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Tome 2.
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I zOy M E C. MED.

est d’un blanc roussàtre & ridée, d’un goût amer,puant, & qui causé des nausées.

-f- II faut préférer les morceaux qui font plus brunsen dedans , & d’une substance plus serrée, ou plû-tôt il faut rejetter entièrement ceux qui ne sont pasde cette qualité. Us ont au moins le défaut d’avoirtrop peu de vertu.

Le Mechoacan est bien déchu de son crédit, soiten France, soit en Espagne, parce que le jalap faitle même effet, & bien plus promtement ; ce qui sa-tisfait mieux i’impatience qu’ont tous les maladespour leur guérison.

+ Le Mechoacan a cependant l’avantagè de n’a-voir besoin ni de préparation ni de correctif, & ilpurge par sa propre substance telle qu’elle est. Mr.Boulduc a trouvé par ses Analyses ordinaires, qu’ilcontient 12 fois plus de sel que de résin s.Voyet iHiJì.âelAcad Royale des Sciences A. 1711.

Le Mechoacan paye en France les droits d’entrée àraison de 10 liv. ducent pesant, conformément au Ta-rif de 1664.

Le s droits qu'il paye à. la Douane de Lyon font 20liv. dú quintal d’ancienne taxation , & 30 liv. pour lesquatre pour cent.

Cette grande différence de droits qui se trouveentre les deux Tarifs, outre que celui de Lyon rap-pelle Machoacan & Macadossin , feroit croire vo-lontiers que ce font cfeux drogues différentes ; amoins qu’on n’aimât mieux dire que depuis 1632.qui est ia date du Tarif de Lyon, jufqu’en 1664.que fut dressé l’autre Tarif, cette drogue étoit tel-lement déchûe, qu’on avoit été obligé d’en dimi-nuer les droit-- dans celui-ci.

MECOMPTE. Défaut de supputation, erreur decalcul. Ainíl l’on dit : II y a du Mécompte en cetteaddition , en cette régie; pour faire entendre, que iecalcul n’est pas bon, qu’on s’y est trompé.

Mécompte. Signifie aussi ce qui manque aucompte de quelque somme. II y a du Mécompte amon argent.

Mécompte. Se dit encore du mauvais succèsd’une entreprise, d’une affaire de Commerce. IItrouvera bien du Mécompte dans la vente de seslaines.

MECOMPTER. Se tromper, fe méprendredans son calcul.

MECONIUM. Nom qu’on donne au suc de pa-vot , quand il est tiré de la plante par expression.C’est une espèce d’opium. Voyez. Opium.

MEDAILLE. Piéce de métal en forme de mon-tioie, faite pour conserver à la postérité le portraitdes gens illustres, ou la mémoire de quelque actionconsidérable. Voyez, les Articles du Balancier,^Graveurs & 2 e la Gravure fur métal, & de laMonnoie des Médailles .

Le commerce des Médailles n’est proprement qu’uncommerce de Savans & de Curieux, où l’intérêt n’aaucune part, & qui ne fe soutient que par la nobleémulation qu’ils ont d’enrichir leurs cabinets , &de perfectionner les recueils qu’ils font de ces pré-cieux monumens de l’antiquité.

II ne laisse pas cependant de fe faire un négocede Médailles moins désintéressé que celui dont onvient de parler, & Mr. Patin remarque qu’il y aplusieurs des principales Villes d’Allemagne où l’ontrouve des Marchands qu’on peut appellerMarchandsantiquaires, puis qu’ils n’amassent des Médaillesque pour les revendre & y profiter ; trafic , ajoutece savant homme, qui a ses fraudes & ses trompe-ries , comme la plupart des autres négoces, & oùl’acheteur doit bien examiner la marchandise s’ilne veut recevoir des Médailles ou peu rares, oud’un coin contrefait, pour des Médailles vrayementantiques & curieuses.

