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Tome second.
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E L ; A T IONS.-

JJun de nous deux: un jour au frais ,AJ]ìs près de cette Fontaine,

Le cœur percé de mille traits,

Firme main qu il portoit à peine,Grava ces vers fur un cyprès :

Hélas ! Que l’on seroit heureux |

Dans ce beau lieu digne d’envie, <

Si toûjours aimé de Sylvie, ^

On pouvoit toûjours amoureux d

Avec elle passer la vie! a

Yous connoîtrez par-là qûe dans notre vo-yage , nous ne songions pas fans cesse à fairebonne chère : & que nous avions quelquefoisdes momens assez tendres. Au reste quoiqueGrouille ait tant de charmes, Monsieur d’Au-bijoux ne nous put tenir que trois jours, aprèslesquels il nous donna son carosse pour allerà Castres prendre celui de Monsieur de Pe-nautier, qui nous mena chez lui à Penautier,à une lieue de Carcassonne. Vos fautez y fu-rent bues mille fois avec le cher ami Balzant,qui ne nous quitta pas un moment. La Co-médie fut aussi un de nos divertissemens, as-sez grand , parce que la troupe n’étoit pasmauvaise ; & qu’on y voyoit toutes les Da-mes de Carcassonne. Quand nous en partî-mes, Monsieur de Penautier qui sans douteest l’un des plus honnêtes hommes du mon.de , voulut absolument que nous prissions en-core son carosse pour aller à Narbonne, quoi-qu’il y eût une grande journée. Le temsétoit li beau > que le lendemain fur nos che-vaux frais, & qui suivoient en main depuisEncosse , noUs espérions aller coucher près deMontpellier; mais par malheur

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