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m’empêcher de découvrir ce que j’en pcnfois.Mais à cette heure que vous venez de voussignaler dans un combat, dont l’Histoire feradu bruit, il me semble que j’en dois faireaussi ; & vous dire que je suis glorieux del’honneur que vous y avez acquis. II vouscoûte un peu de sang, je l’avouë; & néan-moins , Monsieur, je riy ai pas beaucoup deregret. 11 y a bien des Braves qui voudroicnt,à ce prix-là, avoir autant de gloire, & qui en-vieraient votre bon marché. Si vous faitesréflexion là-dessus, votre vie qui est devenuefi illustre, vous deviendra plus chère , & vousla conserverez précieusement. Je vous en con-jure avec passion , & fuis, Monsieur, de tou-te mon ame,
Votre très-humble, &c.
A MONSIEUR **».
Cojìar le félicite sur le gain de son procès.-
T7Ous m’avez fait un plaisir extrême, Mon-’ sieur, de gagner votre procès. Je vous 'en remercie; & vous êtes un vrai diable (a)en procès, dont je loue Dieu. Si vous nel’aviez été, vous seriez un pauvre diable, qui
n’auriez
(«) Ces façons de parler proverbiales, montrent,que Monsieur Costar étoit ami familier <Ie l'honuêtehomme à qui il écrivoit. On ne se sert point de Pro-verbe dans les Lettres à moins qu’on u’ait une étroiteliaison avec les gens à qui l'on écrit, ou que lesLettres ne soient burlesques ou satiriques. Â celaprès, on laisse anx Farces, aux Comédies , auxSatires, & aux'discours du Peuple, les manièresde s’expliqucr, qui sentent le Proverbe.
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