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que, lans posiéder parfaitement la maniéré de multi-plier les nombres les uns par les autres. Voyez, Ta-ble DE PïTHAGORE.
LIZARDES. (a) Toiles qui se fabriquent auOáire ; elles se vendent 120 meidins la piéce de 28pics.
II y a auffi de ces sortes de toiles à Alep ; mais onles y nomme Lizales. Elles font une partie du con*-merce des Européens.
LIZER, ou ELIZER une piéce de drap. C’estla tirer par les liziéres fur fa largeur, afin de la bienétendre , pour pn ôter les ribaudures & anguilles ,qui font des espèces de íaux-plis ou bourlets qui s’yfont formés en la faiíant fouler, causés par la forcedes maillets ou pilons qui font tombés dessus.
II est nécessaire de retirer plusieurs fois la piéce dela pile ou pot pour la lizer, asin qu’elle puisse fefouler uniment fans fe dégrader, & pour prendre falargeur comme il faut.
LÏZIERE. Voyez Lisiere.
LLAMAS. Espèce de petits chameaux ou mou-tons du Perou. Les Péruviens les nomment Llamas ,ceux du Chily Chillehuéqites , & les Espagnols Carne-ros de la tierra , c’est-'a-dire, moutons du pays.
î Ce mot Indien ou du Pérou, est écrit selon^orthographe des Espagnols. Les François devroientl’écrire Liamas , pour conserver la méme pronon-ciation, usitée par les Espagnols & les Péruviens.La double LL en langue Espagnole est appeliée li-quide ou mouillée, & se prononce furies voyellescomme une L suivie immédiatement d’un i.
Ces animaux ont la tête petite à proportion ducorps ; elle tient tout ensemble du cheval & du mou-ton ; leur lèvre de dessus est fendue comme celle dulièvre , leur col long & courbé en bas comme leschameaux, & le pié fourchu comme le mouton.
Ils portent jusqu’a cent pesant, & marchent la tê-te levée & avec une espèce de gravité, mais jamaison ne peut les faire marcher la nuit; ils mangent peu& ne boivent jamais. Leur nourriture est une fortede jonc très fin qu’on nomme Ycho , qui est fort esti-mé dans cette partie de P Amérique où se trouventles Llamas, à cause du grand usage dont cette herbeest dans les mines de vif-argent, où elle tient lieu debois pour la fonte du mineray.
Les Llamas font si dociles & si faciles a dresser,que quand on les charge & qu’ils ont coùtume deporter leur charge a certains endroits, ils y vont fansconducteurs, & étant déchargés reviennent aussitout seuls retrouver leur Maître. Leur laine a uneodeur forte & désagréable; c’est a quoi on la peutconnoître, quand on en mêle avec celle de vigo-gne a laquelle elle est très inférieure. Elle est Tail-leurs longue, assez fine , mêlée de blanc , de gris& de roux. On en fait à peu près les mêmes étoffes& manufactures que de la laine de vigognes.
f II est surprenant que les Espagnols n’ayentpoint transporré en Espagne des Llamas pour en a-voir de la race, puis que c’est un animal si utile, &qui coute si peu d’entretenir. II semble qu’il pourroitsubsister, auísi-bien dans ce climat, que dans celui duChili. II y a encore deux autres espèces de Llamas,dont l’une s’appelle Alpaque , & l’autre Vicogne , ouselon les Espagnols Vicunas. Voyez Vicogne , ouVigogne , & Alpagne.
LO. Les Chinois nomment ainsi une forte de ga-ze qui fe fabrique a Canton. II y en a de trois for-tes, qui diminuent par degrés de longueur & de lar-geur.
Les Los de la troisième forte ont 12 aunes de longfur 25 pouces de large.
LOCAL. Ce qui appartient a un lieu. Une cou-tume locale , c’est une coùtume qui ne s’observequ’en un endroit qui lui est propre; un droit local,
(a ) VAuteur en fait un autre article fous Lif.uz,
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c’est un droit qui se paye a Pentrée de certainesVilles ou de certains territoires , a un passage ou àun pont. II y a beaucoup de ces droits locaux íurla rivière de Loire.
Les Voituriers fe chargent ordinairement de payerles droits locaux qui se trouvent sur leurs routes ;les Marchands & les Propriétaires des marchandisesne doivent pas néanmoins négliger d’en faire men-tion dans les marchés par écrit qu’ils font avec euxpour le transport & voiture de celles qu’ils leurconfient.
LOCMAN. Voyez Lamaneur.
LOCQUETS. Terme dont on se sert en Nor-mandie , aux environs de Rouen & dans le Pays deCaux, pour signifier la laine qu’on coupe de dessousles cuisses des bêtes a laine. Elle est la plus grasse& la moins estimée de toutes ; elle sert à faire desmatelas ; on en fait auffi entrer dans la fabriquedes droguets de Rouen, où este sert a en faiie la tre-nte. En Berry on les appelle Ëcouailles. Voyez Lai-ne.
LOCRENAN. Nom qu’on donne a une forte degrosse toile de chanvre écru , qui tire son nom dulieu où elle se fabrique en basse Bretagne , appelleLocrenan.
Cette espèce de toile s’achéte a la piéce, quicontient 30 aunes de long fur | de large mesure deParis. On s’en sert a faire des voiles pour les gran-des & petites barques ou chaloupes qui vont a Plai-sance pour la pêche de la morue.
Lps Anglois en tirent assez considérablement entems de paix.
Il faut remarquer que les Espagnols & les Bayon-nois qui en consomment auffi beaucoup, leur don- 'nent ordinairement le nom de toiles d’Olone, quoi-qu’il ne s’en fabrique point en ce lieu de Poitou,au moins qui soit de cette qualité.
II se manufacture encore en Basse-Bretagne versQuimpercorentin une espèce de toile toute pareilleaux Locrenans : comme elle est destinée au mêmeusage , on lui donne auffi le nom de Locrenan, quoi-qu’elle n’y soit pas fabriquée. Voyez Voile.
LODIER, ou LOUDIER. Grosse couverturepiquee , remplie de laine ou de ploc entre deux étof-fes ou deux toiles. Le Dictionnaire de l’Académiedit Lodier , les Tarifs Loudier.
Les Lodiers , courtepointes Ù couvertures de plocpayent en France les droits de sortie à raison de 12 sdu cent pesant.
LOGE. On appelle a Lyon, a Marseille , &c.Loge du Change , Loge des Marchands, un cer-tain lieu dans les places ou bourses,où les Marchandsle trouvent a certaines heures du jour pour traiter desaffaires de leur négoce.
On ne souffre point qu’un Marchand qui a saitfaillite ou banqueroute, entre dans la Loge des Mar-chands. Voyez Place du Change & Bourse.
Loge , qu’on appelle plus ordinairement Comp-toir. Signifie auffi un Bureau général de Commer-ce établi en quelques Villes des Indes pour chaqueNation de l’Europe.
ss Ce terme est plus usité chez les HollandoisauxIndes que .chez les autres Nations. Ils nommentLoges tous les comptoirs qu’ils y ont. Les Angloiss’y fervent toùjours de celui de FaElorie. VoyezCOMPTOIR.
O11 nomme encore Loges les boutiques qui fontoccupées par les Marchands dans les Foires.
LOGER-HU. Nom que les Anglois donnent aune forte de tortue que les François appellent Ka-ouanne ou Cahoanne. Voyez Tortue.
LOMBARD. Ancien Peuple d’Allemagne quis’établit en Italie, a la décadence de l’Empire Ro-main.
On a long-tems donné en France le nom deLombards aux Marchands Italiens qui venoient y
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