et Amoureuses. 39
qui n’altérent point le repos ; mais je ne fau.rois faire ce que je vous dis ; & j’avois malmesuré vos forces & les miennes. Quelques ef-forts que j’aie faits, il ne m’a pas été possible deme défendre des troubles qui accompagnent lesgrandes affections. 11 y a trois jours que jeme combats là-dessus , & tout cela n’a serviqu’à me rendre plus abbatu. Pardonnez moi,fi je ne vous tiens point la promesse que jevous ai faite. Vous me trouverez véritableen toute autre chose : & cependant souffrezque je vous dise, que si je vous trompe au-jourd’hui, vous m’avez trompé la première;& qu’encore que vous m’ayez paru l’une desplus charmantes personnes qui vivent, je n’au-rois jamais pensé que vous eussiez été si redou-table à une ame comme la mienne , si peunée à la servitude, & si rebelle naturelle,ment.
A MADAME * *
Cojìctr écrit qtCìl est charmé de t'avoir vûï, £«?de savoir entendu parler.
J ’Ai l’eíprit & le cœur pleins des merveillesd’hier, & de long - tems il n’y aura placepour autre chose. On ne fauroit les remplirde rien de plus beau, ni de plus charmant ;& afin de vous bien exprimer les plaisirs quej’eus à vous voir, & à vous entendre, c’estde vous protester , qu’il n’y a au monde quevous, qui m’en puissiez donner de plus grands,s’il vous plaifoit, c’est à dire, si je vous plaì-sois assez pour cela. Vous seriez adorable, sivous étiez un peu plus sensible. C’est la vo-tre seul défaut, & il n’y en a point dont ilne soit plus aisé de vous corriger. Je fuis
pour-