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Tome premier.
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i68 Epîtres

tête louvent leur en suë. Mais à cette heureque le Cothurne, & l’Esearpin se crottent éga-lement ; des Poètes les uns ont abjuré la Poé-sie , & les autres ont pris parti chez les Co-médiens & les Libraires. (a) Soit que la Né-cessité soit Mère de l’ínvention , ou que l’In-vention soit partie essentielle du Poète, ( quel-ques Poètes (b) au grand colier ont été cher-cher dans les Finances ceux qui dépensaientleur bien aussi aisément qu’ils Pavaient amas-sé. Je ne doute point que ces MarchandsPoétiques n’ayent donné à ces Publicains li-béraux, toutes les vertus jusqu’aux militaires;& qu’ils ne les ayent au moins fait descen-dre du Trésorier des menus plaisirs de Clo-dion (c) le chevelu, ou du Neveu du pre-mier Aumônier de Clovis : mais cela n’a réussiqu’à ceux de qui l’applaudissement général

fait

(o) Les Auteurs qui ont pris parti chez les Librai-res, font le plus à plaindre. Car la plûpart de cesMessieurs les vendeurs de Livres pipent en matièrede. . . je 11 c veux pas dire, & pour un malhon-nête homme que je veux de cette profession là, j’eiltrouve plus de mille.

(b) 11 marque malignement le célèbre PierreCorneille, qui, comme il le dit lui-mêm, n’aimantpoint les louanges stériles , ne voulut jamais dé-dier China à Montoron , que ce fameux Partisanne lui comptât auparavant les Louis d'Or dont ilfouhaitoit de Je gratifier.

(c) Cela est dit plaisamment contre ceux qui don-nent une illustre naissance aux personnes qui n’cnont qu’une obscure. Ou fait que Clodion le Che-velu fut le second Roi François, & Clovis le cin-quième. Clodion ordonna qu'il n’y aiiroit que lesgens libres qui porteroient de longs cheveux. Clo-vis fut le premier Roi Chrétien François, & ce-lui qui dans une Bataille à quatre ou cinq lieuëíde Poitiers, tua Alaric Roi îles NFisigots.