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Tome premier.
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284 Lettres

son souvenir. Je l’avoue, Monseigneur, l’a-mour des Lettres (ct) pcut-étre trop exces-sif, a ruiné ma fortune. Cependant, je nepuis me repentir de cet amour, quand jesonge que je lui dois votre bienveillance ( b ),& tout l’honneur que vous me faites. Leschoses tourneront comme il plaira à mon de-ssin ; une fi illustre protection me fera dumoins glorieuse , & tandis que vous aurezquelque considération pour moi, je n’ai gardede-m’estimer malheureux. Je fuis avec toutle respect, & le ressentiment que je dois,

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Monseigneur,

Votre très-humble, &c.

tilhomme de la Chambre , Maître de la Garderobede Monseigneur le Dauphin. 11 étoit son Gouver-neur auparavant; un fi grand emploi ne pouvoitêtre ni plus dignement, ni plus heureusement rem-pli. L’Histoire en dira davantage , & continuerade publier sa valeur, & les rencontres où il en adonné des marques éclatantes.

O) La sincérité est aimable. Monsieur Patruavoue en honnête homme, que l'amour des Bel-les-Lettres l’a brouillé avec ln Fortune : Commec’étoit un habile Avocat, si an lieu de s’amufer aveeVaugelas à mésurer une période, ou à régler l’usa-ge d’un mot, il se fùt donné tout entier an Bar-reau, il n’auroit pas çn le malheur d’être exposé àla Furie d’un créancier impitoyable.

(b) Monsieur de Montausier aimoit les Belles-Lettres, & honora de son amitié ceux qui excel-loient. Tels furent l’éloquent Patru ; le fameuxparleur Balzac ; le judicieux & exact Vaugelas ;le galant Voiture ; le fameux Chapelain ; le poliConrart ; le charmant Sarazin ; l’agréable Marigni ;l’enjoué Scaron ; le docte Ménagé, & l’henreux.ctTéloquent M. Flechier Evêque de Nismes.

A MON-