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Tome 2.
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u%9 MAIN. MAJO.

marchandises de pareille nature , ce qui se pratiqueaussi à proportion pour la tare.

6°. Le comptant ordinaire est presque toujoursde íix semaines, a P exception néanmoins du poivre& de peu d’autres marchandises qui se payent sur lechamp, ou au moins 2 ou 3 jours après la livrai-son : le vendeur a néanmoins la faculté de se fairepayer aussi-tôt que la marchandise est livrée ; maisil est rare que des Marchands accrédités se serventde cette faculté.

Ma.in. Morceau de cuivre, de fer ou de bois,qui soutient l’axe ou boulon autour duquel rouleune poulie. On dit plus ordinairement, la Chaped’une poulie, & quelquefois PEcharpe. Voyez Chape.

Main. On donne aussi ce nom à plusieurs cram-pons ou estes qui servent a tirer quelques fardeauxen haut. La Main d’une corde a puits, la Maind’une louve , la Main d’un engin, d’une chèvre ,d’une grue, &c. Voyez tous ces instrumens à leurs Ar-ticles.

M Ain d’Oublie. Voyez Oublie.

Main d’oeuvre. Terme de Manufactures. Iis’entend de deux manières ; quelquefois il signifiel’ouvrage que fait chaque fabriquant ; & quelque-fois il fe prend pour le prix que ^entrepreneur luien donne ; dans ce dernier sens un Auteur manuscritqui a traité du Commerce , dit que c’est ungrand avantage d’établir des manufactures dans unEtat, quand même les marchandises qui s’y fontti’iroient pas à l'étranger, parce que c’est toujoursprofiter de la Main d’oeuvre, c’est-à-dire, épargnerà l’Etat le prix de la façon qu’iL faudroit payer pourles marchandises étrangères.

Main. Poids des Indes Orientales. Voyez Mao.

Main de Papier. Assemblage de 25 feuilles depapier pliées en deux. Chaque rame doit être com-posée de vingt Mains. Voyez Papier.

Main. Les Menuisiers appellent la Main du Ser-gent ( instrument dont ils fe servent pour coller oucheviller leurs ouvrages ) un crochet mobile quimonte ou qui descend le long de la barre de íërqui est la principale piéce de cet instrument. VoyezSergent.

Main. Instrument de cuivre ou de fer-blanc quisert aux Marchands, Banquiers, Commis & Cais-siers qui reçoivent beaucoup d’argent blanc, a le ra-masser fur leur comptoir ou bureau après qu’ils Pontcompté, pour le remettre plus facilement dans lessacs.

Cet instrument appellé Main à cause de son usa-ge, est long environ de 10 pouces, large de 5 à6 , de figure quarrée, avec une espèce de poignéepar en-haut. II a des bords de trois côtés, celui paroù se ramassent les espèces n’en ayant point.

Main-tierce. Terme de mesureur de grain quiest en usage à Landrecie. II signifie ce qu’ailleurson appelle Raz, c'est-à-dire, l’opposé de comble.Ainsi, mesurer un boisseau de blé de Main-tierce,c’est le mesurer ras.

MAJORITE’. Tems où l’on devient majeur,âge auquel suivant la Loi ou la Coûtume les mi-neurs font estimés capables d’avoir P entière admi-nistration de leurs biens, & d’en disposer, sans pou-voir jouir, comme dans leur minorité, du bénéfi-ce de la restitution, contre les aliénations qu’ils enauroient faites.

II y a quelques Provinces de France, comme enNormandie, où l’on devient majeur à 20 ans & unjour ; mais dans le reste du Royaume le tems le plusordinaire de la Majorité, qui est aussi celui prescritparle droit civil, est l’âge de 25 ans.

Majorité des Marchands.

L’Ordonnance du mois de Mars 1673. 11’a donnépour régie de la Majorité de ceux qui exercent le

MAJO. M AIR. npG

Commerce, que le moment auquel ils commencent ày entrer, & Particle 6 du premier titre de cette Or-donnance porte, que tous Négocians & Marchandsen gros & en détail seront réputés Majeurs pour ic j aitde leur commerce & banque -, fans qu ils puisent Uterestitués fous prétexte de minorité.

