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pouvoir mourir. Penfe-t-il se rendre fort re-commandable , pour témoigner qu’il s’ennuyede ne pas retourner à la nuit de fa premièremaison, eít-ce qu’il a peur du Soleil? Hélas íle pauvre bufle, s’il savoit ce que c’est qued’être trépassé , rien ne le presseroit. Un hom-me ne fait rien d’illustre qui devant trenteans met fa vie en danger, parce qu’il exposeCe qu’il ne çonnoît pas ; mais lors qu’il la hj-zarde depuis cet âge-là, je soutiens qu’il estenragé de la risquer, l’ayant connue. Quantà moi, je trouve le jour très-beau, & je n’ai-me point à dormir seus terre , à cause qu’onn’y voit goutte. Qu’il ne s’enfle point pour-tant de ce refus ; car je veux bien qu’il sacheque je lai une botte à tuer même un Géantarmé, & qu’à cause de cela , je ne veux pointme battre de peur qu’on ne l’apprenne. 11y a encore cent autres raisons qui me fontabhorrer le duel : moi , j’irois fur le pré, &là fauché parmi I’herbe, m’embarquer possi-ble pour l’autre Monde: Hélas! mçs Créan-ciers n’attendent que cela pour m’accusçr csebanqueroute ; mais penseroit-il même m’avoirmis à jubé , quand il m’auroit ôté ía vie, auContraire j’en deviendrois plus terrible , & jefuis assuré qu’il ne me pourroit regarder quin-ze jours après, fans que je lui fi (Té peur. S’ilaspire à la gloire de m’avoir égorgé , pourvôque je me porte bien, je lui permets de sevanter par-tout d’être njon Bourreau; auslìbien quand il m’auroit tué, la gloire ne seroitpas grande, une poignée de ciguë en seroitbien autant. II va s’ima^iner peut-être que laNature m’a fort maltraite en me refusant ducourage ; mais qu’il apprenne que la Naturene fauroit nous jouer un plus vilain trait, quede se servir de celui du fort, que la moindreP s Puce
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