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REFLEXIONS
SUR LES LETTRES
DE LOUANGE.
P Our louer agréablement une personne , onchoisit ce qiietle a de plus louable. Oncottfidcre avec attention ces choses, & desdiverses vues que cela donne , on en com-pose une Lettre. Elle plaît d ! 'autant plus, queles Eloges qu’elle renferme , font vrais , jujlespropres à i’objet qu on loue. Rien ri agrée tantque la vérité , U que tout ce qui caraìíérise in-génieusement le mérite des gens. Les louangesqui ri ont pas cet air, ne sauraient plaire, N 0Kne peut les souffrir : par exemple : pour louerune Dame de ses Billets, il faut lui dire qtiel-le i explique d’un air très - fin ; qiûelle donnede la jalousie à ceux qui écrivent le plus poli-ment, qti elle leur ravit la gloire dont ils sepiquent , ss qtion lui verroit avec regret ac-quérir tant d’honneur , Ji on ne Lestimait par-ticulièrement , qtion tiaimât mieux qit’elleeût de la réputation , que soi - même. Ont assurera qtielle imagine des choses extrême-ment jolies : qti à leur faveur , elle charme ,£«? qtiil ejì impossible de ne point honorer,si on Ìose dire , de ne point aimer une person-ne qui a des qualitez d’esprit, qui refondentà celles du corps U du cœur. De la fi l’ona quelque honnête familiarité avec cette Dame,on mêle quelque petit trait d’amour aux louan-ges qtion lui donne , & après on descend Hu-tte façon naturelle x-f ingénieuse à la conclusionde la Lettre.
A MON-