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Tome 2.
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ii4S LOND. LONG, L O N, LOT, 1146

doit être composée de 2000 fils & montée dans des la Longueur des toiles font des années 1676. 1680.rots de deux aunes , pour être au retour du Foulon 1682. 1684. 1695. 1700. 1701. & 1716. Voyezd’une aune & un sixième de large entre les lisières. - VArticle des Reglemens.

Le mot de Londres doit être mis au chef & pre- LONGUIS. Ce font des taffetas des Indes k car-mierboutde chaque piéce. Art. 4 & î dit Régie- réaux. Voyez. Taffetas des Indes.ment fait pour les draperies destinées pour le Levant LOOPEN. Mesure pour les grains dont on fele 20 Novembre 1708. sert a Riga. Les 46 Loopens font le last de cette

LONDRINS. Draps de laine qui fe fabriquent en Ville ; ils font aussi le last d’Amsterdam.

France, particulièrement en Languedoc, en Pro- Looper. Mesure des grains dont on fe sert dansvence & en Dauphiné , dont la destination est pour quelques lieux de la Province de Frise , particulié-ies Echelles du Levant. renient a Groningue, Leeuwarden & Haarlingen.

11 y a toute apparence que ces fortes de draps ont 36 Loopers font le last de ces trois Villes , qut estpris leur nom de la Ville de Londres en Angleter- de 33 muddes ; ils font aussi 3 hoeds ou chapeauxre ; les Anglois ayant été long- tems avant les Fran- de Roterdam.

çois en possession de faire le négoce de draperie en * LOOT. NomHollandois, qui signifie demi~On-Levatxt ; ensorte qu’on peut dire avec quelque cer« ce, ou la 32 e . partie de la Livre poids de marc. IItitude que les Anglois font les inventeurs de ces est généralement usité k Amsterdam & dans toutesfortes de draps, & que les François en font les imi- les Provinces-unies. On dit 2 Loots, 3 Loots, &c.

tateurs.

Ii se fait de deux espèces de Londrins, les unsappelles Londrins premiers, & les autres nommésLondrins seconds. '

Les Londrins premiers doivent être fabriqués toutde laine prime Segovie, tant en tréme qu’en chaî-ne ; la chaîne doit être composée de 3000 fils, &faite dans des rots de deux aunes, pour revenirau retour du Foulon à la largeur d’une aune & unquart entre les deux lisières.

Ces mots Londrins premiers , doivent être mar-qués au chef ou premier bout de chaque piéce.

Les Londrins seconds doivent être faits de laineforia ou autre de semblable qualité pour la chaîne,& de seconde Segovie pour la tréme : cette chaînedoit être composée de 2600 fils au moins, dans desrots de deux aunes motus un seize , pour avoir auretour du Foulon une aune un sixième de largeurentre les lisières. Les mots de Londrins seconds ,doivent être mis au chef & premier bout de chaquepiéce. Règlement concernant les draps cpti fe manu~faillirent pour le Levant du 20 Nov. 1708. art- 2 & 3.

* LONG-LOATH. Nom que les Anglois In-diens ont donné a une grosse toile de coton blan-che ou bleue qu’on tire de la Côte de Coromandel.C’est une piéce qui est ordinairement longue de 72cobidos , & large de deux cobidos & \ y le Cobidofaisant 17 5 pouces de Roi. Ce mot Anglois signi-fie , piéce longue & grossière ou vilaine , & íe prononce,Long-Los.

Les Anglois & les Hollandois en enlèvent beau-coup pour leur commerce d’Inde en Inde, particu-lièrement pour envoyer a Manille.

LONG-COURS. Voyez. Voyages de Long-cours. Voyez aujji l'Article des Compagnies deCommerce.

LONGES. Terme de Carrier. Ce font de moyenscordages avec lesquels les Carriers font des ansesaux manges ou paniers d’osier dont ils se servent pourvuider les trous, quand ils ouvrent une nouvellecarrière. C’est k ces Longes que s’acroche le crochetdu cab'.eau. Voyez Mannes.'

