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D’E'CRIRE DES LETTRES. XLI
„ qui est régi par le verbe ne fait point d’é-,, quivoque, comme si je dis, je ne veux pat„ achever , Madame, un Ouvrage , il ne laif-„ se pas de faire que le mot de Madame, ne„ soit mal placé ; parce que deux substantifs„ de fuite après un verbe qui en régit un,„ ne s’accommodent point bien, & ne fau-„ roient avoir que mauvaise grâce. Comme„ j’écrivois ceci, on m’a donné un Livre,„ où, en l’ouvrant , j’ai vû, je ne saurois„ jamais oublier, Monseigneur, cet hetireux„ séjour ; cela m’a choque. Mais aussi n’est-„ il pas vrai, que ce n’est pas écrire nette-„ ment que de mettre Monseigneur, en cet„ endroit-là ? 11 falloit dire, je ne saurois,„ Monseigneur, jamais oublier cet heureux je-„ jour, ou, jamais je ne saurois, Monj'ei-„ gneur , oublier , ou enfin , je ne saurois ja-„ mais, Monseigneur, oublier, &c.
„ C’est donc une des principales maximes,„ ou peut-être la feule en ce sujet, de ne„ mettre jamais Monsieur, ni Madame, ni„ leurs semblables en aucun endroit, où ce„ qui va devant & ce qui va après puissent,, faire équivoque ; car encore que ces équi-,, voques pour l’ordinaire soient déraisonna-„ blés, L ne fe puissent pas dire équivoques,„ fans faire violence à la phrase d’une façon„ grossière & impertinente , comme est celle„ qui est si triviale & si importune, mais que„ l’exemple m’oblige d’alleguer, voulez-vous„ du veau , Monsieur ? Si est-ce qu’il ne,, faut pas laisser de les éviter, & avec d’au-„ tant plus de foin, qu’il y a plus de perfon-„ nés déraisonnables & impertinentes, qu’il„ n’y en a de l’autre forte. 11 ne faut point„ non plus mettre ces mots, Monsieur , ni,, Madame , ni leurs semblables entre le fub-
„ stan-