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Tome second.
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Iso Relations. f

de bien : & je vous pardonnerois volontiersaussi, fi vous ne le faites pas. Comme lanouvelle Espagne est le Pais de l’Or, l’Afriquedes Lions, la France des Soldats : ainsi l’Ita. jlie est le Pais des Belles : quand vous les ver-rez fur les lieux, & que vous comparerezleur beauté avec la mauvaise mine des Italiens,je ne doute point qu’il ne vous semble queces divines Femmes se sont faites toutes seu-les ; ou que ce font des Reines qui ont épou-sé leurs valets. La plupart des Dames de delàles monts n’ont d’agrément, que ce qu’il enfaut pour n’être pas laides ; & s’il y en aquelqu’une dont le visage vous plaise, ce serapeut-être une Bête agréable ; mais à Rome,elles naissent généralement éloquentes, &dans une même personne, vous trouvez votreMaître & votre Maîtresse. Pour moi, je l’a-voue, je ne vis plus fous le Régne de Clo-rinde : & tout ce que je puis au lieu où je merencontre, c’est d’honorer encore un peu famémoire. Vous m’accuserez de légèreté;mais, Monsieur, pensez-vous que mes soupirsne se lassent point de faire tous les jours qua-tre cens lieues ? Et puis je n’ai point reçu defaveur-d’elle qui ne soit plutôt des marquesde fa vertu que des témoignages de son amour;

& si elle avoit perdu tout ce qu’elle me donnajamais, elle ne le trouvera pas seulement àdire. Ainsi ce n’eít qu’à ma parole que jesuis obligé, & je l’estimerois trop si j’en fkisoisplus d’état que les Princes ne font de la leur.C’est un point décidé, que cent faux sermentâ’un Amoureux ne font pas la moitié d’unpéché mortel s & que ce n’est que le Dieu desPoètes que nous offensons par notre parjure:je vous dirai le- reste fur le bord du Tibre;dans ces ruines précieuses où je vais rêver une