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D’E'CRIRE DES LETTRES. XXV
sonne à qui on écrit est interrompue en la li-sant , pour peu qu’elle ait trouvé quelque cho-se d’intéressant, elle en aura plus d’impatien-ce d’en reprendre la lecture.
Plusieurs r,nt coutume de commencer unenouvelle ligne à chaque changement de ma-tière ; cet/elàge est très-commode & mérited’être suivi.
4. On met plus de pensées aujourd’huiqu’on n’en mettoit autrefois. On épuisoit uneidée avant que de la quiter & on la tournoiten cent façons. On se contente aujourd’huide la présenter par le côté le plus convena-ble & d’une maniéré vive, & l’on passe à unautre.
5. II y a des gens qui ont des phrases fa-vorites qu’ils employeur dans toutes leurs Let-tres. C’est un grand défaut, & rien ne plaîttant que la variété.
6 . Pour ne point tomber dans les redites,il seroit bon de garder des Copies de tout cequ’on écrit avec une certaine attention, onéviteroit par-là de redire les mêmes choies à lamême personne.
Fautes à évite)'.
1. Après avoir écrit Madame , ou Made-moiselle, au haut de la Lettre, c’est une fau-te que de commencer la Lettre par l’un de cesmots, par exemple , Monsieur , Mademoisel-le votre sœur »? écrit que. 11 faut tourner cet-te phrase autrement & dire, Monsieur, f ap-prends par une Lettre que ni écrit Mademoisel-le votre Sœur , &c.
2. Ce íèroit une grande impolitesse que dedire votre Père , votre Mère. On dit toûjoursMonseigneur ou Monsieur , votre Père , &c.
Totne l. * * j. II