Mrs. de Tour nef or t-> Corneille le Bruyn & Paul Lu-

M E D À I L L Ë. ì$ïò

ras , Celui-Ci dans ses trois Rélations d'Egypte , Sc le'sdeux autres dans leurs Voyages au Levant , parlentd’un pareil commerce, qui le fait dans les Isles dél’Archipel & dans presque toutes les Echelles du Le-vant, où les hâbitáns du pays bien informés du goûtque les Etrangers ont pour cette sorte de curiosité ,ont foin d’en rassembler & de les leùr vendre trèschèrement, & souvent avec èncore moins de fidélitéque les Antiquaires Allemans.

Ce commerce de Médaillés qui fe fait en Allema-gne & dans le Levant, lie regarde que les anti-ques ; mais k Paris il s’en fait un de Médailles mo-dernes & bien plus sûr & bien plus important.

Ce négoce consiste principalement dans cette nom-breuse & riche fuite de Médailles qui ont été fra-pées pour consacrer k lâ postérité les plus célébrésévénemens du régne de Louis le Grand ; ou qu’onfrape encore tous les jours fur ceux dú régne déLouis XV. son arriére-petit-fils.

Le Directeur général de ia Monnoie des Médail-les , qui les vend , en fournit des feules d’or , d’ar-gent ou de bronze, suivant que ï’acheteur est enétat ou en volonté de les payer.

L’élégance & la beauté des ouvrages qui sortentde cette Monnoie , Sc i’intelligence de celui qui ena la direction ( le Sieur dé Launay 1723. ) y ajoûtèun grand prix, Sc l’on ne doit guère douter qu’ilsne soient un jour recherchés aveC le même empres-sement Sc la même vivacité qu’on a aujourd'huipour les Médailles antiques les plus belles Sc les plusparfaites.

On croît ne devoir pas oublier que pour donnerune fuite complette de l’Histoire de France par lesMédailles , le même Sieur de Launay â f at gravera ses dépens des poinçons Sc des carrés des Médail-les de tous nos Rois, depuis le commencement déla Monarchie jufqu’a présent, où d’un côté est 1*ef-figie du Prince , Sc de i’autre un court, mais exactabrégé des plus grands événemens de chaque ré-gne. Cette fuite de Médailles entre aussi dans lecommerce des Médailles modernes, qui fe fait aParis Sc, n’en est pas un des moins importansobjets.

On vá finir cet Article pár les diverses MédaillesConcernant le Commerce, qui fe trouvent parmi cel-les qui ont été frapées sous le régne de Louis XIV.étant persuadé qu’il manqueroit quelque chose a laperfection de ce Dictionnaire, si l’on n’y trouvoitpas les monumens que la France a voulu laisser déson Commerce, & de la protection qu’un si grandRoi lui a toujours accordée.

MebAILI.es FRAPE’eSSOUSLE REGNEde LOUIS XIV. fur divers établijfemens deCommercëi

rétablissement de quantité de nouvelles Manu-factures en France, Sc les anciennes, portées k lèufperfection, font le sujet de la première Médaille;Elle fut frapée en 1664. année remarquable pár légrand nombre d’entrepri ses de Commerce qui com-mencèrent alors, Sc qui forent continuées pendanttout le ministère de Mr. Colbert.

On voit dans cette Médaille une Minerve, quíprès d’elle a des fuseaux, une navette, des pelotonsde laine & une piéce de tapisserie. La légende Mi-nervA locuPletatRix signifie Royaume enrichipar les Arts , dont Minerve est le Symbole ; l’exér-gue ArTES INSTAURAT.®. M. DC. LX1V.

Le sujet de la seconde Médaille est le rétablisse-ment de la navigation ; elle avoit été négligée asiezlong-tems en France ; mais 8. M. en Rappliquanta la ranimer, rendit son Royaume aussi puissantfur mer que for terre, & aussi Rôtissant par le Com-merce que par les armes.

Cette

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