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sxleve si haut qu’on le perd de vûe. Lesanimaux qui se portent en l’air, valent plusque ceux qui rampent fur la terre. Parmiceux-ci l’on trouve souvent du venin ; & par-mi les autres , il ne s’en rencontre presque ja-mais. Que si cet esprit semble un fleuve im-pétueux , e’est celui du Nil & il ne se débordepoint, sans engraisser les Terres de son voisi.nage. Ce galant homme en effet pousse, dansses débordemens, cent choses excellentes donton peut faire du profit : mais il oblige à rire'quand il s’abandonne a u torrent de fa veinepoétique. .iln"y a point de sagesse qui vailleune si plaisante folie, & si vous y faites ré-flexion , vous ferez fans doute de mon senti-ment. je fuis, Madame * *.
Votre très-humblc & très-obéissant Serviteur.
A MADEMOISELLE **.
Son ami r Abbé M**, est un estriídégoûtant.
T70us avez beau faire, Mademoiselle, je nev saurois revenir de l’opinion que j’ai de vo-tre ami l’Abbé M * *. Je lui trouve l’espritmince , les sentimens bas , -l’entretien fade,les inclinations méchaniques , & la mine dé-goûtante. II n’y a pas un quolibet qu’il nesache , ni un méchant conte qu’il ne veuilledire. Je ne vous veux point de mal de cequ’il va quelquefois chez vous. Maisj’auraidç la peine à m’empécher de vous en vouloir,si jamais, quand il s’y trouvera , & que j’yferai, vous m’empêchez de sortir. Dites-moi