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en cette Ville, & je me vois déja si pâle, Scsi maigre, que personne ne me connoìt. Cequi me console, j’espére que vous me pren-dre?. auffi pour un autre à mon retour : & quecomme vous aimez toujours le dernier venu,ne croyant plus que ce soit moi, vous mepréférerez à quelqu’un de ceux qui depuis mondépart, vous en content. Je n’ai vû person-ne dans ce Païs ; car je fuis si plein de vous,& de votre idée, que j’aurois peur de faireou de dire quelque extravagance. Vous êtescontinuellement entre tous les objets, & mesyeux : & je n’ai auffi rien vû que vous. J’yai songé le jour: j’y ai révé la nuit; & ce jeu-ne Seigneur qui faisoit mettre lors qu’il cou-*-roit la poste, le portrait de fa Maîtresse audos de son valet de chambre, ne l’avoit pasplus présente que vous me l’êtes. Je ne dispoint cela en riant, je vous aime plus quetout ce que j’ai jamais aimé. Je le dis fansexception ; car je vous aime plus que moi,& c’est beaucoup dire. Je ne fai pas com-ment vous en userez ; mais je fai que fi Je-tois à la place d’une Fille faite comme vous,,j’aimerois un garçon fait comme moi,/A quiest votre très-humble & très-obéïssant Servi-teur.
A MADEMOISELLE DE C*.
M. le Chevalier d’Her * *. lui écrit que r ab-sence redoublera l’amour qu’il apour elle.
J E vais m’éloigner de vous pour quelque tems,Mademoiselle ; c’est - à - dire , que je vaisvous aimer plus que je n’ai encore fait. JL’ab-
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