Lettres de Fe-licitat. 249
A MONSEIGNEUR
LE CARDINAL
DE RICHELIEU.
Balzac le félicite fur sa promotion auCardinalat. («)
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SEIGNEUR,
J’apprends (b) que le Pape (c) vous a faitCardinal, & que Votre Eminence a été auífipeu touchée de cet honneur, que s’il lui eût
été
(a) Avant que d’étre Cardinal, il étoit Evêquede Luçon, Ville du bas Poitou fur la Côte de 1 *Mer de Gascogne. II fut élevé au Cardinalat en162 j. par le crédit de la Reine , Marie de Médi-cis , qu’il reconnut aflei mal; & en 162;. il entradans le Ministère, où il eut une autorité absolue.Voyez les Mémoires de Richelieu.
(b) Cette Lettre est écrite d’Angoumois, Pro-vince tle France à quelques soixante lieues de Pa-ris. Balzac demeuroit dans cette Contrée, en unepetite Gentilhommière dont il avoit pris le nom,& où fans ses maux & son chagrin; il eût agréa-blement passé la vie parmi les Livres, éloigné desembarras de la' Cour & de la Ville.
(c) Ce fut Urbain VIII. qu’auparavant on ap-pelloit le Cardinal Barberin, & qui fut élû Papeen 162 j. C’étoit un Pontife qui méritoit d’êtreaimé & révéré. II étoit illustre par fa vertu & parson esprit; il avoit auffi un penchant particulierpour ceux qui en avoient : il a donné des marquesde son génie par les Poésies Latines, & Italiennesqu’on a de fa faqon, dont la plus belle édition estcelle de l’impreffion du Louvre.
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