge de lancer le harpon. Voyez Baleine.

HASAER DENARïE. Monnoie d’argent quia cours en Perse ; il vaut dix mamoudis. Voyez Ma-

M0UD1.

HASARD. Voyez HAZARD.

HASSART. Espèce de hache qui a le tranchantarrondi. On le dit aussi des grandes serpes. VoyezHache & Serpe.

HASTER. Mesure de continence dont on sesert dans quelques endroits desPays-Bas Autrichiens,particulièrement 'a Gand & dans tout son district.

Le Haster de Gand contient 30 septiers de Parismoins un cinquante-sixième.

HASTEURS. Inspecteurs qu’on commet dansles grands atteliers , pour avoir l’ceil que les Ma-çons, Limousins, Manœuvres ou autres Ouvriersne perdent point de tems. On les nomme aussi Chas-se-avant.

HAVAGE, ou HAVE’E. Droit qu’on a de pren-dre dans les marchés plein la main de grain de cha-que sac qui y est exuosé en vente.

C’est de cette sorte de droit dont jouît h Paris& dans quelques autres Villes de France, l’Exé-cuteur des hautes œuvres ; mais a cause de l’infa-mie de son emploi, & pour Pempêcher de mettrela main dans les sacs, on a réglé son droit a unemesure de fer blanc en forme de cuilliére a longmanche, avec laquelle il puise les grains fans y tou-cher.

Les Abbés de Sainte Geneviève avoient rachetéce droit,moyennant cinq fols de rente annuelle qu’ilslui payoient le jour de leur fête. Ce droit subsisteencore en plusieurs endroits, mais fous un autrenom. Voyez l Article des Halles.

HAUBANIER. C’est un des noms qu’on don-ne aux Maîtres Marchands Pelletiers-Foureurs deParis. Voyez Pelletier.

Haubanier. On nommoit auffi autrefois en Fran-Ce , Haubaniers du Roi, des Marchands privilégiésqui avoient la faculté Tacheter & de vendre dans* a Ville, Fauxbourgs & Banlieue de Paris toutessortes de bardes vieilles, & nouvelles, en payant uncertain droit au domaine de S. M. & à son GrandChambrier. C’étoient des espèces de Fripiers, ouplutôt ce qu’on appelle présentement dans cetteCommunauté, des Maîtres de Lettres. Voyez Maî-Tre de Lettres.

HAUBANS. Terme de marine; ce font les groscordages à trois tourons, avec lesquels on soutientles mâts d’un vaisseau h basbordfa stríbord & par der-r sore. Us fervent aussi aux matelots h monter aux hu-Dittion. de Commerce. Tom. I I.

HAUB. HAUT. 798

nés. Les petites cordes qui les traversent en formed’échelons , s’appellent des enfiéchures, & quelque-fois des figures.

Les divers Haubans d’un grand vaisseau font lesHaubans du grand mât, les Haubans du mât de mi-séne, les Haubans d’artimon, les Haubans du mâtde hune d’avant, les Haubans du grand mât de hu-ne , ceux du perroquet d’avant, ceux du perroquetde fougue, ceux du beaupré-, & ceux du perroquetde beaupré.

Les mâts de clialoupe ont aussi leurs Haubans.Voyez Inventaire d’Ármement.

HAUBELONNE’S, ou OUBELONNE’S. Sortesde fromages qui fe font en Hollande,. & dont lesHollandois font. un grand commerce dans le Paysétranger. Par le nouveau Tarif de 172Ç. les centlivres pesant payent 2 f. 8 p. de droits de sortie.

HAUBERGENIER. Celui qui fait des' haubertsou cottes de mailles. Les anciens Statuts des Maî-tres Chaînetiers de la Ville & Fauxbourgs de Pa-ris leur donnoient la qualité de Haubergeniers,parce qu’il leur appartenoit de faire seuls cette forted’armure. Voyez Chainetier.

HAVE’E. Voyez HavAge.

HAUSSE. C’est le prix qu’on met au dessus d’unautre dans les ventes publiques, pour fe faire adju-ger la chose qui est criée par i’Huissier-Priseur, C’estproprement ce qu’on nomme une Enchère. VoyezEnchère & Enchérir.

HAUSSER. Augmenter le prix d’une chose, enoffrir plus qu’un autre. Voyez comme deffus.

HAUT. Se dit, en terme de Banque, du chan-ge de l’argent, quand il est plus fort qu’il n’a cou-tume de fe payer. Voyez Change.

Haut. Est encore en usage pour signifier la va-leur extraordinaire des espèces. Jamais les mon-noies en France n’ont été si hautes qu’en 1720.Voyez Monnoie.

HAUT-BILLON Voyez Billon.

HAUTE-FUTAYE. Voyez Futaye.

HAUTE-LISSE. Efpéce de tapisserie de foie& de laine, rehaussée d’or & d’argent, qui repré-sente de grands & petits personnages , ou des pay-sages avec toutes fortes d animaux. La Haute-lisseest ainsi appellée de la disposition des lisses, ou plu-tôt de la chaîne qui sert à la travailler , qui est ten-due perpendiculairement de háut en bas ; ce qui ladistingue de la basse-lisse , dont la chaîne est misesur un métier placé horisontalement. Voyez Basse-lisse.

L’invention de la Haute & Basse-lisse semble ve-nir du Levant ; & le nom de Sarrasinois qu’on leurdonnoit autrefois en France , aussi-bien qu’aux Ta-pissiers qui se mêloient de la fabriquer, ou plutôt dela rentrasse & raccommoder, ne laisse guéredelieud’en douter. Peut-être les Anglois & les Fíamans quiy ont les premiers excellé-, en ont-ils apporté fartau retour des Croisades & des guerres contre les Sar-rasins.

Quoi qu’il en soit, il est certain que ce sont cesdeux Nations, & particulièrement les Anglois , quiont donné en Europe la perfection a ces riches ou-vrages qui font le plus bel ornement des Eglises ,des Basiliques & des Palais des Rois; ce qui doitles faire regarder, sinon comme les premiers Inven-teurs, du moins comme les Restaurateurs d’un art siadmirable, & qui fait donner une efpéce de vie auxlaines & aux foies dans des tableaux , qui certaine-ment ne cèdent guère a ceux des plus grands Pein-tres , fur lesquels la Haute & Basse-lisse se travail-lent.

Les François ont commencé plus tard que lesautres a établir chez eux des Manufactures de cessortes de tapisseries ; & cen’est guéres que fur la findu Régne de Henri IV qu’on a vù sortir desmains des Ouvriers de France des ouyíages de

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