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votre vois qui n’est faite que pour charmer,prononcerait bien mieux une grâce, si vousétiez aussi disposée à me l’accorder, qu’à mefaire mourir. Vous m’avez tant de fois ou-tragé quand j’étois innocent, qu’il est justeque vous me pardonniez quand je me trouvecoupable. Je ne le fuis devenu , que pourvous justifier des peines que vous m’avez fai-tes , avant que de les avoir méritées ; & mefaire voir de toutes vos qualitez, celles quim’ont été les plus cachées, la douceur & lapitié. J’attends de vous cette bonté, & feraitoute ma vie ce que je suis.
Madame,
Votre très-humble & très-obéïssant Serviteur.
A M A D A M E **.
j Mmtrmìl lui écrit qu’il ne partira plus fanslui dire adieu.
J E fuis bien aise, Madame, d’avoir faitune incivilité. Sans cela je serois encoreà savoir ce que je vaux. Ce ne fut ni paresse,ni oubli ; _ mais timidité qui m’empécha devous voir à mon départ. Je crus que c’étoitfaire le grand garçon ; & qu’il n’y a que ceuxdont on compte l’abfence pour quelque chose,qui doivent avertir quand ils s’en vont. J'auraià l’avenir meilleure opinion de moi ; & puis-que vous m’avez fait l’honneur de trouvermauvais que je ne vous aie point dit adieu,vous ferez la première, à qui je le dirai lorsque je ferai de retour. Je fuis, Madame,votre très-huriible Serviteur.
A MA-