i6o Relations.
Force Cupìdons msensez,
Des Cupidons intéressez,
T>e petits Amours à fleurettes,
D’autres petites Amourettes ,
Mêmement de vieilles Amours ,
Qui ne laissent pas fl avoir coursEn dépit aes Amours nouvelles,
Et qui même font assez belles :
Car vous savez qiion dit toujoursQiìil n’est point de laides Amours ;
Et bref tant d’Amours , qu’à vrai dire ,On ne les pourroit pas décrire,
Comme ton voit les EtourneauxTournoyant aux rives des eaux,Lorsque la première froidure,
Commence a ternir la verdure :
Leur nombre qui surprend les yeux,Noircit t air , couvre les Cieux :
Tels ou plus épais, ce me semble,
Se pressant cheminaient ensembleTous les Amours de l’Univers :
Mais un peu de trêve à nos vers,
Et pour discourir fl’autre chose,Retournons tout court à la prose.
Les Amours achevoient de palier, lorsqu'onvit venir les Auteurs que Voiture avoit aimez,& à qui il avoit fort affecté de ressembler.Ils honoraient cette Pompe de leur présence,& marchoient selon leurs dégrez d’ancienneté.Les Latins alloient les premiers ; car pour lesGrecs , à cause que Voiture prétendoit quetout François de par Francus descendoit d’Hec*tor, il les avoit toujours haïs comme les en-nemis de ses Pérès. II avoit composé en La-tin quelques Epîtres & quelques Vers, quel’ancienne Rome auroit approuvez.