DE F E' L I C I T A T I 0 N- Z0Z
tnement déchaîné en votre faveur. On ne trou-ve qu’une cbose à redire à votre conduite, dejìle peu de soin que vous prenez quelquefois devotre vie. On vous aime asjez en ce Pàis-cipour souhaiter de ne vous y point voir. Cro-yez-moi , Monseigneur, jel’aidéja dit en Fou-tre Monde , c’ejìfort peu de cbose qiiun demi-JDieu , quand il cji mort. U n’eji rien telque d’être vivant ; pour moi qui Jdi parexpérience ce que c’eji de n’être plus , je fais icila meilleure mine que je puis. Mais, à nevous rien celer, je meurs d'envie de retotimernu monde , ne fut-ce que pour avoir le plaisirde vous y voir. Dans le dessein mime quef ai de faire ce voyage, j’ai déja envoyé plu-sieurs fois chercher les parties de mon corpspour les rassembler : mais je niai jamais pûravoir mon cœur que j’avois laissé en partantà sept Maîtresses , que je servois , comme voutsavez , Jì fidèlement toutes sept à la fois. Pourmon esprit, à moins que vous ne Fayez , onnia assuré qiCil n'ètoit plus dans le monde.A vous dire le vrai, je vous soupçonne unpeu d’en avoir F enjoûmentcar on nia rap-porté ici quatre ou cinq tnots de votre façon,que je voudrois de tout mon cœur avoir dits,fF pour lesquels je donnerois volontiers le Pa-négyrique de Pline, & deux de mes meilleu-res Lettres. Supposé donc que vous Fayez, jevous prie de me le renvoyer au plutôt : caren vérité vous ne sauriez croire quelle incom-modité c"est, que de n’avoir pas tout sonesprit, sur-tout lors qiion écrit à un hommecàmme vous. C’est ce qui fait que mon Jlileaujourd’hui est fi changé. Sans cela vous meverriez encore rire comme autrefois avec monCompère le Brochet , & .je ne serois pas ré-duit