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Mines d’argent de ces Cantons, qui lui surent re-mis par Mr. le Comte de Bonneval. Quelques-unesont été' travaillées du tems des anciens Grecs, &c’est vraisemblablement de ces sources que Philippede Macédoine tiroit cet or, qui le faisoit dominerdans toutes les Républiques de la Gréce. D’autresont été ouvertes du tems des derniers EmpereursGrecs. Depuis quelques années on a tiré de l’unede ces Mines des Emeraudes qui ont été bien ven-dues a Constantinople.
Dans le voisinage des Mines de Troye il ■y aencore une Mine d’argent que les Turcs font tra-vailler depuis quelques années. II y a aussi dans lememe Canton une carrière d’une espèce de Granite,plus gris, & beaucoup moins beau que celui d’E-gypte : c’est de cette matière que font ces fameuxboulets des Châteaux des Dardanelles , célébrés parleur prodigieuse grosseur. * Extrait des observa-tions de M. de la Condamine , faites dans un voya-ge au Levant en 1731- & 1732. tirées des Mémoiresde l’Acad. des Sciences , An. 1732.
-}-Mines de Moscovie.
La Moscovie avoit beaucoup de Mines , mais ouinconnues ou négligées par l’ancienne paresse & ledécouragement général de la Nation, avant le ré-gne de Pierre le Grand. II n’étoit pas possible qu’el-les échapassent a la vive attention que ce Souve-rain portoit fur tout. 11 fit venir d’Allemagne desgens habiles dans la science des métaux, & mit envaleur tous ces trésors enfouïs ; il lui vint de lapoudre d’or des bords de la mer Caspienne , & dufond de la Sibérie ; on dit qu’une livre de cettedernière poudre rendoit 14 onces d’or pur. Dumoins le fer , beaucoup plus nécessaire que For ,devint commun en Moscovie, & avec lui tous lesArts qui le préparent ou qui Femployent. * Voyezl’Eioge du Czar dans ÏHiJl. de P Académie An. 1725.
f Mines de la Sibérie.
II y a en Sibérie quantité de Minéraux & de Mi-nes , fur-tout de cuivre & de fer. En plusieurs en-droits on trouve des pierres fur la surface de laterre , dans lesquelles il y a beaucoup de cuivre ;mais n’y ayant pas encore de règlement pour lésMines , les Habitans n’en font pas mieux pour cela.On trouve dans d’autres endroits du fer & de i’a-cier assez bons & en abondance ; & en plusieursdes traces de Mines d’argent qui promettent beau-coup. Le Czar aujourd’hui ( a ) a établi des Ou-vriers à Argun, pour les creuser, & en découvrirde nouvelles ; mais comme tout cela n’est pas en-core dans fa perfection, on ne fauroit juger duprofit qu’on en tirera tous les ans (b). II y a dansles hautes montagnes de Vergatur beaucoup de Cris-tal, plus ferme qu’aucun autre de l’Europe , & quiressemble au Jaspe bâtard.
f Mine d’Argent de la CarolineMéridionale.
Suivant les avis de Londres du 8 Nov. 1743.on a découvert à la Caroline Méridionale uneMine d’argent fort abondante, enforte que divershabitans de cette Colonie avoient souscrit pour yfaire travailler. Si la chose est certaine & que cetteMine produise ce qu’on espère, ce sera une nouvellesource de richesses en Amérique, qui viendront enEurope , comme toutes les autres de ce vaste Pays.Cette Colonie est d’ailleurs la plus florissante decelles des Anglois en Amérique , & la plus com-modément située pour le Commerce & la Navi-
( a) Ceci est: tiré d’une relation écrite vers l’année 1714.ou 171 J- fur Ostiackes & la Sibérie, (p. 381.) impri-mée dans le Tom. VIII. da Recueil des Voyages au Nord.
( b ) Voyez le Commerce de la Tartarie.
