lxvi Particularitez de la Vie
travagante ; mais où il y a des Saillies sort plai-santés.) Ses Lettres sont d’un caractère qu’onne doit point imiter : A l’égard de son Voya-ge de la Lune, on a dit que quand il le fit,il en avoit déja un quartier à la tète. Cyranoavoit lû les anciens Philosophes; & il difoit,que les Modernes n’en étoient que les échos.II bûvoit rarement du vin, & croyoit qirils’en faloit garder comme de l’arsenic. llétoitau relie très-modéré en son manger, & il enbanniísoit tous les ragoûts. II avoit un ex-trême respect pour le beau sexe: & son bienn’étoit pas moins à ses. Amis, qu’à lui. 11 eneut auíîì beaucoup & de fort considérables,soit dans l’épée, ou dans les Lettres. II mou-rut âgé de trente-cinq ans, chez M. Cyranoson Cousin, qui demeurait à la campagne; &où après une longue maladie, il s’étoit faitporter cinq jours avant que de mourir.
* pDMB B o u r s a u l t , est un des hom-mes célèbres par leurs Ecrits & qui pour-tant n’ont aucune obligation au Collège. II étoitde Bar-sur-Seine. 11 eut étant jeune un démê-lé avec Molière. M. Despréaux le mit alorsdans une de ses Satires, d’où il l’ôta ensuitecharmé des manières nobles de Boursault &après que celui-ci eut donné au Public diversOuvrages qui sont fort estimés. Les princi-paux sont, Un Recueil de Lettres charman-tes , & remplies de mille agréables choses. IIn’en a presque fait aucune, qui ne soit em-bellie de quelque petit Apologue propre ausujet. Le Théâtre de Boursault où l’on trou-ve les Fables d’EJ'ope , & Esope à la Cour, deuxComédies qui ont été fort applaudies, ct c. 11mourut en 1701 .
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