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gatîon. C’est par pure fortune ; & je ferai as-sez satisfaite, si vous en avez seulement de lajoie. Ecrivez, ou venez.
BILLET IV.
EUe lui mande qu’elle va à la Campagne.
J E ne sai si je dois être fâchée de n’avoir pointété ici quand vous y êtes venu. Commevous êtes d’une humeur insupportable en cequi me touche, il vaut mieux pour moi, bien.que je parte demain, que je ne vous aie pasvû. II n’importe, votre Billet me tiendra lieude vous-même ; & quoiqu’il ne soit point desplus galans, il ne hisse pas de l’étre plus quevous. Souvenez - vous de ce que vous m’ypromettez, ou plutôt de ce que vous m’y don-jiez : & s’il n’est pas tout à fait dégagé de cel-le qui le possede peut-étre avec moins de justi-ce que moi, achevez cet Ouvrage durant monabsence, & vous assurez, que je fai fort biendonner le prix à. toutes choses, & que je nefuis point ingrate.
BILLET V.
A fa Rivale.
EUe tachera de lui enlever sou Amant.(""Est pour vous défier, & non pas pour vousécrire, que je vous envoie ce Billet.Qui que vous soyez, je ne soumis vous aimer :& quoi que nous ayons un même dessein, iln’y u point de sympathie entre nùus. Je fuisbelle, j’ai de l'efprit, L je fuis dangereuse.Encore que notre Juge soit préoccupé en votrefaveur, ne vous croyez pas trop en sûreté.Les moyens de vaincre ne manquent jamaisà qui en a le désir & le courage.
Aï BIL-