DE'DICAT OîftES. Ifs
une suite de Victoires, son corps porté dansson Armée a gagné des Batailles après fa mort,& au bout de iix ces ans, il vient triompheren France. On l’y a reçu trop favorablementpour se repentir d’être sorti de son Pais, &d'avoir appris une autre Langue, que la sien-ne. Les louangues que vous lui avez don-nées , lorsqu’il a eu l’honneur de paraître de-vant vous, lui ont attiré les applaudissemensde toute la Cour. Mais, Madame, votre gé-nérosité ne s’arrête point à des éloges stériles.Este prend plaisir à s’étendre, fur ceux quifont des Pieces qui vous agréent ; & vousemployez en leur faveur, le crédit que vo-tre mérite & votre qualité vous ont acquis,jj’en ai ressenti de particuliers effets ; (a) &pour vous en rendre les très-humbìes grâcesque je dois, je souhaiterais que mon Ouvra-ge eût quelque durée ; afin de faire voir là-dessus à la Postérité les véritables fentimensde mon cœur ; & de lui apprendre que jefuis obligé d’être avec toute forte de re-spect,
Madame,
Votre très-humble, &c.
( a ) Marie de Vignerod , Duchesse d’Aiguillon,qui étoit Nièce du Cardinal de Richelieu. Elleavait beaucoup de crédit auprès de son Oncle, &elle l’engagea de faire de solides faveurs à Mon-sieur Corneille, qui les aimoit un peu plus quel’eucens tout pur. Elle mourut fan r6?5>
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