Diâion. de Commerce. Tom. II.
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gation, comme on peut le voir dans eé Diction-naire.
On appelle Mines égayées celles où l’on ne trou-ve que quelque minerai épars ça & là, íàns que lesfilons ou les veines fe rencontrent de fuite ou prèsles Uns des autres.
Les Mines fixes font celles où les filons font éten-dus en largeur & profondeur, de la manière que lesracines des arbres ont coutume d’être dans la terrefans presque d’interruption.
Lés Mines rubes font celles dont le mineray 5 strouve fur la superficie des minières, fans avoir be-soin de les ouvrir bien profondément pour y tra-vailler. Voyez, ce qu on a dit dans le présent Article decelles du Potofi.
Mine. Se dit aussi de la glèbe ou pierre métalli-que qu’on tire des Mines, & dont par le moyen dufeu on sépare le métal. Les Chymistes l’appeilentMarcajfite ; & ceux qui travaillent aux Mines luidonnent le nom de Mineray. Voyez, ces deux Articles.
La Mine de cuivre paye les droits de la Douane deLyon à raison de ^s. du quintal.
Mine de Plomb , qu’on appelle aussi Plomb Mbnéral, Plomb de Mine, & Crayon. C’est une espè-ce de pierre minérale d’un noir argenté & luisant,qui fe trouve dans les Mines de plomb, & qui sem-ble du plomb qui ne feroit pas encore arrivé à famaturité. C’est de cette pierre, que les Anciens nom-moient Plombagine ou Plomb de mer, & que quel-ques Etrangers appellent Potelot, dont on fait lescrayons dont les Peintres fe fervent à dessiner. Quel-ques Ouvriers en employeur aussi dans leurs ou-vrages.
IIy a dé trois sortes de Mine de plomb, lâ fine, lacommune, & la Mine ou crayon en poudre.
La fine est très rare & t r es chère : la meilleurevient d’Angleterre. II faut la choisir bien bril-lante & bien argentée, ni trop dure ni trop molle,point graveleuse, d’un grain serré & fin, se sciantaisément, & se réduisant facilement en beaux &longs crayons.
La plus grande partie de la Mine commune fe ti-re de Hollande. Elle ne peut fe couper en crayons,& aussi elle n’est propre qu’à mettre des planchersen couleurs , & à parer certaines marchandises desMarchands Chauderonniers qui vendent du vieux.Tout le choix consiste à la prendre fans pierre, fansmâchefer à fans menu.
La Mine ou crayon en poudre est de la Mine deplomh de l’une & de l’autre forte, bien broyée &réduite en poudre impalpable.
II y a aussi de la Mine de plomb rouge, que lesMarchands Epiciers Droguistes appellent quelque-fois Minium. Elle vient d’Angleterre, & est dequelque usage dans la Médecine, à cause de sa qua-lité siccative. Les Peintres s’en fervent , mais ra-rement. Les Potiers de terre en font la plus gran-de consommation pour vernir leur poterie en cou-leur rougeâtre.
Cette sorte de Mine n’est point un minéral natu-rel : elle est íàite avec de í’alquifoux ou plomb mi-néral mis en poudre & calciné au feu. Voyez. Al-quifou.
La Mine de plomb paye en France les droits cPen-trée à raison de 12 s. du cent pesant , conformément anTarif de 1664.
Mine d’Asphalte. Voyez Asphalte.
Mines de Mercure ou vif-argent. On en parleen général dans l’Article du Vif-argent. MaisMr. de Jujseu a donné dans les Mémoires de PAcad.des Sciences An. 1719. fes observations particu-lières fur une Mine qui passe pour la plus an-ciennement connue, & pour la plus riche de l’Eu-rope , savoir, celle d "’Almaden , qui est le nom d’urtBourg d’une petite Province d Espagne appellée laManche , limitrophe de l’Estramadure par le cou-M m m z chant,
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