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Tome second.
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de Nouvelles. 14}

cet édifice, autant de ciment, de plâtre, ni dechaux qu’il en pourroit tenir dans vos yeux.Quelque grands qu’ils soient, il n’y en tien-droit guères. Toute cette structure subsiste àforce d’étre bien jointe, bien enclavéel’une dans l’autre. Ce petit bijou a été don-né par un Bourgeois de Rome à une certaineLucia , qui aimoit les Spectacles publics.Quand je dis , Bourgeois , c’est- à-dire, Consul.Un Consul de Dauphine auroit de la peined’en donner autant à sa Maîtresse.

Ensuite, Monsieur ** & moi nous allâmesà demi-quart de lieue de Nîmes où nous vîmesune moitié qui reste d’un Temple de Diane.Ces gens-là logeoient mieux la Divinité quenous ne la logeons à présent ; & faisoient bienplus d’honneur à leurs faux Dieux , que nousn’en faisons au véritable. Nous devrions enavoir honte ; mais la faute vient, je croi, devous autres Créatures, qui vous mêlez de vousfaire adorer ; cela fait grand tort au Créateur.

De ce Temple nous allâmes un peu plusloin voir une masse de pierre fort élevée :elle est contemporaine de l’Amphithéatre & duTemple de Diane. Là nous trouvâmes unerareté. C’étoit un Parisien dont Monsieur **voulut à toute force s’accoster. 11 avoit de-puis peu acheté une Charge à la Cour, &fervoit son quartier. La rareté de cet hommeconsiste en ce que douze des plus forts hom-mes du Royaume ne pourroient dire tant desottises qu’il en dit lui seul. Comme c’est unillustre en son genre , il faut vous en appren-dre le nom. Il s’appelle E **. J’ai remarquéqu’ordinairement un grand Parleur, quelquespirituel qu’il soit, dit quelque impertinenceparmi quantité de bonnes choses : que demême un grand Parleur, quelque sot qu’il