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xliv Observations sur L’Art
„ qu’en cct exemple on pourroit mettre vous,„ dans une Lettre de douze lignes, & en„ quelques autres cas semblables qui se pour-„ roient présenter.
,, Quant aux autres titres de grandeur, moin-„ dre que la Royale, on ne doit faire aucu-,, ne difficulté de mêler l’un avec l’autre, no.„ tre Langue s’étant réservé cette liberté,„ que l’Italienne ni l’Espagnole n’ont pas ; à,, cause que Vous, en ces deux Langues est„ un terme incompatible avec la civilité, sur-,, tout Vos en Espagnol, ce quin’est pas en,, la nôtre. Les Latins font bien encore moins„ cérémonieux, qui disent toujours tu , à qui„ que ce soit, & il me semble que nous avons„ pris un milieu & un, tempérament bien rai.,, íònnable entre ces deux extrémitez , en„ donnant par honneur le nombre pluriel à„ une feule personne , quand nous lui disons„ vous , & en évitant dans le commerce con-,, tinuel de la vie, la fréquente & importu-„ ne répétition des termes dont les Italiens„ & les Espagnols se servent en íà place.
Cette Remarque est approuvée non seule-ment par Inobservation que Meilleurs de FA-cadémie ont faite pour la confirmer ; mais auffipar l’usage des personnes qui savent le mieuxécrire. Monsieur le Prince , Phomme de sonsiécle le plus poli & qui fevoit le mieux laCour , n’a mis qu’une feule fois le mot deVous dans la Lettre qu’il écrivit au Roi peuavant que de mourir. Elle est trop belle pourn’étre pas inférée ici.
Je supplie très-humblement Votre J-íajejlé detrouver bon que je lui écrive pour la dernière foisde ma vie. Je fuis dans un état , où apparem-ment je ne Jerai pas loug-tems fans aller ren-dre compte à Dieu de toutes mes aclions. Je
foubai-