196 Relations.
Quoique malade U paresseux;
Je iPai pû m’empêcber de mettreQuelques-uns des miens avec eux;
"Ainsi le rejìe de ài LettreSera P Ouvrage de tous deux.
Bien que nous ne soyons point tout-à-faitassurez de quelle façon vous avez traité notreabsence; & si vous méritez le foin que nousprenons de vous rendre ainsi compte de nosactions, nous ne laissons pas néanmoins devous envoyer le récit de tout ce qui s’estpassé dans notre voyage, & nous vous le ski-ions si particulier , que vous en ferez assuré-ment satisfait. Nous ne vous prions pointde vous souvenir de notre départ de Paris :car vous en futes témoins ; & peut-être mêmeque vous trouvâtes étrange de ne voir fur nosvisages que des marques d'un médiocre cha-grin. 11 est vrai que nous reçûmes vos em-brassemens avec assez de fermeté, & nous pa-rûmes fans doute bien Philosophes,
Dans les assauts , les allarmes,
Que donnent les derniers adieux :
Mais il salut rendre les armes ,
En quittant tout de bon ces lieux ,
Qui pour nous avoient tant de charmes.
£t ce fut lors que de nos yeuxVous eujjìez vu couler des larmes.
Deux petits cerveaux desséchez n’en peu-vent pas fournir une grande abondance, aussifurent-elles en peu de tems essuyées, A nousvîmes le Bourg la Heine d'un œil sec. Cefut en ce lieu que nos pleurs cessèrent, &que notre appétit «'aiguisa: mais l’air de laCampagne l’avoit, dès fa naissance, rendu sigrand, qu’il devint tout-à-fait pressant vers
Antoni,