Relations. 175
A d'aimables diverjìtez!
Les sens y font enchantez ,
Les bois, les étangs, & les sourcesEt les ruisseaux qui dans leurs coursesE'itn pas bruyant U diligent,
Font rouler leurs ondes (Largent.
Les Jardins , les Forêts, les Coteaux , les Prai-ries,
Le superbe bâtimentParé de Tapisseries,
Où la matière & Part combattent noblement,Et que vous connaissez particulièrement,Peuvent-ils pas pqffer pour un enchantement ?Ici nous avons la miifiqueDes luths , des violons, des voix.
Nous goûtons le plaisir des bois,
Et des chiens du cor, U dit Veneur quipique.
Tantôt à cheval nous volons }
Et brusquement nous enfilonsLa bague au bout de la carrière :
Nous combattons à la barrière,
Nous faisons de jolis tournois.
Nous allons tous les jours à f ombrage des bois :Et nous donnons le . bal tous les soirs une fois,Joignant ì humeur galante avec P humeur guer-rière.
Et quant à nos festins , ils valent beaucoupmieux,
Que les festins des DieuxNi le Neclar , ni l’AmbrosteQui font mits fort legers , selon ma fantaisie,
N'égalent pas nos perdreauxNi les gros poissons de nos eaux,
Ni nos fruits très-bons, très-beaux ;
Ni nos melons qu’on croirait d’Italie.Conterai-je dans cet écritLes plaisirs ìnnocens que goûte notre ejfrit ?
H 4 Dirai-