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Tome second.
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V

172 Relations.

Tyrsis. Elles n’étoient point de ces pauvresNymphes des Bois, plus dignes de pitié qued’envie, qui pour logis & pour habit n’ontque l'écorce des arbres. Leur équipage étoitsuperbe, & leurs vétemens brillans de l’éclatdes pierreries. Elles avoient fur leurs coeftu-res des capelines couvertes de plumes, furleurs épaules , des trousses pleines de flèches,& dans leurs mains des arcs funestes aux bê-tes de la Forêt, qu’elles vouloient attaquer.Elles venoient fur un chariot paré de velourscramoisi, bordé d’une crépine d’or, & enrichide grosses houpes. La plus âgée par la ma-jesté de son visage imprimoit un profond res-pect à ceux qui l’approchoient. Celle qui fetrou vol t à son côté, faisoit éclater une beautéplus accomplie, que la Peinture, la Sculptu-re , ni la Poésie n’en ont pû jamais imaginer.La troisième avoit un air aisé & facile quel’on donne aux Grâces. Elle se trouvoit pla-cée aux pieds des deux autres fur un carreaude toile d’or ; & tenant d’une main des rê-nes de foie, elle conduifoit quatre chevauxblancs, qui tiraient le chariot & qui marchaientd’une maniéré plus superbe, que les chevauxd’Achille, que ceux de Rhésus , & que ceuxde Neptune qui firent triompher Pélops, &pour les ôter de toute forte de comparaison,ces chevaux surpassaient en tout les chevauxà Soleifi

Aux deux cotez alloìent deux demi-Dieux,Hun (íun air doux , çVf P autre audacieux ,Hun comme un vrai foudre de guerre,

Par Mars n’étoit point égalé ;

L’autre avecque raison pouvoit être appelleLes délices de la Terre.

Cette