de Critique. 379
toute la Terre : il veut dire sa Maîtresse ; maisil servit à désirer, qu’il ne s’y trouvât aucuneéquivoque.
Et d’où ce Fainéant vit tant de funérailles.
11 y en a qui ont jugé ce Fainéant , unépithète trop bas : Pour moi qui me souviensqu’on a donné ce surnom k l’un de nosRois, je le trouve assez fort & assez no-ble.
Et le Vuide enfermé de ses vieilht murailles,
N’est qu un affreux objet , U qiìun vasteCercueil.
Ce Cercueil me semble magnifique. Un ga-lant homme de l’antiquité appelloit ces fortesde débris , Cadavera Vrbium : hem nos ho-munculi indignamitr , dit - il, Ji quû nostrûntinterìit , ant occistis est , quorum vita brevioreffe debet , cànt uno loco tot oppidorutn cada-vera projecia jaceant.
Mais tu dois avecque méprisRegarder ces petits débris;
Le Tems amener a la fin de toutes choses,
Et ce beau Ciel , ce lambris azuré,
Ce Théâtre où l’Aurore épanche tant de roses,Sera brûlé des feux , dont il est éclairé.
Je ne sai si c’est îa plus belle chose qu’onpuisse dire du Ciel, c’est un Théâtre où P Au-rore épanche tant de roses : & puis ce n’est quefur le bord de ce Théâtre , qu’elle épanche sesroses ; & non point par - tout.
Le grand Astre qui L embellit,
Fera fa Tombe de son lit.
L’Air