Relations. 20 z
M ceux d’oà vient la cajsonnade,
.Ne sont point pour charmer les sens,
Ce qu’ejì /’aimable FontaladeDu tendre U commode Lussans.
II ne se contenta point de nous avoir si bienreçus chez lui, il voulut encore nous accom-pagner jusqu’à Blaye. Nous nous détournâ-mes un peu de notre chemin pour aller ren-dre tous ensemble nos devoirs à Monsieur leMarquis de Jonsac son beaufrére. Un com-pliment de part & d’autre décida la visite ; &de toutes les offres qu’il nous fit, nous n’ac-ceptames que des perdreaux, & du pain ten-dre , cette provision nous fut nécessaire,
Parce qit entre Blaye U Jonsac,
On ne trouva que Croupignac,
Et Croupignac étoit funeste,
Car Croupignac étoit un lieu,
Oà six mourant faisoient le resteDe cinq , ou jix cens que la pesteAvoìt envoyez devant Dieu :
Ei ces fix tmurans s’étoient misTous stx dans un mime logis.
Un septième foi disant Prêtre,
Plus pestiféré que les stx,
Les confessait Jar la fenêtre,
De peur, dijoit-il, d’être prisD’un malst fâcheux ést st traître .
Ce lieu si dangereux & si misérable fut tra-versé brusquement, & n'eípérant pas trouverde Village, il salut se résoudre à manger surl’herbe, où les perdreaux & le pain tendre deMonsieur de Jonsac furent d’un grand secours.Ensuite d’un repas si cavalier, en continuantnotre chemin, nous arrivantes à Blaye : maissi tard, & le lendemain nous en partîmes siI H matin,