I ACCOMPAGNER UN PRE'SENT. 343
í®|j devoir; il m’arrive souvent aussi de ne vouspas servir trop volontiers, & d’étre tenté deî!in| me révolter. Pour le Singe, ne soyez pasï ^ surprise si vous l'entendez soupirer ; íi vous
}B n,j lui voyez palier des nuits fans dormir ; s’il a
sïïa des inquiétudes continuelles quand il ne vouss ^ verra pas ; s’il mange peu ; s’il ne fe divertit
feìfeati à rien; il ne se peut pas qu’il n’ait appris
toutes ces choses-là à me les voir faire.
MADEMOISELLE**.
H A S A C A D E T T E.
à " TUT A chère. Soeur, on vient de m’apporter unv ™ 2 ' topr blond que je ne trouve pas indi-
atœ gne de vous, je vous l’envoye pour vos
oa étrennes. Comme vous avez le tour du vi-
íkb âge fort beau, il vous viendra merveilleuse-
ment bien. Et puis vous savez donner un cer-Eèt tain tour non seulement à toutes les choses qu®vous dites ; mais encore à toutes celles queW? vous mettez, qui réussit admirablement. J’es-
* s - père que votre adresse n’empêchera pas que
rat fe vous ne m’ayez quelque obligation des dou-
piitjií eeurs qu’il vous attirera des Amans qui font
W autour de vous, & quelque petit que soit
m tri! mon présent, je ne crains point que vous le
jnçjBi tourniez en ridicule. Au contraire , je vóus
jiri* crois l’esprit assez bien tourné pour juger de
l’empressement que j’ai à vous servir, par laems? promptitude avec laquelle j’ai pris l’occalìonáçj aux cheveux, pour vous témoigner combien
n il 1 - je fuis vôtre.
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