Cette Jurisprudence mercantille concernant la Ma-jorité des Marchands & Banquiers , étoit déja éta-blie en France bien avant l’Ordonnance ; 6c l’on aplusieurs Arrêts du Parlement de Paris & de quel-ques autres Paríemens , qui décident que tout mi-neur faisant le Commerce devient majeur pour tefait de son négoce, & que les enfans de famille fai-sant marchandise n’ont pas besoin du consentementde leur Père pour s’obliger ; ce qui néanmoins s’en-tend toùjours pour ce qui regarde leur négoce ; nejouissant de cette espèce d’émancipation qu’à cet é-gard, & restant encore comme auparavant en mino-rité 6c sous la puissance paternelle pour tous lesautres engagemens qui n’y ont pas de rapport.

Comme l’onpourroit demander, pour expliquerParticle de POrdonnance, à quel âge donc il estpermis d’entrer dans le Commerce, 6c par consé-quent à quel âge on peut être réputé majeur ; Mr.Savary remarque , dans son Parfait Négociant , quecela dépend s’il y a Maîtrise ou non dans la Ville oùun mineur veut s’établir 6c faire Commerce.

A Paris, par exemple, où l’on ne peut être reçuMaître qu’à 20 ans, la Majorité çst réputée com-mencée du moment que le jeune Marchand entredans la 21 e année. Dans les Villes où par les Sta-tuts des Communautés la réception à la Maîtrise estavancée ou reculée au-delà ou en deça de 20 ans ,la Majorité doit suivre le tems fixé par ces Régle-mens ; & dans les Villes où il n’y a point de Maî-trise, le mineur doit être réputé majeur , aussi-tôtqu’il commence à faire le commerce pour son com-pte particulier, n’eût-il que 19 ans, 11’en eût-il mê-me que 18.

On peut voir dans le chapitre 2 du livre 4 e de laI e partie du parfait Négociant , non-seulement toutce qui concerne la Majorité des Marchands , maisencore les précautions qu’on doit prendre, foi c enachetant des héritages 6c immeubles d’un Marchandmineur , soit en lui prêtant de Pargent ou de la mar-chandise sur l’hypothéque de ces mêmes immeubles,afin de s’assurer que les sommes, ou prêtées, ou pro-venantes de ces immeubles achetés, aussi-bien queles marchandises données à crédit, ne soient pointemployées à d’autres usages qu’à leur commerce ,qui est le seul cas où selon l’Ordonnance les mineurspuissent être réputés en Majorité.

MAIRRAIN, que quelques-uns écrivent aussiMairain-, Merrain , Meira 'm , Merrein ou Mérin. C’estdu bois de chêne refendu en petites planches pluslongues que larges.

II s’en fait de deux fortes : l’une propre à la me-nuiserie,qu’on appelle Mairrain à panneaux; 6c l’au-tre destinée pour faire des douves, autrement doiiel-les ou doelles, pour la construction des tonneaux ,qu’on nomme Mairrain à futailles.

Le Mairrain à panneaux a depuis un jusques à 4piés de long; celui de 4 piés doit avoir un pouce ,ou un pouce 6c demi d’épaisseur, 6c celui au dessousn’en doit avoir qu’un : l’un 6c l’autre est au moinsde six pouces de large, 6c sert à faire du parquet 6cd’autres ouvrages de menuiserie.

On lambrissoit autrefois les ceintres des Eglisesde Mairrain, ce qui en confommoit une prodi-gieuse quantité ; mais à présent que la mode en estpassée, 011 n’y en employé presque plus, enforteque le négoce de cette marchandise est de beaucoupdiminué.

Le Mairrain à futailles, qu’on appelle aussi Bout-dillon , Bois douvin , Bois à baril , Bois à pif es 6cBois d’enfonfures , est différent selon les lieux &

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