LONGUEUR. Dimension des corps considéréspar leur plus grande étendue.

Dans la mesure des étoffes fa Longueur se prenddu chef k la queue, c’est-a-dire, d’une entrebattek l’autre.

Cette Longueur n’est pas arbitraire, & les Ma-nufacturiers doivent se conformer ace qui en a étéordonné par les Réglemens.

Les Longueurs des étoffes de laine font fixées parle Règlement de 1669. & par divers Réglemens par-ticuliers , comme ceux pour la fergetterie de Beau-vais, pour la sayetterie d’Amiens, pour la drape-rie de Sedan, d’Elbeuf, d’Abbeville, &e. LesRéglemens pour les Longueurs des étoffes de foiefont de l’année 1667; un pour Paris, un pour Lyon& un autre pour Tours : enfin les Réglemens pour

au lieu d’une once, une once & demie. Le Marcest de x6 Loots. Le Lootfe divise en xo Engels,& l’Engel en 32 as. Voyez Livre. Loot se prononceLot , parce qu’en Hollandois l’o long s’écrit avecdeux 00. Ce mot dans son origine veut dire Plomb,parce qu’autrefois ce poids étoit de ce métal.

LOQUIS. On nomme ainsi fur les côtes d’Á-frique, particulièrement au Sénégal, une des sortesde Verroterie qui entrent dans le commerce que lesFrançois y font avec les Nègres. Les Loquis fontrouges, en forme de petit Cylindre ou de Canon,Voyez Verroterie.

LORMERIE. Ouvrages de Lormerie. Sous cemot font compris tous les menus ouvrages de fer,comme gourmettes de chevaux , trourots des bri-des, anneaux de licols & autres semblables , qu’ií estpermis aux Maîtres Cloutierg-Lormiers de la Ville& Fauxbourgs de Paris, de forger & fabriquer.Voyez Cloutxers.

Lormerie. On appelle aussi de la forte tous lesdifférens ouvrages que forgent & vendent les Maî-tres Eperonniers , comme mors, éperons, caves-sons, étriers, massigadons, cavessines, filets , &autres semblables choies servant aux brides & harnoisdes chevaux, soit de selle , de caresse ou de eharois,soit de tous autres animaux propres a la monture ouau tirage.

Il vient quantité de cette Lormerie de Norman-die, particulièrement de Vire & de l’Aigle; mais lebel ouvrage ne fe fait que par les Maîtres Eperonniersde Paris. Voyez Eperònnier.

LORMIER , qui fait des ouvrages de lormerie.Les Cioutiers, Selliers & Eperonniers font quali-fiés dans leurs Statuts & Lettres de maîtrise, Maî-tres Lormiers, parce qu’il est permis aux Maîtresde ces trois métiers , qui composent trois différentesCommunautés d’Artisans k Paris, de faire des ou-vrages de lormerie ; aux deux premiers fans fe ser-vir de lime ni d’estoc & aux derniers en les limant& polissant.

-f LORRENDRAAYER. Mot fort en usagechez les Hollandois commerçans , pour signifierun Vaisseau qui va négocier a la sourdine sur uneCôte privilégiée, & an préjudice d’une Compagnie,ou Société seule en possession de certain Commerce.C’est le même vaisseau, que les Anglois nommentEnterlooper, & les François par corruption Interlopre.Ce terme signifie proprement, roder en cachette ,tromper finement. Voyez Enterloper & InteK-lopre.

LOT. Portion d’une chose divisée en plusieursparties, pour être partagée entre plusieurs person-nes.

La plupart des Communautés des Arts & Métiers,fiir-tout si ce sont de simples Artisans, ont coutu-me de diviser en Lots les marchandises qui arriventdans leurs chambres ou bureaux , afin d’ôter toutepréférence , & que le hazard en décidant la bonne