P 0 R T R A I T S. 127
Jìcur (c) ; je ne haïs personne, Dieu veuil-le qu’on me traite de même. Je suis fortaise quand j’ai del’argent, & je le servisencore plus íi j’avois de la santé. Je me ré-jouis assez en compagnie, je fuis astez con-tent , lorsque je suis seul, & je supporte Inèsmaux assez constamment.
(c) Cela est dit auíli véritablement que plaisam-ment ; mais il semble que Scarou ait eu en vúé cetteEpigramme île Martial, qui se moque île Cinnct tqui s’en faisoit accroire à cause qu’cn lui parlant,on l’avoit traité île Monsieur.
Cum voco te Bomhtum , noli tibi , China ., f lacéré }
Sapé etiam Servumjic refaluta meutn.
PORTRAIT Costar,
Lettre430.Tome 3.
DE MADAME
DE LAVARDIN.
la Marquise de Lavardin a la taille
J^/JAdame
un peu au dessus de la médiocre; &elle est grasse fans être grosse; ses yeuxvifs & brillans égayent son visage. II n'estrien de plus uni que son teint : les Lis fontmoins blancs , & ils n’ont pas tant de fraî-cheur : ses cheveux tirent fur le brun, &semblent être faits tout exprès ; son nez a uncertain tour galant, que la nature n’a pastrouvé du premier coup. Elle a fur ses lè-vres le plus beau rouge du monde : & pourses dents , on diroit qu’elles font des perles ;ses mains & ses bras répondent à tout cela,& lors qu’on les voit agir d’un air qui cliar-
F 4
me,