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Tome second.
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jço Relations.

mes de cette agréable Ville, moins je com-prens comment notre petit Ami s’est tiré vivantd’entre leurs mains. Elles font toutes propresà tuer un homme de son humeur: & si mesdeux Voisines de Paris le mettoient à l’ago-nie li-tôt qu’elles entroient dans ma chambre,c’est son Fantôme qui est de retour auprès devous. Jamais la Pruderie n’a eu de si bellesEsclaves, qu’elle en a ici. Je n’y ai entenduprononcer le mot d ’Amour , que par les Pré-dicateurs. C’est un crime capital que d’avoirun homme dans son carosse; & si la passiondu jeu ne faisoit juger que les Dames ne fontpas impassibles, je croirais être à l’école deSeneque, plutôt qu’à la Cour de Bruxelles,tant je la trouve différente de l’idée que j’enavois conqíìe. C’est sagement fait au Roi devenir remédier à cela ; & quand il n’auroitpoint d’autre droit de conquérir les Païs-Basque le dessein de rétablir la galanterie dansune Cour aussi charmante que celle-ci, cetteraison favoriserait glorieusement son entreprise.Encore si ces Dames étoient, comme la plu-part de celles de Paris, qui ne sc réfugientdans PEmpire de la Vertu, que quand la Ga-lanterie les chasse du sien , j’approuverois leurconduite ; & je les plaindrais fans les blâmer;mais ce n’est pas de là que viennent les ré-gularisez de Bruxelles. II y a sept ou huitbelles & jeunes personnes en cette Cour, quifont galantes pnr-tout, hors dans le cœur.Leurs habits, leurs conversations & leurs ges-tes , tout promet l’hospitalité aux Etrangers;il n’y a rien de si engageant ; mais íì-tôt qu’onlé bazarde de les aimer, leur ame démentleurs yeux de tout ce qu’ils avoient avancé.Vous ferez peut-être surpris de me trouver sisavante sur cette matière : & en effet, cette

étude